Bonjour, je suis Louise Browaeys et j’anime ce podcast depuis cinq ans. Vous m’entendez à ce micro poser des questions et souvent mes vannes sont coupées au montage. Comme on arrive au quarantième épisode et que je vais moi-même avoir quarante ans, j’y ai vu une sorte de signe. Je vous propose donc aujourd’hui un monologue alimentaire qui n’a pas de lien direct avec la crise de la quarantaine. J’aimerais vous proposer un solo de gratte mais je ne sais pas faire.
Souvent quand mes amies me demandent des conseils sur la bouffe, elles me supplient de tout leur écrire, de leur faire des textos, des fiches et des listes de course. Alors voilà, j’ai essayé de faire une liste de petites choses très concrètes, j’aimerais que par moment ça ressemble à de la poésie de supermarché, même si je sais que les livres de cuisine ont plus de succès que les livres de poésie, j’aimerais que ça nous aide tous à danser davantage avec notre santé, qui, comme vous le savez, est celle du monde immense.
J’ai entrecoupé les différentes parties de l’épisode de scènes que j’ai enregistré avec mon téléphone, de vocaux de mes amis, on entendra Hortense Fanny Julia Stéphanie mes enfants et aussi Marc et Marie, de musiques que j’adore et qui ont un lointain rapport avec la choucroute bio. Par exemple si vous entendez la musique d’In the Mood for Love, c’est parce qu’à l'origine, le film devait raconter trois histoires centrées sur la nourriture et son impact sur les relations amoureuses. La première, qui éclipsera les deux autres, était consacrée à la révolution sociale introduite par l'autocuiseur, qui a libéré la femme asiatique ; la seconde concernait l'apparition des soupes de nouilles précuites, associées à une restriction de cette même liberté ; la troisième étudiait les conséquences du succès du fast-food, associé au développement du « fast-love »…
Je rappelle que dieu merci je ne suis pas médecin. D’ailleurs je ne porte pas les médecins dans mon cœur, à part peut être Anton Tchekhov et ma gynéco que j’ai trouvé dans le couloir d’un hôpital public après trois ans d’errance médicale. Je suis juste ingénieure agronome spécialisée en nutrition. De mes études je me souviens juste qu’il faut manger gras et qu’on peut faire un repas décent pour moins de trois euros.
Et ça fait 20 ans qu’entre les livres de Virginia Woolf, de Richard Braudigan et d’Albert Camus je potasse des petits bidules pratiques ou ça parle d’huile de colza et de trempage de pois chiches. Je ne cherche à donner aucun conseil, je raconte simplement les minuscules conclusions auxquelles je suis arrivée en ramant plus ou moins régulièrement, en observant mes enfants et mes amis au restaurant, en combattant férocement les lobbies des produits laitiers, en faisant des courses, en prenant ma glycémie avec l’appareil de mon mari diabétique.
J’ai fait une liste et je vais tenter une sorte d’improvisation sur chacun des sujets. Si ça tourne mal on coupera ou on mettra du Dalida par dessus.
- Les courses
- La liste des ingrédients
- Le tableau de composition
- Le restaurant
- Les trois piliers (végétal diversité plaisir)
- Les équilibres (protéines)
- Les nutriments essentiels
- Les protéines
- La viande - empreinte carbone
- Les légumineuses - faire tremper
- Les compléments alimentaires : oméga 3 vit D magnésium
- L’immunité - Echinacée
- Les régimes - on oublie
- Boire comment - le thé le café l’eau
- Les poudres -
- Le gras et le sucre
- Les produits laitiers - on oublie - bufflonne
- Les aliments fermentés
- Les graines
- Les oléagineux
- Les oméga 3
- ....
Références des musiques :
- Sabine Paturel, Les bêtises, 1985
- Anne Sylvestre, La vaisselle, 1981
- Philippe Katerine, La banane, 2010
- Débordement - jardin (prod. by Security DJ)
- Chinese man - le pudding de l’arsenic (by leo le bug)
- Dalida, Mourir sur scène, 1983
- BO de In the Mood for Love de Wong Kar-wai, Shigeru Umebayashi, 2000
- Julien Doré, Paris-Seychelles, 2013
- Jean-Jacques Goldman, Pas toi, 1985
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.