À la Une: une «rébellion» menace à Kinshasa, le général Ekenge «victime expiatoire»
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Ouvrons cette première revue de presse de l’année avec Africanews. Les Mobondo, une rébellion à la botte des ténors du régime ? Le tabloïd évoque un « scandale qui éclate au grand jour » en RDC. Après avoir accusé l’ancien président Joseph Kabila d’être le parrain des Mobondo, le pouvoir est désormais mis en cause par l’armée. « Les Mobondo, ces miliciens qui terrorisent les provinces du Kwilu, Kwango et Kinshasa, seraient en réalité une rébellion bien structurée, financée et dirigée par des membres du Régime », écrit le trihebdomadaire. « L’armée nationale, la grande muette, a décidé de parler, mettant fin aux spéculations et aux accusations infondées ». Les preuves avancées par le porte-parole sont rappelées par Africanews : cartes de soldats, photos de chefs d’unité armés et chaînes de commandement identifiées.
Ouragan abonde dans le même sens et titre : « Affaire Mobondo, l’armée redéfinit la menace en rébellion ». À mesure que l’insécurité se rapproche de Kinshasa, le journal évoque un pouvoir confronté à des ennemis visibles mais aussi à des figures tapies dans son propre entourage, accusées d’entretenir la violence en coulisses. Longtemps présentés comme une milice communautaire issue d’un conflit foncier à Kwamouth entre Teke et Yaka, les Mobondo sont désormais décrits par l’armée comme « une rébellion à part entière », dotée d’une organisation militaire structurée. Les déclarations du capitaine Anthony Mwalushayi, porte-parole des opérations Ngemba, prennent dans ce contexte une portée particulière, note le journal. Depuis 2022, le conflit aurait causé plus de 5000 morts et déplacé environ 280 000 civils. Pour l’armée congolaise, le temps du silence est révolu.
L’étau se resserre autour du général-major Sylvain EkengeC’est à retrouver dans Le Potentiel. Deux jours après l’officialisation de sa suspension comme porte-parole des FARDC, l’officier supérieur est attendu au Conseil national de sécurité. Des sources sécuritaires confirment cette audition, consécutive à ses propos controversés tenus sur la télévision nationale. Selon le chef de l’armée, écrit le quotidien, ces déclarations « ne reflètent pas la position officielle du Président Félix Tshisekedi, Commandant Suprême des FARDC, ni celle du gouvernement ».
De son côté, Econews évoque un général-major comme « victime expiatoire d’un virage politique assumé ». Le trihebdomadaire parle d’une carrière « brutalement mise entre parenthèses dans un même scénario du fusible sacrifié sur l’autel des calculs politiques et du repositionnement diplomatique du régime ». Le journal estime que l’affaire a éclaté parce que les propos « intervenaient à un moment jugé politiquement sensible ». En conclusion, Econews écrit : « le Général-major Sylvain Ekenge et Oscar Mbal directeur des informations de la télévision nationale n’auront été que des variables d’ajustement, sacrifiés pour envoyer un signal politique clair à l’extérieur, sans pour autant régler le fond du problème qu’ils ont, chacun à leur manière, mis en lumière ».
Martin Fayulu met la pression sur TshisekediC'est à la Une d'Infos27. Mercredi 31 décembre, l’opposant Martin Fayulu, président du parti ECiDé, a relancé avec force son appel, dénonçant l’absence de dialogue national inclusif et mettant en garde contre les risques politiques d’un statu quo prolongé. Le quotidien Infos27 constate que l’opposant « ancre sa critique dans une lecture politique de la crise actuelle ». À ses yeux, retarder ou refuser la tenue d’un dialogue national revient à « prolonger la crise » et à exposer la RDC à des conséquences politiques majeures. Martin Fayulu, note le confrère, « ne rejette pas frontalement les efforts diplomatiques internationaux, mais en souligne les limites ».