• À la Une: 20 ans après sa promulgation, la Constitution de la RDC «à la croisée des chemins»
    Feb 21 2026

    Ouvrons cette revue avec Le Potentiel, qui titre à sa Une : « La Constitution de 2006 divise, vingt ans après sa promulgation ». Promulguée le 18 février 2006 par Joseph Kabila, la loi fondamentale célèbre ses vingt ans dans un climat politique marqué par de fortes crispations.

    Le quotidien souligne que « certains cadres du régime en place plaident pour sa révision, voire son changement, estimant qu’elle ne répond plus aux réalités du pays ». À l’inverse, l’opposition y voit « une manœuvre visant à permettre au pouvoir de se maintenir durablement aux commandes de l’État ».

    Entre ces deux camps, Le Potentiel donne la parole au professeur Jo Sekimonyo, qui préconise « une correction complète du texte, afin de l’adapter aux défis économiques et sociaux actuels, sans toucher aux principes fondamentaux ».

    À la croisée des chemins

    Mais du côté de l’opposition, la méfiance reste totale. Olivier Kamitatu, ancien président de l’Assemblée nationale « rejette fermement toute révision, y voyant une tentative politique visant à prolonger le règne des dirigeants en place ». Le quotidien Kinois de conclure : vingt ans après, la Constitution est « à la croisée des chemins ».

    Autre sujet largement commenté, la mine de Rubaya au Nord-Kivu. Le quotidien Le Journal titre sans détour : « Mine de Rubaya, le caillou de la RDC dans la chaussure de Washington ! ». Le tabloïd décrit Rubaya comme « un théâtre » où, en façade, les États-Unis cherchent à sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques, tandis qu’« en coulisses, le M23 contrôle le rideau, avec Kigali en régisseur officieux ».

    Pour Le Journal, Kinshasa propose « un joyau qu’elle ne possède pas pleinement », comparable à « une maison dont les clés sont gardées par le voisin ». La mine, riche en tantale, est actuellement sous contrôle du M23, soutenu par le Rwanda selon plusieurs sources, rendant tout partenariat « hautement sensible », comme le souligne Congo Nouveau qui note que l’inclusion de Rubaya dans la liste des actifs stratégiques que Kinshasa propose à Washington est « un signal politique de Kinshasa, qui met Washington face à ses responsabilités », tout en soulignant qu’il est « peu probable que les États-Unis engagent un affrontement frontal avec Kigali ».

    « Plusieurs ex-miliciens Mobondo seront bientôt intégrés dans l’armée »

    C'est ce que révèle le tabloïd La Vraie Thématique. À la suite d'une vaste campagne de désarmement menée récemment par le ministère délégué près la Défense, Eliezer Ntambwe, plusieurs miliciens Mobondo ont accepté de servir sous le drapeau afin de défendre le territoire national.

    Un groupe de volontaires a été transféré à Kinshasa. Ils ont été installés dans un site d'hébergement situé dans la commune de N'Sele, en attendant leur intégration au sein des Forces armées ou d'autres services publics.

    Le tabloïd rappelle la trajectoire criminelle de la milice Mobondo « née d'un conflit foncier opposant les communautés dans le territoire de Kwamouth, au Mai-Ndombe » avant de se transformer en « crise sécuritaire d'ampleur ».

    Les affrontements ont causé de lourdes pertes en vies humaines, des pillages et d'importants déplacements de populations.

    Mostra di più Mostra meno
    3 min
  • À la Une: en RDC, la démolition du bidonville de Pakadjuma et un vol pour l'espoir à Goma
    Feb 14 2026

    D’abord ce titre sans détour dans Forum des As : « Pakadjuma… trois morts et plusieurs blessés après la démolition ». Le quotidien revient sur « la brusque démolition des logis de fortune » qui a provoqué la colère mardi dernier des habitants du bidonville Pakadjuma érigé sur la voie ferroviaire de l’Office national des transports, le long du quartier industriel de Kinshasa.

    Forum des As Parle des sinistrés « Révoltés » qui ont envahi la rue, certains allant jusqu’à saccager une station-service, un sous-commissariat et des commerces. Son récit fait état de « tirs à balles réelles, d’affrontements entre groupes de jeunes et d’actes de pillage », plongeant le quartier dans une forte instabilité. Le bilan provisoire évoque « au moins trois morts et plusieurs blessés », dont certains atteints par armes blanches. Le quotidien rapporte que les habitants dénoncent « une répression brutale » et réclament « relogement, indemnisation et dialogue ».

    Dans la même veine, Econews se montre sévère et estime que « ces émeutes de Pakadjuma mettent à nu une gouvernance à vue ». Le trihebdomadaire parle de « décisions improvisées » et d’« absence criante de planification ». Si le principe de déguerpissement peut se justifier, écrit-il, « le chaos qui a paralysé les avenues des Poids Lourds et de la Funa révèle les limites d’une gestion urbaine gouvernée au pifomètre ». Le journal y voit « un aveu d’échec pour l’exécutif provincial », incapable de rassurer une mégapole de plus de dix millions d’habitants.

    La cheffe de la Monusco à Goma

    Changement de registre avec le quotidien Le Potentiel qui braque les projecteurs sur l’Est du pays : « Vivian van de Perre, un atterrissage d’espoir à Goma ». Le journal décrit « le silence du tarmac de l’aéroport international de Goma, brisé » par le retour d’un appareil onusien après plus d’un an d’isolement aérien. Pour une ville longtemps « coupée du ciel » depuis la prise de la ville de Goma par les rebelles de l’AFC/M23, l’événement fait figure de bouffée d’oxygène humanitaire et économique.

    « Un moment historique », écrit le tabloïd parlant de la cheffe de la Monusco qui était « à bord du dernier avion à quitter » Goma avant sa chute et aujourd’hui « à bord du premier appareil à y atterrir de nouveau ».

    Congo Nouveau, un autre trihebdomadaire parle d’un « atterrissage hautement symbolique » et affirme qu’il signifie d’une part que la Monusco « reprend possession de son terminal, ce qui va permettre une reprise des vols de l’ONU et potentiellement des vols humanitaires et que les Nations unies ont très certainement obtenu des garanties sécuritaires de la part de l’AFC/M23 ».

    Ces garanties, rappelle le confrère, « avaient été demandées il y a quelques jours par le secrétaire général adjoint de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, afin d’utiliser cet aéroport pour effectuer des missions de reconnaissance aérienne, avant un déploiement de Casques bleus à Uvira, dans la province voisine du Sud-Kivu ».

    L'initiative diplomatique de l'Angola

    Enfin, Ouragan s’intéresse aux efforts diplomatiques régionaux et titre : « Luanda presse pour une trêve dès le 18 février ». Pour ce tabloïd, « l’Angola tente d’imposer un temps d’arrêt dans le conflit qui oppose les forces congolaises au M23 »

    À travers une initiative diplomatique rendue publique par sa présidence, Luanda a proposé un cessez-le-feu à compter du 18 février à midi.Une initiative qui nourrit autant d’espoirs que de prudence. Notre confrère est formel : mandaté récemment facilitateur africain, l’Angola se met désormais au centre du jeu régional.

    Mostra di più Mostra meno
    3 min
  • À la Une: les lignes rouges de Tshisekedi sur le dialogue, veto de l'opposition et attaque kamikaze à Kisangani
    Feb 7 2026

    La presse kinoise reste dominée par la question du dialogue national.

    En Une, Le Phare barre sa manchette sur « les lignes rouges de Tshisekedi ». Le quotidien rapporte que le chef de l’État a profité de l’échange de vœux avec le corps diplomatique pour « fixer l’opinion » sur ce forum jugé crucial. Félix Tshisekedi rappelle que le dialogue devra se tenir « sur le sol de nos ancêtres », sous la conduite des institutions légales. Pas question, insiste-t-il, d’y associer « ceux qui ont trahi la patrie » ni d’en faire une « blanchisserie » judiciaire. Le journal présente ainsi un président soucieux de la souveraineté et de la cohésion nationale face à « l’agression rwandaise ».

    Lecture plus sceptique dans Le Potentiel, qui se demande si Tshisekedi « joue la carte du passage en force ». Le quotidien décrit un climat de « méfiance palpable » où l’opposition redoute « un simulacre destiné à préserver l’illusion de la démocratie ». La posture de la Cenco et de l’ECC, dénonçant un déficit d’inclusivité, « pèse comme une épée de Damoclès » sur l’initiative. Pour le tabloïd, le risque est celui d’un « cycle infernal des dialogues infructueux » si les conditions politiques ne sont pas réunies.

    Même tonalité critique dans Africanews : « Pas de dialogue sans inclusivité ». Le trihebdomadaire évoque « une formule télécommandée » rejetée par plusieurs forces politiques.

    Ensemble pour la République, le parti de Moïse Katumbi, dénonce un « dialogue de façade » et exige la « libération des prisonniers d’opinion » ainsi que la fin des « poursuites instrumentalisées ». L’opposition fustige aussi une diplomatie « à double vitesse », s’interrogeant sur des négociations extérieures avec des groupes armés pendant qu’un dialogue interne serait verrouillé. Tous réclament « l’intégrité du cadre » et des « garanties réelles », estimant qu’un dialogue sans ouverture serait « un leurre politique ».

    Attaque de drones à Kisangani

    Sur le front sécuritaire, Ouragan rapporte brièvement qu’une attaque de drones contre l’aéroport de Kisangani a été « repoussée par l’armée ». Selon les autorités, « huit drones ennemis ont été neutralisés avant d’atteindre leur cible », sans faire de victimes. Des « détonations jusqu’à 02h00 » ont toutefois semé la panique parmi les riverains. L’infrastructure, à la fois civile et militaire, reste stratégique dans la riposte contre le M23. Le tabloïd révèle que la piste sert notamment au décollage des drones d’attaque et des avions de chasse de l’armée congolaise, qui mènent régulièrement des frappes sur les positions du M23 et de l’armée rwandaise, à plus de 400 km de Kisangani.

    À lire aussiNord-Est de la RDC : l’UA « condamne avec la plus grande fermeté » l'attaque de drones de l’AFC/M23 à Kisangani

    Inondations à Kinshasa

    Enfin, Econews s’arrête sur Kinshasa « noyée » après la pluie du 4 février. Le journal décrit une capitale « à genoux », entre artères inondées et trafic paralysé. Il déplore « une ironie amère » : pendant que les eaux submergent la ville, « 3 000 agents » sont mobilisés pour le contrôle routier. Conclusion sévère : « Le véritable contrôle » attendu demeure celui de l’assainissement, devenu « intenable » pour les Kinois.

    À lire aussiRDC : Inquiétudes à Kinshasa après de nouvelles pluies et de nouvelles inondations

    Mostra di più Mostra meno
    3 min
  • À la Une: des facilitateurs africains à Kinshasa, verrou levé pour juger les généraux 4 étoiles
    Jan 31 2026

    On ouvre cette revue avec Geopolis qui parle de la relance des initiatives diplomatiques pour la paix dans l’est de la RDC. L’hebdomadaire a couvert la visite à Kinshasa du Panel des facilitateurs de l’Union africaine, reçu par le président Félix Tshisekedi à la Cité de l’Union africaine, jeudi. Objectif : relancer les efforts de médiation dans la région des Grands Lacs. Les facilitateurs africains poursuivent une tournée régionale destinée à « écouter les uns et les autres », selon Sahle-Work Zewde, ancienne présidente éthiopienne, qui rappelle surtout la dimension humaine du conflit. Géopolis cite ses propos : « On oublie que derrière tout ça, il y a des souffrances humaines qu’il faudrait arrêter ». Selon le confrère, le chef de l’État congolais a réaffirmé son engagement pour une paix « durable et vérifiable », tout en insistant sur le respect des engagements régionaux. La délégation doit poursuivre sa mission à Kigali, Bujumbura et Kampala.

    Même tonalité dans Africanews, qui souligne que cette rencontre intervient six mois après la désignation du panel des facilitateurs. Le trihebdomadaire insiste sur la volonté affichée de Kinshasa de vivre en paix avec ses voisins. Sur un tout autre registre, les journaux reviennent largement sur la réforme de la justice militaire congolaise. Econews parle de la « fin d’un blocage judiciaire » après l’adoption d’une ordonnance-loi assouplissant la composition des juridictions militaires. Une réforme qui ouvre désormais la voie au procès du général d’armée Christian Tshiwewe, ancien chef de l’armée aujourd’hui en détention. Jusqu’ici, rappelle le trihebdomadaire, l’absence de magistrats militaires de grade supérieur à la haute cour militaire et à l’auditorat général empêchait de juger certains hauts gradés. Le ministre de la justice estime que la réforme permet « d’adapter la justice aux réalités militaires ».

    Un « verrou de grade levé »

    Le trihebdomadaire Ouragan parle, lui, d’un « verrou de grade levé », estimant que Kinshasa franchit un seuil juridique longtemps jugé infranchissable. Pour ce tabloïd, cette réforme permettra désormais la comparution de généraux jusque-là protégés par les rigidités du système. Désormais, écrit le journal, « lorsqu’il est matériellement impossible de composer un siège avec des juges de grade supérieur ou plus ancien, un officier pourra désormais être jugé par des magistrats militaires de grade inférieur, pour autant qu’ils appartiennent à la même catégorie ».

    Près de 800 corps d’indigents abandonnés dans les morgues

    Bouclons avec le quotidien Le Potentiel qui révèle que près de 800 corps d’indigents restent abandonnés dans différentes morgues de la capitale Kinshasa. Steve Mulumba, président d’une commission parlementaire provinciale, explique dans les collines du Potentiel que « cette accumulation de corps constitue un véritable problème sanitaire et humain ». Il estime que ces dépouilles, non réclamées, encombrent les morgues et exposent la population à des risques liés à l’hygiène et à la salubrité publiques. Certaines dépouilles, conclut le quotidien, reposent dans des morgues depuis près de quatre ans, posant un grave problème sanitaire et humain.

    Mostra di più Mostra meno
    3 min
  • À la Une : Tshisekedi sous pression, chaos à Kinshasa et Seth Kikuni en exil
    Jan 24 2026

    Nous ouvrons cette revue avec Congo Nouveau, qui parle d’une montée des pressions diplomatiques sur le président Félix Tshisekedi pour un dialogue. En marge de la 56ᵉ réunion du Forum économique mondial de Davos, le tabloïd rapporte que le roi Philippe de Belgique a plaidé pour « la tenue d’un dialogue national inclusif » en République démocratique du Congo, lors d’un entretien avec le chef de l’État congolais.

    Appel pressant au dialogue national inclusif

    Pour le trihebdomadaire, cet appel s’inscrit dans un contexte sécuritaire et politique particulièrement tendu, marqué par la persistance des violences dans l’Est du pays. Congo Nouveau souligne que « même la France a appelé au dialogue national inclusif », renforçant l’idée d’une convergence de positions au sein de la communauté internationale.

    Le confrère ajoute que « Luanda conseille vivement le dialogue national en RDC », concluant que le chef de l’État est désormais « sous pression de la communauté internationale pour que la crise sécuritaire puisse trouver une issue pacifique ».

    Toujours selon Congo Nouveau, ces appels « résonnent comme une invitation à privilégier la concertation et le consensus », d’autant plus que l’idée d’un dialogue national « fait son chemin », notamment après les récentes consultations menées à Luanda avec la délégation CENCO-ECC et plusieurs leaders politiques.

    Départ en exil de l’opposant Seth Kikuni, président du parti Piste

    C'est dans Ouragan. Le trihebdomadaire écrit que l’homme politique a quitté la RDC « pour se mettre à l’abri face à de nouvelles menaces à caractère politique ». Selon Ouragan, Seth Kikuni « faisait l’objet d’une nouvelle procédure arbitraire », liée à une correspondance datée du 15 décembre 2025 de l’auditeur général près la Haute Cour militaire.

    Ouragan précise que cette procédure s’inscrit dans une série de pressions déjà exercées contre l’opposant. Pour l’entourage politique de Kikuni, son exil est à la fois un acte de protection personnelle et « le symbole d’une répression croissante des acteurs politiques qui contestent le régime ».

    Le trihebdomadaire estime que ces actions traduisent « une instrumentalisation récurrente de la justice à des fins d’intimidation ».

    Retour de l’armée congolaise à Uvira

    Forum des As y consacre sa Une. Le quotidien rapporte que les FARDC ont « repris le contrôle total de la ville » le 18 janvier, après le retrait de l’armée rwandaise et de ses alliés de l’AFC/M23. Cette reprise, poursuit Forum des Ass, marque « une étape importante dans la restauration de l’autorité de l’État ».

    L’état-major indique que les forces loyalistes ont investi les axes stratégiques et les infrastructures clés, afin de « prévenir toute tentative de retour des groupes armés » et de sécuriser les populations.

    Enfin, le quotidien le Journal dresse un tableau sombre de la reprise des activités à Kinshasa. Sous le titre évocateur « Kinshasa prisonnière de ses routes », le journal décrit des embouteillages « monstres » transformant les grandes artères en « parkings géants ».

    Malgré le déploiement des militaires pour appuyer la police de circulation, la situation demeure, selon le quotidien, « chaotique et inefficace ». Pour Ouragan, ces échecs répétés illustrent « les failles béantes des autorités », faisant de la capitale « la reine incontestée des bouchons ».

    Mostra di più Mostra meno
    3 min
  • À la Une: l'avenir de la RDC se joue entre Luanda et Lomé, la CAF déclasse le stade des Martyrs
    Jan 17 2026

    En une d’Econews, la résolution de la crise à l’Est redessine la carte diplomatique de la RDC entre Luanda et Lomé. « Loin des projecteurs internationaux de Washington ou de Doha, c’est vers les capitales africaines de Luanda et Lomé que le président de la République, Félix Tshisekedi tourne résolument son regard ». Entre le 14 décembre 2025 et le 12 janvier 2026, le chef de l’État a effectué trois visites successives en Angola et une au Togo, une cadence révélatrice. Selon Econews, elle « en dit long sur le centre de gravité des négociations en cours ».

    La question demeure : « Lomé et Luanda, avec leur autorité morale et leur patience diplomatique, parviendront-elles à fissurer le blocage actuel ou, au contraire, jusqu’ici, échouer à ramener une paix durable dans l’Est congolais ? La réponse se construira dans les prochaines semaines et prochains mois, loin de Washington et Doha ».

    Le Potentiel s’interroge sur les dilemmes du chef de l’État. Derrière l’effervescence diplomatique, note le quotidien, se profile « une classe politique profondément fragmentée et une insécurité persistante à l’Est, marquée par l’avancée du M23 soutenu par le Rwanda ». Et de conclure : « Entre pressions régionales, calculs politiques internes et urgence sécuritaire, le chef de l’État avance sur un fil, face à un pays qui semble une fois de plus hésiter entre sursaut collectif et enlisement ».

    Derives communicationnelles au gouvernement

    Le Journal met pour sa part en lumière une séquence gouvernementale marquée par des dérives communicationnelles.

    Après le général-major Ekengue, le ministre de l’Agriculture Muhindo Nzangi et le ministre du Budget Adolphe Muzito se retrouvent sur la sellette.

    Les deux ont été « réprimandés » par le président de la République et la Première ministre Judith Suminwa pour « indiscipline » lors du Conseil des ministres du 9 janvier. Muhindo avait affirmé dans une émission populaire que, sans intervention américaine, Kalémie serait tombée « entre les mains de RDF/M23/AFC ».

    Muzito, lui, avait prévenu le Rwanda : s’il veut la guerre, « il l’aura ». La RDC prévoit cinq milliards de dollars pour l’armée sur cinq ans. Désormais, toute communication passera par la concertation et sous « l’arbitrage » du porte-parole Patrick Muyaya.

    Objectif, écrit Africanews : « préserver l’intégrité et la cohésion de l’équipe gouvernementale ». Car, ajoute le confrère, « chaque sortie maladroite pourrait être la goutte d’eau qui fait déborder le vase… et entraîner des conséquences désastreuses pour l’image du gouvernement ».

    Suspension temporaire du stade des Martyrs par la CAF

    C'est le journal Congo Nouveau qui révèle l'information.

    « La décision a été prise à l’issue d’une mission d’inspection technique ayant constatéé plusieurs insuffisances majeures, notamment au niveau des installations sanitaires et de la pelouse ».

    Les toilettes présentent des dégradations importantes et sont jugées incompatibles avec l’accueil d’événements internationaux.

    Pour la pelouse, « les inspecteurs ont constaté une surface irrégulière, un drainage insuffisant et un entretien jugé inadéquat, compromettant la qualité du jeu et augmentant les risques de blessures pour les athlètes ». La CAF exige des travaux pour toute réhomologation.

    Mostra di più Mostra meno
    3 min
  • À la Une: Tshisekedi mitonne le dialogue à Luanda, des magistrats corrompus interpellés
    Jan 10 2026

    Ouvrons avec la Une d’Ouragan : « À Luanda, Tshisekedi mitonne le dialogue ». En une semaine, Félix Tshisekedi et João Lourenço se sont rencontrés à deux reprises dans la capitale angolaise, « une séquence diplomatique qui illustre des manœuvres politiques en vue de trouver la solution rapide à la crise politique et sécuritaire de l’est congolais », écrit le trihebdomadaire. Après une première réunion le 4 janvier 2026, le chef de l’État congolais est revenu le 8 janvier à l’invitation de son homologue, également président en exercice de l’Union africaine.

    Pour Ouragan, « ces deux rencontres rapprochées traduisent une volonté politique affirmée de Kinshasa et Luanda d’éviter l’enlisement des processus de médiation et d’aboutir à des avancées concrètes, tant sur le plan sécuritaire que politique ». Sur le volet interne, poursuit-il, « des sources recoupées révèlent que Félix Tshisekedi a soumis à João Lourenço plusieurs propositions clés en faveur d’un dialogue national inclusif. Celles-ci sont destinées à créer un climat propice à la désescalade ».

    Econews affirme en Une que « le nouveau chemin de la paix mène à Luanda ». Après Washington et Doha aux résultats jugés mitigés, « Luanda s’impose désormais comme la nouvelle plaque tournante des efforts de paix pour la RDC », souligne-t-il. Pour ce média, « les allers-retours rapprochés du Président Félix Tshisekedi dans la capitale angolaise traduisent l’intensité des tractations en cours et la montée en puissance du président João Lourenço, médiateur régional et président en exercice de l’Union africaine ». Toujours selon Econews, l’option angolaise apparaît pour nombre d’analystes « comme un retour à la case départ afin de redéfinir les contours d’un dialogue politique crédible et d’une sortie durable de crise ».

    Le quotidien Le Phare se montre plus sceptique : « Tous les accords et projets d’accord de paix entre Kinshasa et Kigali ayant clairement montré leurs limites, les observateurs pensent que les décideurs politiques congolais devraient cesser de croire à un changement d’approche du côté de Kigali ». Et de conclure : « Chercher à dialoguer avec l’agresseur dans un contexte de guerre imposée au pays, c’est offrir largement le flanc à une entreprise de colonisation à durée indéterminée ».

    324 magistrats aux arrêts

    C'est à lire dans Africanews. « L’ère de l'impunité s’effondre comme un château de cartes ». Le tabloïd cite le ministre de la Justice Guillaume Ngefa selon qui « la lutte contre la corruption est désormais une priorité institutionnelle ». Depuis sa nomination il y a 4 mois, « 324 magistrats ont été suspendus pour des actes de corruption ou de spoliation, accompagnés d’un avocat, radié pour avoir dérobé une maison à une mère en détresse ». Un « véritable coup de poing dans la fourmilière ! », commente le journal parlant d’un secteur connu comme étant « malade ».

    Enfin, Infos27 rapporte que plus de 1200 enfants ont été retirés des groupes armés en Ituri en 2025. Une annonce rare faite par le Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation dans une province meurtrie, souligne le média, même si « la réinsertion reste un processus long, coûteux et exposé aux rechutes sécuritaires ».

    La stabilisation de l’Ituri « passe autant par la paix que par l’investissement continu dans l’avenir de ces enfants, longtemps enrôlés de force par la violence ».

    Mostra di più Mostra meno
    3 min
  • À la Une: une «rébellion» menace à Kinshasa, le général Ekenge «victime expiatoire»
    Jan 3 2026

    Ouvrons cette première revue de presse de l’année avec Africanews. Les Mobondo, une rébellion à la botte des ténors du régime ? Le tabloïd évoque un « scandale qui éclate au grand jour » en RDC. Après avoir accusé l’ancien président Joseph Kabila d’être le parrain des Mobondo, le pouvoir est désormais mis en cause par l’armée. « Les Mobondo, ces miliciens qui terrorisent les provinces du Kwilu, Kwango et Kinshasa, seraient en réalité une rébellion bien structurée, financée et dirigée par des membres du Régime », écrit le trihebdomadaire. « L’armée nationale, la grande muette, a décidé de parler, mettant fin aux spéculations et aux accusations infondées ». Les preuves avancées par le porte-parole sont rappelées par Africanews : cartes de soldats, photos de chefs d’unité armés et chaînes de commandement identifiées.

    Ouragan abonde dans le même sens et titre : « Affaire Mobondo, l’armée redéfinit la menace en rébellion ». À mesure que l’insécurité se rapproche de Kinshasa, le journal évoque un pouvoir confronté à des ennemis visibles mais aussi à des figures tapies dans son propre entourage, accusées d’entretenir la violence en coulisses. Longtemps présentés comme une milice communautaire issue d’un conflit foncier à Kwamouth entre Teke et Yaka, les Mobondo sont désormais décrits par l’armée comme « une rébellion à part entière », dotée d’une organisation militaire structurée. Les déclarations du capitaine Anthony Mwalushayi, porte-parole des opérations Ngemba, prennent dans ce contexte une portée particulière, note le journal. Depuis 2022, le conflit aurait causé plus de 5000 morts et déplacé environ 280 000 civils. Pour l’armée congolaise, le temps du silence est révolu.

    L’étau se resserre autour du général-major Sylvain Ekenge

    C’est à retrouver dans Le Potentiel. Deux jours après l’officialisation de sa suspension comme porte-parole des FARDC, l’officier supérieur est attendu au Conseil national de sécurité. Des sources sécuritaires confirment cette audition, consécutive à ses propos controversés tenus sur la télévision nationale. Selon le chef de l’armée, écrit le quotidien, ces déclarations « ne reflètent pas la position officielle du Président Félix Tshisekedi, Commandant Suprême des FARDC, ni celle du gouvernement ».

    De son côté, Econews évoque un général-major comme « victime expiatoire d’un virage politique assumé ». Le trihebdomadaire parle d’une carrière « brutalement mise entre parenthèses dans un même scénario du fusible sacrifié sur l’autel des calculs politiques et du repositionnement diplomatique du régime ». Le journal estime que l’affaire a éclaté parce que les propos « intervenaient à un moment jugé politiquement sensible ». En conclusion, Econews écrit : « le Général-major Sylvain Ekenge et Oscar Mbal directeur des informations de la télévision nationale n’auront été que des variables d’ajustement, sacrifiés pour envoyer un signal politique clair à l’extérieur, sans pour autant régler le fond du problème qu’ils ont, chacun à leur manière, mis en lumière ».

    Martin Fayulu met la pression sur Tshisekedi

    C'est à la Une d'Infos27. Mercredi 31 décembre, l’opposant Martin Fayulu, président du parti ECiDé, a relancé avec force son appel, dénonçant l’absence de dialogue national inclusif et mettant en garde contre les risques politiques d’un statu quo prolongé. Le quotidien Infos27 constate que l’opposant « ancre sa critique dans une lecture politique de la crise actuelle ». À ses yeux, retarder ou refuser la tenue d’un dialogue national revient à « prolonger la crise » et à exposer la RDC à des conséquences politiques majeures. Martin Fayulu, note le confrère, « ne rejette pas frontalement les efforts diplomatiques internationaux, mais en souligne les limites ».

    Mostra di più Mostra meno
    3 min