Episodi

  • L’aviculture ivoirienne, levier de développement du système de production animale
    Feb 21 2026

    La filière avicole en Côte d’Ivoire connaît un développement significatif ces dernières années et génère près de 300 000 emplois selon l’Ipravi, l’interprofession avicole ivoirienne. Nous nous penchons sur l’aviculture en Côte d’Ivoire, pays mis à l’honneur cette année au Salon international de l’agriculture ouvert à Paris ce samedi (du 21 février au 1er mars 2026), et dédié aux acteurs du monde agropastoral et à leurs activités.

    Les autorités ivoiriennes ont instauré, il y a quelques mois, une nouvelle taxe de 9% au lieu de 18% comme initialement décidé, sur les aliments pour le bétail, la volaille et leurs intrants, une mesure qui impacte les éleveurs et les prix sur les marchés. Pourtant, la production avicole a connu une hausse significative ces dernières années en Côte d’Ivoire. Entre 2010 et 2024, la production de viande de volaille est passée de 23 000 à 114 000 tonnes. Comment la Côte d’Ivoire a-t-elle pu améliorer sa filière avicole ? Des difficultés subsistent-elles malgré cette avancée ?

    Invité : Sylvain Gotta, président de l’Ipavi, l’association interprofessionnelle avicole ivoirienne.

    Radio partenaire : Radio Sauti Ya Mkaaji en RDC.

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  • Au Bénin, la filière porcine face à la concurrence des importations du Nigeria
    Feb 14 2026

    L’élevage de porcs est en plein essor au Bénin, car c’est une viande très appréciée des Béninois. Mais la structuration des acteurs de la filière est très récente avec la création en 2022 de la Fédération des sociétés coopératives pour la promotion de la filière porcine au Bénin. Son but est de mieux professionnaliser les acteurs de la filière et faire face aux défis actuels, notamment la santé animale et la question de la commercialisation.

    Le Bénin produit un peu plus de 11 000 tonnes de viande de porc par an alors que la demande est estimée à près de 80 000 tonnes ; une production insuffisante pour couvrir la demande nationale. Certains commerçants importent donc cette viande depuis le Nigeria voisin, ce qui crée « une concurrence déloyale » et met en péril les éleveurs béninois, selon Jean-Claude Codjia, président de la Fédération des sociétés coopératives pour la promotion de la filière porcine au Bénin (Fecofipob).

    Invité : Jean-Claude Codjia, président de la Fecofipob, la Fédération des sociétés coopératives pour la promotion de la filière porcine au Bénin.

    Illustration : Reportage de Romario Junior Hounkpe dans un élevage de porcs à Porto-Novo.

    Radio partenaire : Radio Maïgaro en République centrafricaine.

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  • Améliorer la production rizicole en Afrique de l’Ouest par des initiatives régionales
    Feb 7 2026

    Le riz fait partie des aliments de base dans plusieurs pays africains, sa consommation a fortement augmenté ces dernières années en Afrique subsaharienne, surtout en Afrique de l’Ouest où la demande dépasse largement l’offre issue des productions nationales. Plusieurs projets ont été lancés par des institutions et organisations régionales afin de booster la productivité.

    Parmi ces initiatives, il y a le RICOWAS, un projet basé sur l’adaptabilité des producteurs de riz au climat et piloté par l’OSS, l’Observatoire du Sahara et du Sahel. 13 pays d’Afrique de l’Ouest bénéficient du RICOWAS, parmi lesquels le Sénégal, dont la production annuelle est estimée aujourd’hui à plus d’un million de tonnes. Ce qui ne permet pas pour autant d’atteindre l’autosuffisance en riz.

    Invités :

    - Mme Khaoula Jaoui, directrice du Département Climat et coordinatrice des Départements Techniques à l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS)

    - M. Abdoulaye Sy, coordinateur national du projet RICOWAS (Agence Nationale de Conseil Agricole et Rural – Sénégal).

    Radio partenaire : Radio Bangu en RDC.

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  • L'entreprenariat agropastoral en Guinée, une alternative au chômage en milieu rural
    Jan 31 2026

    Nous sommes aujourd’hui en Guinée pour mettre en lumière une initiative agropastorale ; c’est une ferme intégrée près de la ville de Fria, à 160 km de Conakry. Cette ferme lancée en 2022 est portée par trois frères qui ont décidé d’expérimenter l’agripreneuriat, c’est-à-dire l’entreprenariat agropastoral. Un moyen de contribuer à l’économie de la chaîne de valeur agriculture et élevage et de créer des emplois.

    Mais cela n’est pas sans difficultés, notamment avec l’accès difficile aux financements. Comment entreprendre dans l’agriculture, et l’élevage pourrait être une réponse au chômage des jeunes, surtout en milieu rural ?

    Invité : Lansana Youla, agripreneur et cofondateur de la ferme intégrée de Fria.

    Radio partenaire : Radio Seneyo en Côte d’Ivoire.

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  • En Guinée, les producteurs de manioc demandent plus de soutien de l’État
    Jan 24 2026

    Le manioc est un tubercule consommé dans plusieurs pays d’Asie, d’Amérique centrale et du Sud, mais aussi d’Afrique. En Guinée, la saison des récoltes a commencé et c’est aussi à cette période que les producteurs font face à de nombreux défis, notamment le manque d’unités de transformation et la rareté des acheteurs.

    Les paysans rencontrent des difficultés pour stocker et commercialiser leurs productions. Entre l’état de dégradation des routes et le manque d’acheteurs, ils enregistrent régulièrement des pertes. Fodé Amadou Condé est agriculteur à Baranama, près de Kankan. Il exploite une plantation de 5 hectares, et il est parfois obligé de garder sa production dans son champ à la merci des intempéries et des vols.

    « Nous n’avons pas de lieux de stockage, après la récolte nous transportons le manioc jusqu’en ville sans savoir où le garder. Il y a aussi le fait que nous manquons d’acheteurs. Pendant ce temps, les insectes attaquent le manioc, et ça pourrit », se désole Fodé Amadou Condé.

    Malgré tous ces défis, ce paysan ne compte pas abandonner le manioc au profit d’autres cultures vivrières comme le fonio, le maïs ou encore le riz car, explique-t-il, « les sols agricoles en Haute Guinée sont mieux adaptés à la production de manioc ; et ce que tu gagnes avec le manioc, tu ne peux pas avoir la même chose avec d’autres cultures, parce qu’il n’y a que le manioc que nous pouvons cultiver en grande quantité sans trop investir », argumente-t-il. Pour amorcer une meilleure structuration de la filière et soutenir les agriculteurs dans les différentes étapes de la production, un groupement de producteurs a vu le jour en 2024. Il s’agit de la Fédération des producteurs de Manioc à Kankan, appelée en langue locale malinké, « Banaku lasabati » ; en français, la valorisation du manioc. « Les producteurs de manioc n’ont reçu aucun accompagnement pour valoriser ce secteur, leurs productions constituent leurs efforts personnels sans aucun soutien, c’est un gros problème », déclare Layeba Condé, conseiller agricole et coordinateur technique de la fédération. À cela, s’ajoutent les problèmes d’intrants pour les agriculteurs qui n’ont pas accès à une large palette de variétés. Ils doivent aussi composer avec la dégradation avancée des routes enfreignant le transport des produits vers les centres urbains et toucher plus d’acheteurs.

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  • Au Cameroun, la filière lait s’améliore malgré le déficit
    Jan 17 2026

    Le Cameroun produit actuellement environ 170 000 à 180 000 tonnes de lait par an, une production ne couvrant pas pour le moment la demande locale ; alors que le pays avait lancé il y a quelques années, un plan de redynamisation, le Prodel, le projet de développement de l’élevage.

    Dans le cadre du Prodel, le Cameroun a acquis entre 2020 et 2023, plus de 400 vaches laitières françaises montbéliardes, pour booster sa production. Des vaches appréciées pour leur capacité d’adaptation aux conditions climatiques difficiles, notamment la chaleur, mais surtout pour la qualité et la quantité du lait produit. Elles peuvent donner jusqu’à 25 litres de lait par vache et par jour. Plusieurs éleveurs avaient été associés à ce projet, notamment dans l’Adamaoua, le grand bassin laitier et d’élevage du pays. Le Cameroun a-t-il atteint son objectif ? Où en est le secteur, quelques années après cette initiative ? Nous faisons un état des lieux avec nos invités.

    Invités :

    • Roland Ziebé, docteur vétérinaire, enseignant à l’Université de Maroua, et responsable des Formations du Projet de Développement de l'Élevage (PRODEL)
    • Mamoudou Bia, président de la Coopérative des collecteurs de lait de l’Adamaoua et éleveur.

    Radio partenaire : Radio communautaire de Boma en RDC.

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  • Maroc, redonner sa splendeur d’antan à l’élevage
    Jan 10 2026

    Le Maroc a perdu près d’un tiers de son cheptel ces dernières années à cause du stress hydrique provoqué par plus de 5 années de sécheresse. Mais en réalité, cette crise est aussi le résultat de plusieurs années de politiques structurelles qui ont porté préjudice au cheptel du royaume au fil du temps. Des mesures ont été lancées pour venir en aide aux éleveurs et relancer le secteur.

    Les autorités marocaines ont lancé en 2025 un vaste plan de reconstitution du cheptel national. Une réponse à la crise de l’élevage en cours depuis quelques années, car le royaume a perdu près d’un tiers de son cheptel. Entre 2016 et 2024, la taille du cheptel marocain a diminué de près de 40%, avec une baisse du nombre de femelles reproductrices, qui sont passées de 11 millions à 8,7 millions. Le plan de reconstitution s’articule autour de 5 axes : l’allègement des dettes de certains éleveurs ; des subventions directes pour l’alimentation du bétail ; l’identification des femelles bovines et ovines reproductrices et une interdiction de les abattre à des fins de reproduction ; une campagne de vaccination de prévention ; et un accompagnement par la formation et l’encadrement technique des éleveurs.

    Invité : Larbi Zagdouni agro-économiste et expert de la ruralité au Maroc.

    Radio partenaire : Radio Kuli Ndunga en République centrafricaine.

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  • La transhumance en Centrafrique, l'ICG exhorte l'État à réguler le secteur
    Jan 3 2026

    L’élevage est une ressource très importante en République centrafricaine. Il représente environ 15% du produit intérieur brut et emploie 35% de la population rurale du pays, selon une récente enquête de l’ICG, l’International Crisis Group publiée le 28 mai 2025. (Rediffusion)

    Mais, depuis plusieurs décennies, le secteur est impacté par les conflits armés dans le pays et de nouvelles dynamiques se construisent autour des violences liées à cette activité entre les éleveurs et les agriculteurs. Le rapport de l’International Crisis Group est le résultat d’une enquête de terrain de 2 ans, dont les conclusions relèvent une évolution de la pratique devenue un enjeu sécuritaire qui va au-delà des agriculteurs et des éleveurs.

    Le rapport pointe du doigt la militarisation de la transhumance ces dix dernières années, l’État ayant considéré cette activité comme une menace et comme un enjeu de souveraineté. Cela a conduit à l’abandon des premiers acteurs du secteur, c’est-à-dire les agriculteurs et les éleveurs, mais aussi des territoires et infrastructures de transhumance ; ce qui pousse « les éleveurs à déserter les routes, favorisant le passage du bétail dans les champs des populations sédentaires, au risque de représailles », peut-on lire dans le rapport.

    Autre point essentiel relevé dans le document, la transhumance connue en tant que mode de vie culturelle et identitaire est en train de glisser vers une pratique beaucoup plus économique spéculative avec ceux que l’ICG appelle les néo-éleveurs, ces entrepreneurs pastoraux qui confient le transport de leur bétail à des pasteurs employés pour cette tâche. Des transhumants armés par ces propriétaires pour assurer la protection des troupeaux. Ce procédé beaucoup plus répandu au Tchad voisin, s’installe aussi de plus en plus en Centrafrique et il implique des hommes d’affaires, des politiques, des notables, des membres du gouvernement et des cadres de l’armée, selon l’ICG. Une nouvelle dynamique qui donne une autre dimension aux violences liées à la transhumance en République centrafricaine.

    Le rapport note aussi l’afflux d’éleveurs étrangers. En plus des transhumants habituels qui parcouraient les couloirs centrafricains, il faut désormais compter avec les transhumants venus du Sahel, notamment du Niger, de la Mauritanie, mais aussi du Nigeria.

    Comme pistes de solutions, l’ICG propose une dépolitisation de la transhumance en redonnant un cadre de dialogue aux premiers acteurs concernés. Et pour ça, Fulbert Ngodji, chercheur Afrique centrale au sein de l’ICG, couvrant la Centrafrique et le Tchad prend l’exemple du Réseau Billital Maroobé qui existe au Sahel. «C’est une association d’éleveurs qui pèse sur les politiques publiques liées à l’élevage comme une composante de l’économie de leurs pays. Nous pensons que la Centrafrique pourrait jouer ce rôle en Afrique centrale», souligne-t-il. Fulbert Ngodji exhorte aussi les autorités centrafricaines à réhabiliter les infrastructures de transhumance, notamment les centres de vaccinations pour les animaux ; mais aussi à répondre aux besoins essentiels des populations vivant de la transhumance, en faisant fonctionner les centres de santé, les écoles avec les recettes des taxes perçues par l’État sur l’activité pastorale, car «il faut que les populations perçoivent la transhumance comme un moyen de changer leur vie», ajoute Fulbert Ngodji.

    Invité : Fulbert Ngodji, chercheur Afrique centrale au sein de l’ICG, l’International crisis group, couvrant la Centrafrique et le Tchad.

    Reportage : Rolf Steve Domia Leu est allé à la rencontre des acteurs de la transhumance dans le marché à bétail de Bouboui près de Bangui.

    Radio partenaire : Radio Milo FM de Mandiana en Guinée.

    Programmation musicale : Protoje, Big 45.

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