Episodi

  • Brigitte : la route des larmes - partie 2/2
    Apr 23 2026

    -- Dans cet épisode, il est question de violences sexuelles et de prostitution. Certains propos peuvent être difficiles à entendre --

    Brigitte* naît en 1986 à Kinshasa, en République démocratique du Congo (Zaïre à l’époque). Après la mort brutale de ses parents dans un accident alors qu’elle n’a que 4 ans, elle est recueillie par sa tante et son oncle paternels, qu’elle croit être ses parents.

    Elle apprend des années plus tard la vérité sur ses origines. Un choc profond, qui laisse une trace durable. Malgré cela, elle grandit, s’accroche à l’école et construit ses premiers repères.

    À l’adolescence, elle prend conscience de son homosexualité dans un environnement hostile. Pour faire taire les soupçons et se protéger, elle fait le choix d’avoir un enfant. Mais cette naissance provoque une rupture au sein du foyer et révèle les intentions cachées de sa mère adoptive, qui la poussent à fuir.

    Brigitte quitte alors son pays et rejoint l’Angola. Là-bas, elle tombe dans un réseau de prostitution, où elle reste piégée près d’un an, avant de parvenir à s’en échapper.

    Son parcours la conduit finalement jusqu’en France, où elle obtient une protection. Elle tente depuis de reconstruire sa vie, entre blessures du passé et recherche de stabilité.

    * Pour préserver son anonymat, Brigitte est un prénom d’emprunt.

    2. En Angola, Brigitte tombe sous l’emprise d’un réseau de prostitution. Elle raconte les violences, les mécanismes de contrôle et la manière dont elle parvient à s’échapper après près d’un an.

    Elle rejoint ensuite la France, où elle entame un long parcours pour obtenir une protection et tenter de reconstruire sa vie.

    Interviews, montage et mixage : Wally Dieye

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    26 min
  • Brigitte : la route des larmes - partie 1/2
    Apr 9 2026

    -- Dans cet épisode, il est question de violences sexuelles. Certains propos peuvent être difficiles à entendre --

    Brigitte* naît en 1986 à Kinshasa, en République démocratique du Congo (Zaïre à l’époque). Après la mort brutale de ses parents dans un accident alors qu’elle n’a que 4 ans, elle est recueillie par sa tante et son oncle paternels, qu’elle croit être ses parents.

    Elle apprend des années plus tard la vérité sur ses origines. Un choc profond, qui laisse une trace durable. Malgré cela, elle grandit, s’accroche à l’école et construit ses premiers repères.

    À l’adolescence, elle prend conscience de son homosexualité dans un environnement hostile. Pour faire taire les soupçons et se protéger, elle fait le choix d’avoir un enfant. Mais cette naissance provoque une rupture au sein du foyer et révèle les intentions cachées de sa mère adoptive, qui la poussent à fuir.

    Brigitte quitte alors son pays et rejoint l’Angola. Là-bas, elle tombe dans un réseau de prostitution, où elle reste piégée près d’un an, avant de parvenir à s’en échapper.

    Son parcours la conduit finalement jusqu’en France, où elle obtient une protection. Elle tente depuis de reconstruire sa vie, entre blessures du passé et recherche de stabilité.

    * Pour préserver son anonymat, Brigitte est un prénom d’emprunt.

    1. Brigitte revient sur son enfance à Kinshasa, marquée par la perte précoce de ses parents et son adoption par sa tante et son oncle paternels. Elle grandit en pensant être leur fille biologique, jusqu’à découvrir la vérité vers 8 ou 9 ans, un choc qui la marque profondément.

    Elle évoque ensuite une adolescence charnière, durant laquelle elle prend conscience de son homosexualité dans un contexte social hostile. Pour se protéger, elle fait le choix d’avoir un enfant.

    Mais cette naissance provoque une rupture au sein du foyer en révélant les intentions cachées de ses parents adoptifs. Face à une situation devenue insoutenable, Brigitte décide de fuir vers l’Angola.

    Interviews, montage et mixage : Wally Dieye

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    32 min
  • Sasha - La famille avant tout
    Mar 26 2026

    Sasha* est né en 1999 en Arménie, dans une famille d’éleveurs d’origine yézidie, une minorité religieuse du Moyen-Orient marquée par des siècles de persécutions.

    À l’âge de 6 ans, sa famille quitte un pays frappé par la crise économique pour s’installer dans un village isolé en Russie. Sasha y grandit, s’adapte rapidement et trouve sa place, entouré de ses sœurs et de ses parents, en particulier de son père, qu’il admire profondément.

    À partir de 2014, la situation économique se dégrade. Sasha commence à travailler dès la fin du lycée pour contribuer aux besoins du foyer. Il renonce à son rêve de devenir chanteur et se forme comme cuisinier.

    Lorsque l’une de ses sœurs est victime de graves violences conjugales, la situation bascule. Les menaces qui pèsent sur la famille les poussent à fuir à nouveau. Après plusieurs mois d’attente et un départ retardé par la pandémie, Sasha rejoint la France — où il ne retrouvera malheureusement que sa mère, son père étant décédé entre-temps.

    En France, Sasha obtient une protection au titre de l’asile. Aujourd’hui, il poursuit son chemin, guidé par ce qui l’a toujours tenu debout : sa famille.

    *Pour préserver son anonymat, Sasha est un prénom d'emprunt.

    Interviews, montage et mixage : Wally Dieye

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    34 min
  • Ibrahim, le coût des convictions - partie 2/2
    Mar 12 2026

    Ibrahim* est né en Côte d’Ivoire dans une famille guinéenne marquée par l’exil politique. Après le retour de sa famille en Guinée, il grandit à Labé, où il se distingue par son sérieux, son sens des responsabilités et son désir d’indépendance, qu’il concrétise à travers plusieurs activités entrepreneuriales.

    Engagé politiquement, il rejoint en 2019 le FNDC pour s’opposer au projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Arrêté et emprisonné, il comprend qu’un destin tragique l’attend. Son évasion lui sauve la vie mais l’oblige à fuir la Guinée.

    En France, son parcours est marqué par la précarité, une procédure d’asile longue et éprouvante, et l’angoisse permanente pour sa famille restée au pays. Le récit d’Ibrahim est celui d’un homme qui, malgré la violence et l’exil, avance avec courage, intégrité et persévérance.

    2. Arrêté pour son engagement politique, Ibrahim est emprisonné et confronté à la violence infligée aux opposants. Il comprend rapidement qu’un destin terrible l’attend : l’exécution ou la disparition dans des prisons dont on ne ressort pas. Son évasion lui permet d’y échapper, mais le contraint à fuir la Guinée.

    En France, commence une autre épreuve. Sa demande d’asile est d’abord rejetée, le plongeant dans une longue période de précarité sans logement ni ressources. Il survit en travaillant comme livreur et en étant hébergé par des connaissances, tout en gardant l’espoir. Pendant ce temps, sa famille restée en Guinée continue d’être inquiétée par les autorités.

    *Pour préserver son anonymat, Ibrahim est un prénom d'emprunt.

    Interviews, montage et mixage : Wally Dieye

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    42 min
  • Ibrahim, le coût des convictions - partie 1/2
    Feb 26 2026

    Ibrahim* est né en Côte d’Ivoire dans une famille guinéenne marquée par l’exil politique. Après le retour de sa famille en Guinée, il grandit à Labé, où il se distingue par son sérieux, son sens des responsabilités et son désir d’indépendance, qu’il concrétise à travers plusieurs activités entrepreneuriales.

    Engagé politiquement, il rejoint en 2019 le FNDC pour s’opposer au projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Arrêté et emprisonné, il comprend qu’un destin tragique l’attend. Son évasion lui sauve la vie mais l’oblige à fuir la Guinée.

    En France, son parcours est marqué par la précarité, une procédure d’asile longue et éprouvante, et l’angoisse permanente pour sa famille restée au pays. Le récit d’Ibrahim est celui d’un homme qui, malgré la violence et l’exil, avance avec courage, intégrité et persévérance.

    1. Né en Côte d’Ivoire dans une famille guinéenne contrainte à l’exil politique, Ibrahim grandit à Labé, en Guinée. Très proche de ses parents, en particulier de sa mère, il est bon élève, sportif et animé par un fort sens des responsabilités.

    Désireux de devenir autonome, il développe plusieurs activités entrepreneuriales, notamment dans l’assistance informatique aux entreprises, tout en poursuivant ses études universitaires. En parallèle, il s’engage politiquement et fait de la défense des droits des citoyens un combat central. En 2019, face au projet de troisième mandat du président Alpha Condé, il rejoint le FNDC (Front National de Défense de la Constitution). Son engagement actif le place rapidement dans le viseur du régime, faisant peser de lourdes menaces sur lui et sa famille.

    *Pour préserver son anonymat, Ibrahim est un prénom d'emprunt.

    Interviews, montage et mixage : Wally Dieye

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    32 min
  • Narges - À l'école de la paix
    Feb 12 2026

    Narges est née en 1983 à Kaboul, dans un pays déjà marqué par la guerre. Très attachée à sa famille, elle trouve très tôt dans l’école un espace de liberté et d’émancipation, malgré un contexte politique et sécuritaire instable.

    Enfant, les combats contraignent sa famille à se réfugier au Pakistan pendant plusieurs années. Le retour en Afghanistan ne sera possible qu’après la chute du régime taliban. De retour à Kaboul, Narges poursuit des études supérieures et se tourne vers l’apprentissage du français. Un premier voyage scolaire en France, soutenu par l’ambassade française, marque profondément son parcours.

    Devenue professeure de français dans un établissement scolaire de Kaboul, elle exerce son métier avec passion. Mais cet engagement attire rapidement l’hostilité de milieux religieux conservateurs. Dans un contexte de fortes tensions après les caricatures de Charlie Hebdo, Narges voit sa sécurité gravement compromise : menaces, intimidations, harcèlement - y compris parfois de la part des élèves.

    Alors que l’insécurité s’aggrave dans le pays — attentats, affrontements armés, enlèvements — le danger devient permanent. Pour survivre, Narges n’a d’autre choix que de fuir l’Afghanistan. Elle parvient à rejoindre la France, bientôt suivie par sa famille, quelques mois seulement avant le retour des talibans au pouvoir.

    Un exil forcé, vers un pays qui faisait pourtant partie de ses rêves depuis longtemps.

    Interviews, montage et mixage : Wally Dieye

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    39 min
  • Sewra, l'héritage révolutionnaire - partie 2/2
    Jan 29 2026

    Sewra n’a que quelques mois lorsque sa famille fuit la guerre en Érythrée. Ayant eux-même participé à la résistance contre l'assaillant, il se savent en danger.

    Du Soudan à la France, son enfance est marquée par les déplacements, l’adaptation à de nouveaux pays et la reconstruction d’une vie loin de sa terre d’origine.

    En France, elle grandit, s’intègre, étudie, travaille et fonde sa propre famille, tout en conservant un lien profond avec l’Érythrée, qu’elle découvre tardivement et à laquelle elle reste intimement attachée.

    À travers son récit, Sewra raconte l’exil vécu dès l’enfance, la construction de soi entre plusieurs cultures et la place durable que le pays quitté continue d’occuper dans une vie reconstruite ailleurs.

    2. À leur arrivée en France, Sewra et sa famille traversent une période de précarité, passant d’un logement à l’autre le temps que leur situation administrative se stabilise. Sewra s’intègre rapidement, se distingue par son goût pour les études et la lecture, tandis que la famille recrée des liens au sein de la communauté érythréenne.

    En 1993, Sewra retourne pour la première fois en Érythrée, récemment indépendante. Ce séjour dans un pays qu’elle n’a jamais vraiment connu la marque profondément. Les séjours s'enchaînent par la suite, toujours vécus comme des moments précieux, malgré la dégradation progressive de la situation au pays.

    À l’âge adulte, Sewra travaille dans le tourisme et se met en couple avec un homme non érythréen, une relation qui suscite d’abord des tensions familiales. L’Érythrée, elle, ne la quitte jamais vraiment, et demeure une source constante d’attachement et d’inquiétude pour les proches qui n’ont pas pu fuir.

    Interviews, montage et mixage : Wally Dieye

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    44 min
  • Sewra, l'héritage révolutionnaire - partie 1/2
    Jan 15 2026

    Sewra n’a que quelques mois lorsque sa famille fuit la guerre en Érythrée. Ayant eux-mêmes participé à la résistance contre l'assaillant, il se savent en danger.

    Du Soudan à la France, son enfance est marquée par les déplacements, l’adaptation et la reconstruction d’une vie loin de sa terre d’origine.

    En France, elle grandit, s’intègre, étudie, travaille et fonde sa propre famille, tout en conservant un lien profond avec l’Érythrée, qu’elle découvre tardivement et à laquelle elle reste intimement attachée.

    À travers son récit, Sewra raconte l’exil vécu dès les premiers mois, la construction de soi entre plusieurs cultures et la place durable que le pays quitté continue d’occuper dans une vie reconstruite ailleurs.

    1. En 1977, une famille érythréenne prend le chemin de l’exil vers le Soudan, peu après la naissance de leur premier enfant, une petite fille prénommée Sewra. La guerre qui ravage leur région, alors rattachée à l’Éthiopie, ne leur laisse plus d’autre choix.

    Sewra passera les premières années de sa vie dans ce pays qui n’est pas le sien. Enfant, elle perçoit peu les difficultés liées à cette installation, dans un pays étranger.

    Quelques années plus tard, la famille entame un second exil, cette fois hors du continent africain. Initialement prévu vers l’Allemagne, le voyage prendra une tournure inattendue.

    Interviews, montage et mixage : Wally Dieye

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    29 min