À la Une: les lignes rouges de Tshisekedi sur le dialogue, veto de l'opposition et attaque kamikaze à Kisangani
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La presse kinoise reste dominée par la question du dialogue national.
En Une, Le Phare barre sa manchette sur « les lignes rouges de Tshisekedi ». Le quotidien rapporte que le chef de l’État a profité de l’échange de vœux avec le corps diplomatique pour « fixer l’opinion » sur ce forum jugé crucial. Félix Tshisekedi rappelle que le dialogue devra se tenir « sur le sol de nos ancêtres », sous la conduite des institutions légales. Pas question, insiste-t-il, d’y associer « ceux qui ont trahi la patrie » ni d’en faire une « blanchisserie » judiciaire. Le journal présente ainsi un président soucieux de la souveraineté et de la cohésion nationale face à « l’agression rwandaise ».
Lecture plus sceptique dans Le Potentiel, qui se demande si Tshisekedi « joue la carte du passage en force ». Le quotidien décrit un climat de « méfiance palpable » où l’opposition redoute « un simulacre destiné à préserver l’illusion de la démocratie ». La posture de la Cenco et de l’ECC, dénonçant un déficit d’inclusivité, « pèse comme une épée de Damoclès » sur l’initiative. Pour le tabloïd, le risque est celui d’un « cycle infernal des dialogues infructueux » si les conditions politiques ne sont pas réunies.
Même tonalité critique dans Africanews : « Pas de dialogue sans inclusivité ». Le trihebdomadaire évoque « une formule télécommandée » rejetée par plusieurs forces politiques.
Ensemble pour la République, le parti de Moïse Katumbi, dénonce un « dialogue de façade » et exige la « libération des prisonniers d’opinion » ainsi que la fin des « poursuites instrumentalisées ». L’opposition fustige aussi une diplomatie « à double vitesse », s’interrogeant sur des négociations extérieures avec des groupes armés pendant qu’un dialogue interne serait verrouillé. Tous réclament « l’intégrité du cadre » et des « garanties réelles », estimant qu’un dialogue sans ouverture serait « un leurre politique ».
Attaque de drones à KisanganiSur le front sécuritaire, Ouragan rapporte brièvement qu’une attaque de drones contre l’aéroport de Kisangani a été « repoussée par l’armée ». Selon les autorités, « huit drones ennemis ont été neutralisés avant d’atteindre leur cible », sans faire de victimes. Des « détonations jusqu’à 02h00 » ont toutefois semé la panique parmi les riverains. L’infrastructure, à la fois civile et militaire, reste stratégique dans la riposte contre le M23. Le tabloïd révèle que la piste sert notamment au décollage des drones d’attaque et des avions de chasse de l’armée congolaise, qui mènent régulièrement des frappes sur les positions du M23 et de l’armée rwandaise, à plus de 400 km de Kisangani.
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Inondations à KinshasaEnfin, Econews s’arrête sur Kinshasa « noyée » après la pluie du 4 février. Le journal décrit une capitale « à genoux », entre artères inondées et trafic paralysé. Il déplore « une ironie amère » : pendant que les eaux submergent la ville, « 3 000 agents » sont mobilisés pour le contrôle routier. Conclusion sévère : « Le véritable contrôle » attendu demeure celui de l’assainissement, devenu « intenable » pour les Kinois.
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