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Le choix musical de RFI

Le choix musical de RFI

Di: RFI
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Du lundi au vendredi, chaque matin, un journaliste vous parle des artistes qui font l’actualité des musiques de l’espace francophone, de l’Afrique et de ses diasporas. Vous pourrez y entendre plus largement des musiques du monde et du Sud, des musiques actuelles et urbaines qui sont au cœur de l’identité de RFI.

Diffusion 8h50, heure de Paris, 7h50 TU.

France Médias Monde
Musica
  • Finaliste du Prix découvertes RFI: OPA, le Bénin dans la peau
    Feb 23 2026

    Il fait partie des dix finalistes du Prix Découvertes RFI 2026 : le rappeur et chanteur OPA, originaire du Bénin. Son objectif est très clair : mettre sa musique au service de son pays, et devenir un véritable ambassadeur de la culture béninoise à travers le monde.

    OPA, Tossou Paoli de son vrai nom, fusionne r'n'b, afrobeats et soul avec des sonorités traditionnelles du Bénin. Ses parents ne sont pas musiciens, mais il les décrit tout de même comme de véritables « amoureux de la musique ». Sa mère lui a fait découvrir les mélodies qui ont bercé sa jeunesse, tandis que son père lui a appris ses premiers pas de salsa. Un terreau familial idéal pour grandir musicalement, et déployer son style à la fois enraciné dans sa culture et ouvert sur le monde, « pour que celui qui l'écoute ne se perde pas » explique-t-il.

    Et son inspiration ne s’arrête pas aux rythmes et aux sonorités de son pays. OPA puise aussi dans la réalité du quotidien de ses habitants. Il écrit pour que les Béninois puissent se reconnaître dans ses paroles et dans les messages qu'il partage.

    Amour et jeux de séduction « à la béninoise »

    L’amour et la séduction occupent une place centrale dans son répertoire, mais toujours « à la béninoise ». Il dépeint les relations amoureuses : la façon dont les hommes et les femmes se séduisent, les promesses de bonheur, les éternels jeux de « suis-moi, je te fuis »... OPA observe, écoute, s’inspire de la vie autour de lui, et bien sûr de ses propres expériences qu’il raconte de sa voix profonde.

    Dans le morceau « Fi fi fi », il décrit une danse sensuelle en soirée, tout en soulignant l’importance du respect du consentement pour que la séduction reste un jeu sain. Et pour que le message soit clair, il le chante en français, en anglais et en fon : une triple déclaration d’amour à son pays et à ses langues.

    Autre exemple : le titre « Goslow », un egotrip inspiré des embouteillages dans les rues béninoises. Derrière cette métaphore, OPA affirme haut et fort que la nouvelle génération prend le volant : les jeunes prennent le relais, font du beau travail, innovent, et ils iront loin.

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  • Finaliste du Prix découvertes RFI: Manu Desroches, le chant des îles et du monde
    Feb 20 2026

    Il fait partie des dix finalistes du Prix Découvertes RFI 2026 : le chanteur et multi-instrumentiste Manu Desroches, originaire de l’île Maurice. Entre jazz, blues, musiques traditionnelles africaines et mauriciennes, son EP Chapter Of Sound est à la fois un hommage à ses racines mauriciennes, et un beau voyage autour du monde.

    Passionné depuis l’enfance, Manu Desroches a grandi dans une famille où la musique tient une place centrale. Entouré d’instruments, il découvre le djembé dès l'enfance, avant de recevoir sa première guitare à l’âge de 7 ans. Dès l’adolescence, il joue dans plusieurs groupes de l'île Maurice, tour à tour guitariste et bassiste, avant de se lancer en solo après plusieurs années de scène. En mai dernier, il a sorti son tout premier EP, Chapter Of Sound, fruit de dix années de compositions mêlant jazz, blues, musiques traditionnelles africaines et mauriciennes.

    Fidèle à ses racines, Manu Desroches reste profondément attaché aux sonorités de son île. Il chante d'ailleurs en créole mauricien sur l’ensemble de son EP, en hommage à cette culture insulaire métissée. L’île Maurice, tout comme sa voisine La Réunion, a toujours baigné dans de multiples courants musicaux : le traditionnel séga, aux racines rythmiques africaines et malgaches, la musique carnatique venue d’Inde, mais aussi des influences européennes et asiatiques.

    Manu Desroches s'inscrit dans cette richesse, inspiré par des figures mauriciennes comme le guitariste pionnier du séga-blues Eric Triton, ou encore le chanteur Menwar, qui modernisé le séga traditionnel. Manu Desroches et lui ont revisité ensemble son titre emblématique « Bain des dames ».

    Dialogues entre les sons et les voix du monde

    L'une des forces de Manu Desroches, c'est son amour des instruments traditionnels de l'océan Indien. Il utilise la ravanne, tambourin à cadre recouvert de peau de chèvre, et le maravanne, hochet plat en tiges de canne à sucre remplies de graines. Mais il ouvre aussi sa musique à d'autres horizons : la flûte bansuri indienne, des accents afrobeat dans l'esprit de Fela Kuti, et même quelques couleurs caribéennes. Car Manu Desroches travaille avec le percussionniste réunionnais Frédéric Piot, qui lui-même a collaboré avec le big-band du Portoricain Tito Puente. Sur le morceau « Ma », Manu Desroches partage aussi le micro avec le chanteur sénégalais Woz Kali, dans un dialogue entre wolof et créole mauricien.

    Un voyage musical à la croisée des cultures, où chaque note raconte un fragment de l’océan Indien.

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  • Malha, l’espoir comorien au cœur du Prix Découvertes RFI
    Feb 19 2026

    Depuis le lundi 16 février 2026, chaque matin, notre « Choix Musical » dévoile les dix finalistes du Prix Découvertes RFI 2026. Quatrième séléctionné : Malha.

    À 32 ans, la Comorienne s’est construite loin des conservatoires. Autodidacte, formée à l’école de la vie, elle a bâti son parcours artistique dans le cercle familial, entourée de ses frères et sœurs. Orpheline très jeune, l'artiste a trouvé dans la musique un refuge, devenu nécessité.

    Pas encore d’album au compteur, mais déjà une dizaine de titres poignants mis en orbite, majoritairement chantés en shikomori, la langue des Comores. Et dès les premières notes, les rythmes entraînants accrochent, happent, ne lâchent plus comme sur le morceau « Wako ».

    Son univers, ample et mouvant, navigue entre afrobeat, afro-pop, afro-house et afro-toirabé, ce courant festif enraciné dans les célébrations traditionnelles et les danses de l’archipel.

    Mais chez Malha, il n’y a pas que la pulsation. Il y a les mots. Une plume incarnée, engagée pour l’émancipation des femmes africaines, dressée contre les injustices sociales. Dans le sillage de la Sud-Africaine Miriam Makeba, la chanteuse et auteure comorienne fait de chaque titre une promesse d’espoir.

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