La Une de la presse cette semaine à Kinshasa copertina

La Une de la presse cette semaine à Kinshasa

La Une de la presse cette semaine à Kinshasa

Di: RFI
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Toutes les semaines, RFI vous propose de feuilleter les journaux congolais de la semaine écoulée. Notre correspondant Pascal Mulegwa revient sur les grands titres et les petites histoires qui ont raconté la République démocratique du Congo au quotidien.

France Médias Monde
Politica e governo
  • À la Une: 20 ans après sa promulgation, la Constitution de la RDC «à la croisée des chemins»
    Feb 21 2026

    Ouvrons cette revue avec Le Potentiel, qui titre à sa Une : « La Constitution de 2006 divise, vingt ans après sa promulgation ». Promulguée le 18 février 2006 par Joseph Kabila, la loi fondamentale célèbre ses vingt ans dans un climat politique marqué par de fortes crispations.

    Le quotidien souligne que « certains cadres du régime en place plaident pour sa révision, voire son changement, estimant qu’elle ne répond plus aux réalités du pays ». À l’inverse, l’opposition y voit « une manœuvre visant à permettre au pouvoir de se maintenir durablement aux commandes de l’État ».

    Entre ces deux camps, Le Potentiel donne la parole au professeur Jo Sekimonyo, qui préconise « une correction complète du texte, afin de l’adapter aux défis économiques et sociaux actuels, sans toucher aux principes fondamentaux ».

    À la croisée des chemins

    Mais du côté de l’opposition, la méfiance reste totale. Olivier Kamitatu, ancien président de l’Assemblée nationale « rejette fermement toute révision, y voyant une tentative politique visant à prolonger le règne des dirigeants en place ». Le quotidien Kinois de conclure : vingt ans après, la Constitution est « à la croisée des chemins ».

    Autre sujet largement commenté, la mine de Rubaya au Nord-Kivu. Le quotidien Le Journal titre sans détour : « Mine de Rubaya, le caillou de la RDC dans la chaussure de Washington ! ». Le tabloïd décrit Rubaya comme « un théâtre » où, en façade, les États-Unis cherchent à sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques, tandis qu’« en coulisses, le M23 contrôle le rideau, avec Kigali en régisseur officieux ».

    Pour Le Journal, Kinshasa propose « un joyau qu’elle ne possède pas pleinement », comparable à « une maison dont les clés sont gardées par le voisin ». La mine, riche en tantale, est actuellement sous contrôle du M23, soutenu par le Rwanda selon plusieurs sources, rendant tout partenariat « hautement sensible », comme le souligne Congo Nouveau qui note que l’inclusion de Rubaya dans la liste des actifs stratégiques que Kinshasa propose à Washington est « un signal politique de Kinshasa, qui met Washington face à ses responsabilités », tout en soulignant qu’il est « peu probable que les États-Unis engagent un affrontement frontal avec Kigali ».

    « Plusieurs ex-miliciens Mobondo seront bientôt intégrés dans l’armée »

    C'est ce que révèle le tabloïd La Vraie Thématique. À la suite d'une vaste campagne de désarmement menée récemment par le ministère délégué près la Défense, Eliezer Ntambwe, plusieurs miliciens Mobondo ont accepté de servir sous le drapeau afin de défendre le territoire national.

    Un groupe de volontaires a été transféré à Kinshasa. Ils ont été installés dans un site d'hébergement situé dans la commune de N'Sele, en attendant leur intégration au sein des Forces armées ou d'autres services publics.

    Le tabloïd rappelle la trajectoire criminelle de la milice Mobondo « née d'un conflit foncier opposant les communautés dans le territoire de Kwamouth, au Mai-Ndombe » avant de se transformer en « crise sécuritaire d'ampleur ».

    Les affrontements ont causé de lourdes pertes en vies humaines, des pillages et d'importants déplacements de populations.

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  • À la Une: en RDC, la démolition du bidonville de Pakadjuma et un vol pour l'espoir à Goma
    Feb 14 2026

    D’abord ce titre sans détour dans Forum des As : « Pakadjuma… trois morts et plusieurs blessés après la démolition ». Le quotidien revient sur « la brusque démolition des logis de fortune » qui a provoqué la colère mardi dernier des habitants du bidonville Pakadjuma érigé sur la voie ferroviaire de l’Office national des transports, le long du quartier industriel de Kinshasa.

    Forum des As Parle des sinistrés « Révoltés » qui ont envahi la rue, certains allant jusqu’à saccager une station-service, un sous-commissariat et des commerces. Son récit fait état de « tirs à balles réelles, d’affrontements entre groupes de jeunes et d’actes de pillage », plongeant le quartier dans une forte instabilité. Le bilan provisoire évoque « au moins trois morts et plusieurs blessés », dont certains atteints par armes blanches. Le quotidien rapporte que les habitants dénoncent « une répression brutale » et réclament « relogement, indemnisation et dialogue ».

    Dans la même veine, Econews se montre sévère et estime que « ces émeutes de Pakadjuma mettent à nu une gouvernance à vue ». Le trihebdomadaire parle de « décisions improvisées » et d’« absence criante de planification ». Si le principe de déguerpissement peut se justifier, écrit-il, « le chaos qui a paralysé les avenues des Poids Lourds et de la Funa révèle les limites d’une gestion urbaine gouvernée au pifomètre ». Le journal y voit « un aveu d’échec pour l’exécutif provincial », incapable de rassurer une mégapole de plus de dix millions d’habitants.

    La cheffe de la Monusco à Goma

    Changement de registre avec le quotidien Le Potentiel qui braque les projecteurs sur l’Est du pays : « Vivian van de Perre, un atterrissage d’espoir à Goma ». Le journal décrit « le silence du tarmac de l’aéroport international de Goma, brisé » par le retour d’un appareil onusien après plus d’un an d’isolement aérien. Pour une ville longtemps « coupée du ciel » depuis la prise de la ville de Goma par les rebelles de l’AFC/M23, l’événement fait figure de bouffée d’oxygène humanitaire et économique.

    « Un moment historique », écrit le tabloïd parlant de la cheffe de la Monusco qui était « à bord du dernier avion à quitter » Goma avant sa chute et aujourd’hui « à bord du premier appareil à y atterrir de nouveau ».

    Congo Nouveau, un autre trihebdomadaire parle d’un « atterrissage hautement symbolique » et affirme qu’il signifie d’une part que la Monusco « reprend possession de son terminal, ce qui va permettre une reprise des vols de l’ONU et potentiellement des vols humanitaires et que les Nations unies ont très certainement obtenu des garanties sécuritaires de la part de l’AFC/M23 ».

    Ces garanties, rappelle le confrère, « avaient été demandées il y a quelques jours par le secrétaire général adjoint de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, afin d’utiliser cet aéroport pour effectuer des missions de reconnaissance aérienne, avant un déploiement de Casques bleus à Uvira, dans la province voisine du Sud-Kivu ».

    L'initiative diplomatique de l'Angola

    Enfin, Ouragan s’intéresse aux efforts diplomatiques régionaux et titre : « Luanda presse pour une trêve dès le 18 février ». Pour ce tabloïd, « l’Angola tente d’imposer un temps d’arrêt dans le conflit qui oppose les forces congolaises au M23 »

    À travers une initiative diplomatique rendue publique par sa présidence, Luanda a proposé un cessez-le-feu à compter du 18 février à midi.Une initiative qui nourrit autant d’espoirs que de prudence. Notre confrère est formel : mandaté récemment facilitateur africain, l’Angola se met désormais au centre du jeu régional.

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  • À la Une: les lignes rouges de Tshisekedi sur le dialogue, veto de l'opposition et attaque kamikaze à Kisangani
    Feb 7 2026

    La presse kinoise reste dominée par la question du dialogue national.

    En Une, Le Phare barre sa manchette sur « les lignes rouges de Tshisekedi ». Le quotidien rapporte que le chef de l’État a profité de l’échange de vœux avec le corps diplomatique pour « fixer l’opinion » sur ce forum jugé crucial. Félix Tshisekedi rappelle que le dialogue devra se tenir « sur le sol de nos ancêtres », sous la conduite des institutions légales. Pas question, insiste-t-il, d’y associer « ceux qui ont trahi la patrie » ni d’en faire une « blanchisserie » judiciaire. Le journal présente ainsi un président soucieux de la souveraineté et de la cohésion nationale face à « l’agression rwandaise ».

    Lecture plus sceptique dans Le Potentiel, qui se demande si Tshisekedi « joue la carte du passage en force ». Le quotidien décrit un climat de « méfiance palpable » où l’opposition redoute « un simulacre destiné à préserver l’illusion de la démocratie ». La posture de la Cenco et de l’ECC, dénonçant un déficit d’inclusivité, « pèse comme une épée de Damoclès » sur l’initiative. Pour le tabloïd, le risque est celui d’un « cycle infernal des dialogues infructueux » si les conditions politiques ne sont pas réunies.

    Même tonalité critique dans Africanews : « Pas de dialogue sans inclusivité ». Le trihebdomadaire évoque « une formule télécommandée » rejetée par plusieurs forces politiques.

    Ensemble pour la République, le parti de Moïse Katumbi, dénonce un « dialogue de façade » et exige la « libération des prisonniers d’opinion » ainsi que la fin des « poursuites instrumentalisées ». L’opposition fustige aussi une diplomatie « à double vitesse », s’interrogeant sur des négociations extérieures avec des groupes armés pendant qu’un dialogue interne serait verrouillé. Tous réclament « l’intégrité du cadre » et des « garanties réelles », estimant qu’un dialogue sans ouverture serait « un leurre politique ».

    Attaque de drones à Kisangani

    Sur le front sécuritaire, Ouragan rapporte brièvement qu’une attaque de drones contre l’aéroport de Kisangani a été « repoussée par l’armée ». Selon les autorités, « huit drones ennemis ont été neutralisés avant d’atteindre leur cible », sans faire de victimes. Des « détonations jusqu’à 02h00 » ont toutefois semé la panique parmi les riverains. L’infrastructure, à la fois civile et militaire, reste stratégique dans la riposte contre le M23. Le tabloïd révèle que la piste sert notamment au décollage des drones d’attaque et des avions de chasse de l’armée congolaise, qui mènent régulièrement des frappes sur les positions du M23 et de l’armée rwandaise, à plus de 400 km de Kisangani.

    À lire aussiNord-Est de la RDC : l’UA « condamne avec la plus grande fermeté » l'attaque de drones de l’AFC/M23 à Kisangani

    Inondations à Kinshasa

    Enfin, Econews s’arrête sur Kinshasa « noyée » après la pluie du 4 février. Le journal décrit une capitale « à genoux », entre artères inondées et trafic paralysé. Il déplore « une ironie amère » : pendant que les eaux submergent la ville, « 3 000 agents » sont mobilisés pour le contrôle routier. Conclusion sévère : « Le véritable contrôle » attendu demeure celui de l’assainissement, devenu « intenable » pour les Kinois.

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