Trois raisons de jouer à Relooted: le premier jeu autour du futurisme africain copertina

Trois raisons de jouer à Relooted: le premier jeu autour du futurisme africain

Trois raisons de jouer à Relooted: le premier jeu autour du futurisme africain

Ascolta gratuitamente

Vedi i dettagli del titolo

A proposito di questo titolo

Retour sur le jeu sud-africain Relooted qui est sorti le 10 février dernier. La rédaction propose trois bonnes raisons d'y jouer.

C'est lors du Summer Game Fest, cet été, que le jeu Relooted a été annoncé. Depuis, il a fait le tour d’internet en raison de son message politique, puisqu’on y incarne un groupe d’Africains qui récupèrent et restituent à leurs propriétaires des objets d’art africains spoliés. J’ai bien évidemment testé le jeu et j'ai listé pour vous trois bonnes raisons de jouer à Relooted.

1/ Un jeu vidéo de cambriolage pas comme les autres

Relooted s’inspire des nombreux films de cambriolage à la Ocean’s Eleven, où un groupe prépare le coup du siècle. Mais contrairement à ces films ou à d’autres jeux qui simulent le vol, dans Relooted, il n’y a pas de violence. On a bien mieux : on se réunit autour d’une table avec son équipe pour organiser son infiltration dans les musées. Une fois sur place, on prépare sa trajectoire à l’aide de nos complices, ensuite, on récupère les artefacts africains, ce qui déclenche une alarme, puis on court pour sortir le plus rapidement possible afin de ne pas se faire attraper.

C’est donc un jeu principalement axé sur des casse-têtes pour trouver la meilleure trajectoire, ajouté à du parkour et du speedrun, autrement dit une course contre-la-montre. Tout ceci en fait un jeu amusant, mais qui nécessite de la réflexion, tout en étant non violent. Relooted est de fait totalement adapté aux plus jeunes et il est justement jouable dès l’âge de 7 ans sur les plateformes Steam, Xbox Series et Epic Games Store.

2/ Le premier jeu vidéo autour du futurisme africain

Ensuite, Relooted est le premier jeu vidéo, et même l’un des rares médiums culturels, à aborder le futurisme africain. On entend souvent parler d’afrofuturisme, mais plus rarement de futurisme africain. Pourtant, ils sont différents.

Nous connaissons tous les films Black Panther qui se déroulent dans un futur imaginaire créé par des Afro-Américains. Le futurisme africain s’en rapproche. La différence réside plutôt dans le fait que le futurisme africain s’imprègne plus encore des cultures, mythologies et points de vue des Africains. Après tout, Relooted se déroule dans un Johannesburg à la fin du 21ᵉ siècle avec des décors qui mélangent la ville du futur aux cultures sud-africaines.

On y retrouve une authenticité sans pareille avec des accents de différents pays africains joués par des acteurs originaires de ces pays. Mais au-delà du contenu du jeu, c’est également la première fois qu’un jeu vidéo développé par une équipe panafricaine aura une audience mondiale, ce qui contribue à renforcer la place de l’Afrique sur le marché du jeu vidéo.

À lire aussiPourquoi l'Afrique récolte toujours des miettes dans «Les Sims»?

3/ Un jeu vidéo éducatif et actuel

N’oublions pas la raison pour laquelle on va cambrioler des musées : les artefacts. Dans Relooted, il y a plus de 70 véritables objets d’art africains à récupérer. Et justement, une fois les œuvres récupérées, on les donne au Musée des civilisations noires qui existe vraiment à Dakar, au Sénégal. Mais on a aussi tout le loisir de les découvrir à travers un menu dédié à la vraie histoire de ces œuvres, comme la couronne éthiopienne, l’oiseau Porpianong de Côte d’Ivoire ou encore les bronzes du Bénin.

Les développeurs de Relooted souhaitaient aider la diaspora à se reconnecter à l’histoire du continent africain dont, on le rappelle, 80 % du patrimoine culturel se trouve dans le reste du monde. Et justement, pour faciliter la restitution des œuvres conservées en France, le Sénat vient d’adopter une loi-cadre concernant les objets pillés durant la période coloniale. Et quoi de mieux pour marquer ce moment qu'un jeu vidéo qui sensibilise sur le sujet ?

À lire aussiFrance: la loi pour simplifier les restitutions de biens culturels examinée au Sénat

Ancora nessuna recensione