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  • Donald Trump vs l’Union européenne : jusqu’où ira l’escalade ? | Chaque voix compte - 21/01/2026
    Jan 21 2026

    À LA UNE / Donald Trump vs l’Union européenne : jusqu’où ira l’escalade ?

    Pour forcer l’annexion du Groenland, le président américain a adressé un ultimatum aux huit pays européens solidaires du Danemark : des droits de douane de 10 % seront imposés dès le 1er février sur l’ensemble de leurs exportations vers les États-Unis, puis portés à 25 % le 1er juin en l’absence d’accord sur l’achat du Groenland. Mardi 20 janvier, Donald Trump a durci le ton en visant directement la France, menaçant d’instaurer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. Pilier de sa sécurité et de sa prospérité, la relation transatlantique devient toxique pour l’Europe. D’abord enclins au dialogue, les dirigeants européens durcissent désormais leur discours. Mercredi 21 janvier, Ursula von der Leyen a appelé à rompre avec la « prudence traditionnelle » face aux menaces américaines. Pour contrer l’offensive du président américain, l’Union européenne dispose de deux leviers : la riposte douanière ou l’instrument anti-coercition, qui permet d’imposer des sanctions économiques - une option évoquée par Emmanuel Macron le 18 janvier mais jamais utilisée. L’escalade autour du Groenland signe-t-elle l’échec de la stratégie d’apaisement européenne ?


    Invités :

    - Mathieu Plane, économiste, directeur adjoint à l’OFCE

    - Jean-Dominique Giuliani, Président de la Fondation Robert Schuman

    - Thomas Gassilloud, député « Ensemble Pour la République » du Rhône

    - En visioconférence : Julien Duval-Leroy, Président du Champagne Duval-Leroy


    Chroniques :

    « Le mot du jour » : COERCITION par Mariette Darrigrand

    « Quelle histoire ! » : Lunettes d’Emmanuel Macron, l’art du camouflage par Laurent Guimier


    LA QUESTION QUI FÂCHE / ZFE : a-t-on raison de les abandonner ?

    Plus d’un an et demi après sa présentation par Bruno Le Maire, alors ministre de l’Économie, le projet de loi de simplification de la vie économique a été débattu en commission mixte paritaire, mardi 20 janvier. L’un des points clés des négociations concernait l’avenir des zones à faibles émissions (ZFE), zones où la circulation des véhicules les plus polluants est restreinte. En juin, à l’initiative du parti Les Républicains et du Rassemblement national, l’Assemblée nationale avait intégré la suppression des ZFE. Malgré un compromis proposé par le rapporteur macroniste Stéphane Travert, qui prévoyait des aménagements à la main de la quasi-totalité des collectivités, la suppression des ZFE a été actée par la commission mixte paritaire. Cette décision hautement polémique doit encore être validée par les deux chambres et suscite la colère des défenseurs de l’environnement, tandis que la droite et l’extrême droite revendiquent une victoire politique. L’écologie est-elle sacrifiée sur l’autel de la simplification économique ?


    Invités :

    - Pierre Meurin, député « Rassemblement National » du Gard

    - François de Rugy, ancien ministre « Renaissance » de l’écologie

    - Christine Arrighi, députée « les écologistes » de Haute-Garonne

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    1 ora e 6 min
  • Budget : le recours au 49.3, un aveu d’échec ? | Chaque voix compte - 20/01/2026
    Jan 20 2026

    À LA UNE / Budget : le recours au 49.3, un aveu d’échec ?

    Après trois mois de discussions, le marathon budgétaire touche à sa fin. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a décidé d’utiliser l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget 2026, malgré sa promesse, formulée le 3 octobre 2025, de ne pas recourir à cette procédure. Après l’échec de la première lecture en décembre et l’impossibilité de dégager une majorité en janvier, il ne restait au gouvernement que deux options : les ordonnances budgétaires ou le 49.3. Il a finalement choisi cette seconde option, que la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, a qualifiée de « plus démocratique et plus respectueuse du Parlement ». Mardi 20 janvier 2026, dès la reprise des discussions, le Premier ministre a engagé sa responsabilité sur un texte qui a pour objectif de contenir le déficit à 5% du PIB et qui intègre les accords conclus avec les groupes politiques ayant accepté la négociation, notamment les socialistes. Trois recours au 49.3 seront nécessaires : sur la partie des recettes, des dépenses et sur le texte global. Cette démarche gouvernementale a déclenché le dépôt de deux motions de censure, par le Rassemblement national et par La France insoumise. Sans le soutien des socialistes, elles ne devraient pas être adoptées. Selon le calendrier prévu, le budget pourrait être définitivement promulgué mi-février. Sébastien Lecornu a-t-il acté le sursis de son gouvernement ?


    Invités :

    - Michel Picon, Président de l’U2P (Union des entreprises de proximité)

    - Stéphanie Dépierre, journaliste LCP

    - Anne-Charlène Bezzina, constitutionnaliste, maîtresse de conférences à l’université de Rouen, enseignante à Sciences Po


    Chroniques :

    « Le chiffre du jour » : Budget, la facture des concessions par Fanny Guinochet

    « Quelle histoire ! » : Donald Trump et les SMS, la fin du secret diplomatique ? par Laurent Guimier


    LA QUESTION QUI FÂCHE / Méthode Lecornu : « semi-échec » ou « semi-succès » ?

    « C’est un semi-succès et un semi-échec » a déclaré Sébastien Lecornu, lundi 19 janvier 2026, après avoir annoncé un recours au 49.3 pour l’adoption du texte sur le budget. Après près de trois mois de débats, des centaines d’heures de travail et de multiples négociations, le projet de loi de finances sera finalement instauré sans vote. Alors que le budget de la Sécurité sociale avait pu être adopté à l’issue d’une procédure parlementaire classique, le gouvernement s’est heurté aux blocages des oppositions et à l’impossibilité de satisfaire une majorité de députés. Ce recours au 49.3 déclenche mécaniquement le dépôt de motions de censure : l’une souhaitée par La France insoumise et l’autre, par le Rassemblement national. Le risque de censure demeure toutefois limité : ces oppositions ne disposent pas, à elles seules, des voix nécessaires pour renverser le gouvernement. Tout dépend désormais des positions intermédiaires, en particulier de celle du Parti socialiste. Son chef de file, Boris Vallaud, estime que « les conditions sont réunies » pour ne pas censurer. Le gouvernement a ainsi accordé plusieurs concessions au parti à la rose, dont une revalorisation d’environ 50 euros de la prime d’activité pour trois millions de ménages modestes et le maintien d’une surtaxe sur les grandes entreprises. Ces arbitrages traduisent un budget façonné sous forte contrainte politique, au prix de critiques dénonçant un « budget de survie ». À l’Assemblée, le recours répété au 49.3 alimente tensions et lassitude, symbole d’une Ve République fragilisée par l’absence chronique de majorité. Quelles conséquences pour le parlementarisme ?


    Invités :

    - Philippe Lottiaux, député « Rassemblement National » du Var

    - Sophie Pantel, députée socialiste de Lozère

    - François Jolivet, député « Horizons & indépendants » de l’Indre

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    1 ora e 6 min
  • Téléphone portable : l’ennemi des familles ? | Chaque voix compte - 16/01/2026
    Jan 16 2026

    À LA UNE / Téléphone portable : l’ennemi des familles ?


    Dans ses vœux 2026 aux Français, Emmanuel Macron a fait de l’usage des téléphones portables et de l’accès aux réseaux sociaux pour les jeunes « une action prioritaire ». Il a notamment incité le Parlement à en débattre « en urgence », si bien que deux propositions de lois sur ce sujet sont en discussion : l’une à l’initiative de Laure Miller, députée « Ensemble pour la République », et l’autre portée par la sénatrice "Les Républicains", Agnès Evren. Ces textes viennent s’ajouter à un projet de loi gouvernemental encouragé par les résultats de la Commission d’enquête sur les effets néfastes de Tiktok sur les mineurs. Celui-ci prévoit d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et de bannir le téléphone portable dans les lycées. Si certains professeurs y sont favorables, mettant en avant les effets bénéfiques sur la concentration des élèves, des syndicats enseignants questionnent l’applicabilité de la mesure, argumentant qu’il « s’agirait une transposition abusive de ce qui existe déjà au collège » auprès d’une population de jeunes parfois majeurs. Les téléphones portables occupent aussi bon nombre de conversations dans la sphère familiale. Selon l’ANSES, les adolescents âgés de 15 à 17 ans passent en moyenne 4 heures par jour sur leur smartphone. Or, les parents et les neurologues constatent les effets néfastes de la surexposition aux écrans : une baisse d'attention chez les enfants, des difficultés à s'endormir, des réactions plus impulsives, une difficulté accrue à se concentrer, etc. Comment gérer les enfants qui ne parviennent pas à décrocher de leur téléphone ?

    Invités :

    • Pouria Amirshahi, député écologiste de Paris

    • Isabelle Rauch, députée « Horizons et indépendants » de Moselle

    • Professeur Amine Benyamina, psychiatre, addictologue, chef du service psychiatrie et addictologie à l’hôpital Paul-Brousse Villejuif

    • Louis Boyard, député « La France Insoumise » du Val-de-Marne

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    1 ora e 2 min
  • Groenland : l’impossibilité d’une île | Chaque voix compte - 15/01/2026
    Jan 15 2026

    À LA UNE / Groenland : l’impossibilité d’une île

    Après son intervention militaire au Vénézuéla, les velléités répétées de Donald Trump envers le Groenland, territoire appartenant à la couronne danoise, ont suscité de vives réactions en Europe. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a acté, jeudi 15 janvier 2026, l'existence d'un « désaccord fondamental » avec les États-Unis sur l'avenir du Groenland, au lendemain d'une rencontre entre les dirigeants des deux pays. En France, Emmanuel Macron a convoqué en urgence le même jour, à 8 heures, un conseil de défense pour aborder à la fois la révolte iranienne et la situation au Groenland. Plus tard dans la journée, le président de la République est revenu sur l’évènement lors de son discours de vœux prononcé aux Armées. Il a notamment évoqué une actualisation de la loi de programmation militaire qui « prévoit pour la période 2026-2030 un effort supplémentaire de 36 milliards d’euros pour accélérer notre réarmement, dont 3,5 milliards d’euros en 2026 ». Dans ce contexte, les européens ont, selon le chef d’Etat, « une responsabilité particulière » envers le Groenland qui justifie l’envoi immédiat d’une première équipe militaire sur place, qui « sera renforcée dans la prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes ». D’autres alliés de l’Otan, dont l’Allemagne et la Suède, participent à cette mission « Arctic Endurance » réclamée par Copenhague. Si un nombre limité de militaires doit être déployé pour une mission dite de « reconnaissance », les pays européens envoient toutefois un message d’unité et de soutien au Danemark face à la convoitise grandissante de Donald Trump, qui a déclaré : « Si nous n’y allons pas, la Chine va y aller, et la Russie aussi ». Jusqu’où iront les forces de l’Otan pour sécuriser l’Arctique, quitte à briser cette alliance fondamentale pour l’ordre international ?


    Invités :

    - Romuald Sciora, directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l’IRIS, essayiste

    - Marjorie Paillon, journaliste spécialiste de la politique américaine

    - Christopher Weissberg, député « Ensemble pour la République » des Français établis hors de France


    Chroniques :

    « Quelle histoire ! » : Quand Annie Genevard tente la politique en mode « tuto cuisine »… par Laurent Guimier

    « Le mot du jour » : TRAVAIL par Mariette Darrigrand


    LA QUESTION QUI FÂCHE / 1er mai : faut-il libérer le travail ?

    Le 22 janvier 2026, l’Assemblée nationale examinera une proposition de loi pour faciliter l’ouverture des commerces le 1er mai. Actuellement, les commerces ne sont pas autorisés à faire travailler leurs salariés ce jour-là, sous peine d’une amende de 750 euros par salarié. En revanche, cette règle ne s’applique pas aux services dont les activités ne peuvent être interrompues, telles que les transports publics ou les hôpitaux. Portée par le président des sénateurs centristes, Hervé Marseille, la proposition de loi étend les dérogations aux boulangeries, aux fleuristes, ainsi qu’aux théâtres et aux cinémas. Elle prévoit également que le 1er mai reste payé double pour ceux qui travaillent, sur la base du volontariat uniquement. Si ces dérogations permettraient de générer 1,5 milliards d’euros de recettes, d’après des estimations de l’Insee, les syndicats s’y opposent. Ils demandent aux députés de sauver ce jour « férié et chômé » et ne croient pas au principe du volontariat. Par ailleurs, l’extension des dérogations se fera, selon les syndicats, « au détriment des petits commerces indépendants de proximité qui pouvaient jusqu'ici déjà ouvrir ce jour sans subir la concurrence des grandes entreprises ». Ce jour férié commémore en outre « les luttes pour les droits des travailleuses et des travailleurs », rappellent-ils.Le 1er mai chômé est-il en danger ?


    Invités :

    - Danièle Obono, députée « La France Insoumise » de Paris

    - Nicolas Ray, député « Droite Républicaine » de l’Allier

    - Dominique Anract, Président de la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française

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    1 ora e 7 min
  • Iran : un massacre sans précédent | Chaque voix compte - 14/01/2026
    Jan 14 2026

    À LA UNE / Iran : un massacre sans précédent


    « Il semble que nous soyons confrontés à la répression la plus brutale de l’histoire récente de l’Iran, et elle doit cesser immédiatement », a déclaré mercredi 14 janvier Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Depuis le 28 décembre, des manifestations massives ont lieu dans le pays. Dénonçant initialement une situation économique instable et précaire, la mobilisation en Iran n’a pas tardé à s’élargir pour cibler plus directement le gouvernement en place et réclamer la fin au régime de l’Ayatollah Ali Khamenei. Face à cela, le gouvernement décide de réprimer par la force les manifestants d’opposition. Alors que les images de dizaines de milliers de manifestants violentés circulent sur les réseaux sociaux, l’ONG Human Rights Watch fait état « de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays » et le média d’opposition Iran International recense entre 12 000 et 20 000 morts. Les chiffres sont approximatifs car, face à la pression internationale, le gouvernement iranien a décidé, le 8 janvier 2026, de couper l'accès Internet, faisant du mouvement une répression à huis-clos. Les autorités iraniennes ont alors tenté de reprendre le contrôle de la rue en organisant des rassemblements massifs à travers le pays. À Washington, après avoir menacé d’intervenir, Donald Trump dit étudier les options qui se présentent à lui, allant de cyberattaques à des frappes ciblées. « L’Iran veut négocier (…) une rencontre est en cours de préparation », assure le Président américain. La Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a promis des "sanctions rapides" contre le régime iranien. Jusqu’où ira la répression diligentée par les Mollahs ?


    Invités :

    Ayda Hadizadeh, députée socialiste du Val d’Oise

    Sepideh Farsi, réalisatrice iranienne

    Gallagher Fenwick, grand reporter

    « Les off de Lou » : Agriculteurs et politiques, les illusions perdues par Lou Fritel


    « Quelle histoire ! » : Reza Pahlavi, le prince qui se rêve Shah par Laurent Guimier


    LA QUESTION QUI FÂCHE / Qui pour calmer la colère agricole ?


    Dès l'aube, des dizaines de tracteurs sont entrés dans Paris le mercredi 14 janvier, cette fois-ci aux couleurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs, pour exiger des « actes concrets et immédiats » du gouvernement qui peine à faire face à la colère agricole. Environ 350 tracteurs ont été recensés pour dans la capitale par la préfecture de police. Les premières mobilisations lancées par les syndicats de la Coordination rurale dénonçaient la gestion sanitaire de l’épidémie de dermatose nodulaire et l’accord entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. En écho, La France Insoumise et Le Rassemblement national ont déposé des motions de censure contre le gouvernement qui ont été rejetées. Mardi 13 janvier, Sébastien Lecornu a annoncé qu’il présenterait en mars un projet de « loi d'urgence » sur la politique de l'eau, la prédation du loup et les moyens de production, qui sera examiné par le Parlement "avant l'été". La promesse gouvernementale sera-t-elle suffisante pour calmer cette colère agricole ?


    Invités :

    Benoît Biteau, député écologiste de Charente-Maritime

    Éric Martineau, député « Les démocrates » de la Sarthe

    Gaëtan Dussausaye, député « Rassemblement National » des Vosges

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    1 ora e 6 min
  • Procès de Marine Le Pen en appel : fin de course ou nouveau départ ? | Chaque voix compte - 13/01/2026
    Jan 13 2026

    À LA UNE / Procès de Marine Le Pen en appel : fin de course ou nouveau départ ?


    Mardi 13 janvier 2025, la cheffe de file de l’extrême droite, Marine Le Pen, débute son procès en appel. La décision de mars 2025 en première instance avait provoqué une déflagration politique : la favorite pour 2027 a été jugée coupable d’avoir joué un rôle central dans la mise en place, entre 2004 et 2016, d’un « système » de rémunération sur des fonds européens d’assistants parlementaires qui travaillaient en réalité pour le parti. La présidente des députés du Rassemblement national avait été condamnée à quatre ans de prison, dont deux fermes, 100 000 euros d’amende mais également cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Cette mesure l’empêche de se présenter à la prochaine élection présidentielle alors que les sondages placent le RN en tête. Ayant toujours contesté ces chefs d’accusation, Marine Le Pen avait dénoncé une « mise à mort politique » et avait demandé à être rejugée rapidement. Si sa peine d'inéligibilité est confirmée, la triple candidate à la présidentielle promet de passer le relais à son dauphin Jordan Bardella. Alors que deux journées d'audience lui seront consacrées et que la décision de justice n'est pas attendue avant l'été 2026, Marine Le Pen compte-t-elle faire évoluer sa stratégie de défense ?


    Invités :

    - Bertrand Périer, avocat à la Cour de Cassation et au Conseil d’Etat, spécialiste de l’art oratoire

    - Lou Fritel, journaliste politique à « Paris Match »

    - Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion d'Ipsos-BVA

    - En visioconférence : Manon Lefebvre, secrétaire nationale du Syndicat de la Magistrature


    Chroniques :

    « Quelle histoire ! » : « Com’ pol, l’american touch ! » par Laurent Guimier

    « Le chiffre du jour » : « Où trouver 15 milliards ? » par Fanny Guinochet


    LA QUESTION QUI FÂCHE / Budget : faut-il passer en force ?


    Le projet de budget de l’Etat pour 2026 revient, mardi 13 janvier 2026, dans l’Hémicycle. Les parlementaires n’étant pas parvenus à trouver un accord en décembre 2025, les députés entament une nouvelle lecture de la version du Sénat, en présence du Premier ministre, Sébastien Lecornu. Le rejet du projet de loi en commission a renforcé les tensions autour du texte. Sans compromis en vue, le recours au 49.3 bruisse dans les couloirs de l’Assemblée. La loi spéciale, votée dans l’urgence fin décembre, a assuré la continuité des actions de l’Etat et des administrations, mais ne permet de pallier que temporairement l’absence de véritable texte budgétaire. Dans une séquence à rallonge, le gouvernement assure qu’il y aura un budget « fin janvier ». Son objectif : ramener le déficit sous la barre des 5 % en 2026, contre 5,4 % en 2025. Si Sébastien Lecornu s’était engagé à ne pas utiliser le 49.3 pour faire adopter le projet de loi de finances, en accord avec les socialistes, sa promesse semble de plus en plus difficile à tenir. « Rien n'est exclu », a d’ailleurs répété la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, à propos du recours au 49.3 ou à celui des ordonnances, ces textes édictés par le gouvernement sans l'aval du Parlement. Le passage en force est-il inévitable ?


    Invités :

    - Daniel Labaronne, député « Ensemble Pour la République » d’Indre-et-Loire

    - Estelle Mercier, députée socialiste de Meurthe-et-Moselle

    - Marie-Christine Dalloz, députée « Droite Républicaine » du Jura


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    1 ora e 6 min
  • Maire, chouchou des Français... vraiment ? | Chaque voix compte - 09/01/2026
    Jan 9 2026

    À LA UNE / Maire, chouchou des Français... vraiment ?

    Avec 69% d'opinions favorables, selon une étude du Cevipof, les maires sont les élus préférés des Français. Ils jonglent chaque jour entre responsabilités administratives, gestion des services publics, dialogue avec les habitants et urgences imprévues. Cette proximité expose aussi les maires à des tensions croissantes : insultes, menaces et parfois violences physiques viennent fragiliser l'exercice du mandat. En 2024, 2 500 élus municipaux ont été agressés. Depuis 2020, plus de 2 200 maires ont démissionné, un phénomène sans précédent. Dans ce contexte, la nouvelle loi sur le statut des maires, promulguée le 23 décembre 2025, vise à renforcer la reconnaissance de leur rôle et à améliorer leurs conditions d'exercice. Alors que les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars 2026, la fonction de maire est-elle toujours attractive ?


    Invités :

    - Philippe Rio, maire PCF de Grigny,

    - Nadège Azzaz, maire socialiste de Châtillon,

    - Jean-François Vigier, maire UDI de Bures-sur-Yvette, vice-président de l'AMF,

    - Brice Soccol, politologue, co-auteur de « L'écharpe et les tempêtes » (éditions de l'Aube).

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    1 ora e 7 min
  • Donald Trump, le chaos… Et nous ? | Chaque voix compte - 08/01/2026
    Jan 9 2026

    À LA UNE / Donald Trump, le chaos… Et nous ?


    Les États-Unis « se détournent progressivement » de certains alliés : dans son discours prononcé devant les ambassadrices et ambassadeurs français, réunis le jeudi 8 janvier à l’Elysée, Emmanuel Macron a souligné « l’impérialisme » et « l’agressivité néocoloniale » auxquels s’apparente l’action de Donald Trump. Cinq jours après l’intervention militaire américaine au Vénézuéla, ayant conduit à l’arrestation du président Nicolas Maduro et de son épouse, le chef de l’État s’alarme face aux grandes puissances qui « s’affranchissent des règles internationales ». Détaillant les orientations de la politique étrangère française pour 2026, Emmanuel Macron en appelle à la fermeté de la France et de l’Europe pour prévenir tout effacement : réduire les dépendances à l’égard des États-Unis et de la Chine, refuser toute « vassalisation » et combattre le « défaitisme » face à une brutalisation croissante des rapports diplomatiques. Alors que Donald Trump, après de nouvelles revendications sur le Groenland, affirme être prêt à recourir à la force militaire, les Européens se disent prêts à « riposter » à toute forme de pression américaine contre un membre de l’Otan, selon le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Dans ce contexte, Emmanuel Macron plaide pour une accélération du « déploiement d’une politique de préférence européenne ». Comment la France peut-elle se positionner dans ce nouvel ordre mondial ?


    Invités :

    - Gallagher Fenwick, grand reporter

    - Bénédicte Tassart, rédactrice en chef du service international de RTL

    - Nathalie Loiseau, députée européenne « Renew »


    Chroniques :


    « Quelle histoire ! » : De Villepin… De retour ! par Laurent Guimier

    « Le mot du jour » : AGRICIDE par Mariette Darrigrand


    LA QUESTION QUI FÂCHE / Peut-on encore calmer la colère agricole ?


    Bravant les interdictions préfectorales, des centaines d’agriculteurs ont répondu à l’appel de la Coordination rurale ce jeudi 8 janvier et ont fait irruption dans la capitale. Certains convois ont été immobilisés à Porte d’Auteuil, dans l’ouest parisien, mais une vingtaine de tracteurs ont pu contourner les barrages policiers et gagner le centre de Paris. Leur manifestation a culminé devant l’Assemblée nationale, où les agriculteurs ont voulu interpeler directement les élus. Les agriculteurs mettent notamment en cause la gestion sanitaire de l’épidémie de dermatose nodulaire et l’accord entre l’Union européenne et les pays du Mercosur qui pourrait être signé ce lundi 12 janvier. Si la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, dénonce des « actions illégales » à Paris, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, est allée à la rencontre des agriculteurs devant le Palais Bourbon. Accueillie par des sifflets et des insultes, la présidente de l’Assemblée a néanmoins rappelé qu’il était « normal que cette colère s’exprime », après avoir été exfiltrée par la police. Face aux manifestations des agriculteurs, Emmanuel Macron a annoncé que la France voterait contre l’accord UE-Mercosur. Cela sera-t-il suffisant pour apaiser les tensions ?


    Invités :

    - Aurélie Trouvé, députée « la France Insoumise » de Seine-Saint-Denis

    - Martin Garagnon, conseiller national Renaissance

    - Cédric Pouget, éleveur bovin dans l’Aveyron, trésorier de la Coordination Rurale

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    1 ora e 6 min