Episodi

  • L’enjeu du recyclage des fleurs dans l’hindouisme - Inde
    Jan 9 2026

    À New Delhi, découvrez l’initiative d’Avacayam, une ONG qui transforme les fleurs sacrées issues des fêtes religieuses en ressources durables. En participant à la collecte et à la transformation de ces offrandes, vous plongez dans un projet alliant écologie, spiritualité et inclusion sociale.

    "À New Delhi, on rejoint l’équipe de l'ONG Avacayam alors que la ville bruisse à peine. A proximité des lieux de culte, les restes de fêtes religieuses s’accumulent : guirlandes fanées, pétales dispersés, parfums tenaces. Jasmin, œillets, roses… les fleurs sacrées de l’hindouisme, finissent souvent dans les eaux du Gange contaminant l’eau. On estime à environ 80 millions de tonnes par an les fleurs jetées dans les rivières et fleuves du pays. Ici, Avacayam leur donne une autre destinée. Avec son équipe, on parcourt la ville. On collecte devant les temples, les lieux de mariage. Le geste est simple, respectueux. Ce ne sont pas des déchets, mais des restes de prières, des fragments de récits. On rejoint ensuite l’atelier animé d’Avacayam. Les mains s’activent : les fleurs sont triées, séchées, broyées. Elles deviendront encens, pigments naturels ou poudres colorées utilisées pour Holi, la fête des couleurs. Autour de nous, une centaine de personnes en situation de handicap travaillent avec fierté. Leur présence ici n’est pas symbolique. Elles sont le cœur de cette démarche. Formées, accompagnées, elles trouvent un revenu, une reconnaissance. On comprend peu à peu l’ampleur du projet : il relie le spirituel et l’écologique, le social et le sensoriel. C’est une expérience de terrain, une plongée dans une Inde capable de réparer ses excès en transformant ses traditions. À la fin, cette immersion dans les coulisses nous permet d’aller plus loin dans la compréhension de la culture et du sacré.
    Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"

    Crédit photo : © Marta Nascimento/Réa

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    2 min
  • S'immerger dans l'ambiance 100% locale d'un ceilidh - Ecosse
    Jan 8 2026

    À Édimbourg, derrière la porte d’une simple salle des fêtes, se joue une tradition vivante : le ceilidh. Ni spectacle ni folklore figé, mais un bal populaire où musiciens, danseurs et voix du caller ne font qu’un. Guidés pas à pas, habitants et visiteurs se laissent emporter par l’énergie collective. Entre rires, musique et mouvements partagés, le ceilidh devient un moment de rencontre, un instant suspendu où l’on se sent chez soi, même loin de chez soi.

    "À Édimbourg, derrière la porte d’une simple salle des fêtes, un bal commence. Ce n’est pas un bal mondain et encore moins un spectacle touristique. C’est un ceilidh. Une tradition joyeuse, née de veillées autour du feu, de contes, de musique et de danse, qui se transmet de génération en génération. On entre avec un peu de timidité. Karine, une habitante de la ville habituée des lieux, nous accueille. Des familles arrivent au complet, des groupes d’amis aussi. Ça s’installe, ça papote. Certains portent le kilt traditionnel, d’autres sont vêtus d’une simple chemise ou de baskets. Peu importe le vêtement que l’on porte. Ce qui compte ici, c’est l’élan commun. Sur scène, les musiciens s’accordent. Violon, accordéon, guitare. Et puis une voix au micro : le caller. C’est lui qui guide. Il explique les pas, donne le rythme, rassemble tout le monde. Strip the willow, reel, dos-à-dos… Karine reste à nos côtés pendant cette initiation. La musique s’emballe. Les pas sont plutôt simples. On se laisse porter. On rate un pas, on tourne trop vite… mais tout le monde s’amuse, personne ne juge. C’est joyeux, festif. On se sent connecté aux autres et de plus en plus confiant. Le ceilidh repose sur la répétition, l’entraide, l’énergie du groupe. C’est une fête populaire, oui. Mais c’est surtout une façon de se rencontrer. Un instant suspendu, où l’on se sent chez soi… en étant chez les autres.
    Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"

    Crédit photo : © Andrew Wilson/Alamy/hemis

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  • Les coulisses du studio de Bunny Stricker Lee avec son fils - Jamaïque
    Jan 8 2026

    À Kingston, dans le quartier paisible de Duhaney Park, une maison colorée abrite un lieu emblématique du reggae : le Bunny “Striker” Lee Museum and Recording Studio. Accueilli par le fils du légendaire producteur, on plonge dans l’histoire d’un homme qui a façonné le son jamaïcain, du ska au dub. Entre machines d’époque et voix mythiques, ce studio est à la fois mémoire vivante et lieu de création, où la musique continue de résonner comme un acte de liberté.

    "Nous sommes à Kingston, dans un quartier tranquille de Duhaney Park. Une maison aux murs colorés abrite un lieu de mémoire unique : le Bunny “Striker” Lee Museum and Recording Studio. Ici, tout respire la musique jamaïcaine. C’est le fils du célèbre producteur, Edward “Striker” Lee Junior, qui nous accueille. C’est le studio de son père, figure mythique du reggae, du dub, du ska et du dancehall. Né en 1941, Bunny Lee a façonné des décennies de sons, accompagné des artistes comme Dennis Brown, Johnny Clarke ou Horace Andy, et collaboré avec King Tubby sur des techniques de mixage révolutionnaires. Il a aussi travaillé avec Bob Marley, John Holt ou Max Romeo, contribuant à faire rayonner le reggae dans le monde entier. Son surnom, “Striker”, vient de sa capacité à produire tube après tube. Dans chaque pièce, les souvenirs s’accumulent : consoles d’enregistrement, micros d’époque, vinyles rares, photographies. Edward raconte, avec précision et fierté, comment son père a fait émerger un son jamaïcain à part entière, symbole d’audace et de liberté. On découvre comment dans les années 60 à 80, le reggae a accompagné les transformations sociales du pays. Assis dans la salle de mixage, on écoute quelques extraits remasterisés. La voix de Dennis Brown emplit l’espace. C’est à la fois un musée et un lieu où la création continue de perdurer pour y faire enregistrer de nouvelles générations d’artistes. À la sortie du studio, on saisit à quel point ces musiques, au-delà des sons et des rythmes, expriment une manière de résister et d’exister.
    Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"

    Crédit photo : © Arié Botbol/Réa

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  • L’académie de musique taarab - Zanzibar
    Jan 8 2026

    Passez les portes de la Dhow Countries Music Academy, cette école unique qui fait vivre les musiques traditionnelles de Zanzibar, héritées des routes maritimes de l’océan Indien. Échangez avec les élèves et professeurs et essayez-vous à quelques notes de oud et qanun. Plus qu’un lieu d’apprentissage, l’académie est un espace de rencontre, de mémoire et de fierté culturelle, dont les sons continuent de résonner bien après avoir quitté Stone Town.

    "À Stone Town, dans les ruelles étroites, se mêlent les voix, les parfums d’épices, l’appel des vendeurs et du muezzin. Au détour du quartier de Vuga, une façade discrète attire le regard : la Dhow Countries Music Academy. Derrière ses murs blanchis à la chaux, la chaleur s’apaise, remplacée par des notes, des rires, des instruments qu’on accorde. Fondée en 2002, cette école est la seule de tout l’archipel. Un lieu à part qui forme depuis plus de vingt ans les musiciens qui perpétuent le taarab, le kidumbak et le ngoma, des musiques issues de l’histoire maritime et métissée de Zanzibar. Leur origine remonte aux “pays dhow”, ces routes reliant l’Afrique de l’Est, le golfe persique et l’Inde, d’où sont nés les échanges qui ont façonné la culture swahilie. Dans les couloirs aérés, les percussions résonnent, le oud se mêle au qanun. Des élèves s’exercent, hommes et femmes de tous âges. Une musicienne répète, un professeur initie, guide des étudiants avec rigueur et bienveillance. On s’arrête un instant pour écouter un groupe de musiciens. La musique se transmet ici comme une langue commune, un héritage vivant. On nous invite à essayer. On apprend que chaque rythme accompagne un moment de vie : une célébration, une prière, un départ vers la mer. Cette école est à la fois un lieu d’apprentissage et un espace de lien social et de fierté culturelle. En ressortant dans les ruelles de Stone Town, on emporte le souvenir d’une rencontre informelle, généreuse dans sa transmission et les sons nous suivent longtemps.
    Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"

    Crédit photo : © Pierre Vassal/Haytham-Réa

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  • Rencontre avec le guitariste Cary Lewincamp - Australie
    Jan 8 2026

    Au sud de la Tasmanie, à Hobart, vit Cary Lewincamp, guitariste et artisan. Venez le rencontrer dans sa maison-atelier où il façonne à la main des guitares à sept cordes en pin Huon. Le temps d’une soirée musicale, entrez dans son univers sensible et profondément local, entre récits de son parcours et notes d’une musique acoustique inspirée par la nature. Une parenthèse hors du temps, où chaque mélodie raconte un fragment de Tasmanie.

    "À Hobart, au sud de la Tasmanie, les collines descendent doucement vers la mer. Au-dessus de la ville s’élève le mont Wellington, ou Kunanyi, comme le nomment les Aborigènes. C’est sur ses contreforts que vit Cary Lewincamp, guitariste et artisan. Sa maison, tout en bois clair, respire la lumière et le calme. Cary nous accueille avec douceur, dans une atmosphère simple et familiale. Chaque samedi, il ouvre ses portes pour une soirée musicale. Dans son atelier, le bois embaume. Partout, des instruments en cours de fabrication, des morceaux de pin Huon soigneusement polis, des outils alignés sur l’établi. Cary fabrique lui-même ses guitares à sept cordes à partir de ce bois local, symbole du patrimoine naturel de Tasmanie. La rencontre commence par la découverte de son univers. Cary parle de son métier, de son attachement à l’île et à ses ressources. Il évoque aussi son parcours d’artiste indépendant, resté fidèle à une démarche artisanale et locale. Puis, dans son studio voisin, il s’installe, accorde sa guitare et joue. Les premières notes emplissent la pièce. Sa musique est acoustique, narrative, inspirée de son environnement, de sa maison, de sa famille. Chaque morceau, plein de poésie, raconte un fragment de vie : une balade sur le mont Kunanyi, un repas partagé, une lumière d’hiver. Entre deux morceaux, il commente, sourit, répond aux questions. Le dialogue s’installe, sincère et curieux. La soirée se termine et en quittant la maison, on garde en tête les vibrations lentes de la guitare.
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    Crédit photo : © Cary Lewincamp Music

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  • Les coulisses d’un label de musique emblématique de Détroit - Etats-Unis
    Jan 8 2026

    Cet épisode vous emmène au cœur de Midtown, à Détroit. Dans l’usine de pressage de vinyles de Third Man Records, l’héritage musical de la ville rencontre son renouveau créatif. Entre le bruit des machines et l’odeur du vinyle chauffé, chaque disque raconte le savoir-faire d’une ville ouvrière en pleine renaissance. Partez à la découverte de de ce label qui donne forme à la musique.

    "À Midtown, quartier dynamique au cœur de Détroit, on entre dans le bâtiment en brique de l’usine de pressage de vinyles du label Third Man Records. Fondée par Jack White, musicien natif de la ville et figure du rock alternatif avec les White Stripes, elle incarne un esprit de la ville : le mélange entre héritage musical et renouveau culturel. Détroit, c’est la ville du Motown, épicentre dans les années 60 de la soul et du funk, celle de Stevie Wonder, Marvin Gaye, des Jackson 5. C’est aussi le berceau de la techno… Une ville où sont nés des refrains gravés dans la culture mondiale. Dès l’entrée, une odeur de plastique chauffé se mêle au ronronnement des machines. À l’intérieur, le jaune vif domine — sur les sols, les machines, les détails, créant une ambiance singulière, presque cinématographique. Une fresque signée par un artiste local s’étend sur un mur, hommage visuel à l’énergie créative de la ville. Ce lieu unit la passion du son et l’héritage d’une cité ouvrière en pleine renaissance. C’est la première usine de pressage de vinyles ouverte ici depuis les années 1960. Un membre de l’équipe, passionné, nous raconte comment le lieu a vu le jour en 2017, nous parle des artistes qui ont enregistré leurs albums avec le label et nous présente le process de fabrication des vinyles. Chaque disque passe de main en main : chauffé à partir de granulés de PVC, pressé, poli, contrôlé. Les techniciens veillent avec précision, fiers de leur savoir-faire. Détroit transforme son héritage musical en énergie vivante. Third Man Records est le témoin actif d’une ville qui continue de se réinventer.
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    Crédit photo : © Visit Detroit

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  • Assister à un match de baseball - République dominicaine
    Jan 8 2026

    À Saint-Domingue, assistez à un match de baseball au stade Quisqueya, véritable cœur battant de la République dominicaine. Dans une ambiance survoltée, ce sport devenu fierté nationale rassemble toutes les générations. Entre chants, musiques et émotions partagées, le baseball se révèle comme un langage commun, miroir de la société dominicaine et de ses rêves de réussite.

    "À Saint-Domingue, on s’installe dans les gradins du stade Quisqueya Juan Marichal. Les tambours résonnent, les cris fusent. Peu à peu, les tribunes s’embrasent, portées par une frénésie collective qui gagne chaque rangée. Ce temple du baseball incarne une institution, une fierté nationale, un rêve partagé par des générations. Dans cette arène vibrante, chaque spectateur devient acteur d’une fête qui rassemble toute la ville. Ici, le baseball s’impose comme une langue commune, un miroir de la société. Le cœur du pays bat à chaque lancer, chaque éclat de voix, chaque geste sur le terrain. Introduit à la fin du XIXᵉ siècle par des Dominicains revenus de Cuba, ce sport s’est enraciné dans les rues, les terrains improvisés, les académies où les enfants s’entraînent dès le plus jeune âge. Il incarne un rêve de réussite, une voie vers l’ailleurs, parfois jusqu’à la Major League américaine. Autour de nous, familles, amis et inconnus partagent la même ferveur. On siffle, on chante, on commente, on débat. Les musiques s’élèvent, les cris se répondent. Chaque action déclenche une vague d’émotion qui traverse le stade. Les vendeurs ambulants circulent, plateaux d’empanadas à la main. L’odeur du maïs grillé et des plats locaux flotte dans l’air. Aujourd’hui, les Tigres del Licey affrontent les Águilas de Santiago : deux équipes mythiques, deux villes rivales, deux fiertés nationales. L’ambiance est électrique, joyeuse, intense. Chaque victoire devient une fête de quartier. Assister à un match, c’est ressentir l’énergie d’un peuple rassemblé autour de sa passion, et découvrir la République dominicaine autrement, dans ce qu’elle a de plus vivant.
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    Crédit photo : © Célia Tichadelle/Holaqueya

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  • Dans la peau d’un ovejero au cœur d’une estancia - Chili
    Jan 8 2026

    Au départ de Puerto Natales, partez à la rencontre des ovejeros, bergers de la Patagonie chilienne. Dans une estancia isolée, vous partagez leur quotidien rythmé par l’élevage ovin, de la tonte à la transmission des gestes. Entre paysages immenses, repas partagés et échanges sincères, cette immersion révèle un mode de vie rude mais profondément lié à la terre, où se perpétue un savoir-faire essentiel au cœur des steppes patagoniennes.

    "Depuis le petit port de Puerto Natales, on embarque pour une courte traversée sur les eaux calmes du fjord. Quelques minutes suffisent pour rejoindre l’autre rive. Ensuite, la route s’enfonce dans les terres sauvages, le paysage se vide, l’horizon s’élargit : on entre dans la vie rurale de la Patagonie chilienne. Arrivé à une estancia isolée, au bord de l’eau et entourée de milliers d’hectares balayés par le vent, une famille d’ovejeros, les bergers chiliens, nous accueille. Ils représentent le pilier économique de la région. Peu à peu, on entre dans leur quotidien comme si on y avait toujours eu notre place. Tout s’organise autour du troupeau. On apprend les gestes de la tonte : immobiliser l’animal, couper net, rouler la toison, dans une transmission patiente et bienveillante. On s’initie, on apprend à reconnaître la qualité de la laine, à comprendre la modernisation des techniques au fil du temps. Après l’effort, le déjeuner rassemble tout le monde autour de plats à base de produits locaux. On échange, on rit, une complicité s’installe. On parle de la terre, du lien à la nature, de la volonté de préserver cet équilibre fragile. Ici, les steppes et le climat rigoureux rendent parfois la vie difficile mais favorisent une laine dense et isolante. L’après-midi, on explore les alentours. On marche jusqu’à un promontoire rocheux. En contrebas, les gauchos à cheval veillent sur les troupeaux. Le vent souffle, le ciel change. Tout invite à la contemplation. La journée s’achève, marquée par l’admiration pour ce métier utile et engageant qui perdure au cœur de la Patagonie chilienne.
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    Crédit photo : © Pascal RATEAU/stock.adobe

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