• Comprendre et agir dans la complexité : Séminaire du 18 février 2026
    Feb 18 2026

    Présentation


    Ce que l’on nomme aujourd’hui la « crise de l’Occident » correspond à l’éclatement du dispositif binaire qui opposait l’homme-sujet cartésien, maître et possesseur de la nature, à un monde-objet. L’effondrement de cette cosmovision et de son axe central – le « sens de l’histoire », qui orientait nos actes vers un futur-promesse – nous confronte désormais à une dispersion radicale. Là où la modernité percevait des processus convergents, lisibles et maîtrisables par la rationalité, nous ne rencontrons plus qu’une multiplicité de parties déliées, sans tout.


    Face à cette déliaison, se multiplient les prétendants à l’instauration d’un nouvel ordre social : technocrates de la Silicon Valley, fondamentalismes identitaires ou religieux, tribus postmodernes, et jusqu’à l’individu lui-même, héritier d’un individualisme désormais vidé du sens que la modernité lui conférait. Tout se passe comme si nous étions condamnés à choisir entre un nihilisme individualiste et une nouvelle métaphysique de la promesse.


    Objectifs


    Dans ce contexte, l’objectif de ce séminaire peut se résumer ainsi : chercher une nouvelle « terre ferme » permettant de structurer un agir et donc une réalité qui échappe à ces deux impasses. Ce point d’ancrage, ce « lieu où atterrir », il faut, selon nous, le chercher dans une pensée de la situation capable d’éviter à la fois l’abstraction de l’universel abstrait et le relativisme réducteur.


    Nous tenterons donc d’esquisser les contours de ce que l’on appelle aujourd’hui une situation. Car, étonnamment, ce concept demeure privé d’une véritable théorie qui en établisse les fondements en tant qu’unité unifiante. Pour reprendre une formule de saint Augustin : si chacun saisit intuitivement ce qu’est une situation, cette évidence se dérobe dès lors qu’on en interroge l’être même.


    Ce séminaire réside dans le désir de construire un lieu de théorisation et de production de pratiques. On invite ainsi les participants à une « écoute active « . Autrement dit, il leur est proposé d’articuler le cours du séminaire avec leurs réalités et difficultés concrètes, que ce soit dans leur travail ou dans leurs liens sociaux.


    Nous demandons, avant et pendant chaque séance, que celles et ceux intéressés par cette invitation nous fassent parvenir leurs éventuelles questions, demandes et propositions afin de nous permettre de développer un processus de travail collectif.

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    2 ore e 6 min
  • Comprendre et agir dans la complexité : Séminaire du 21 janvier 2026
    Jan 21 2026

    Présentation


    Ce que l’on nomme aujourd’hui la « crise de l’Occident » correspond à l’éclatement du dispositif binaire qui opposait l’homme-sujet cartésien, maître et possesseur de la nature, à un monde-objet. L’effondrement de cette cosmovision et de son axe central – le « sens de l’histoire », qui orientait nos actes vers un futur-promesse – nous confronte désormais à une dispersion radicale. Là où la modernité percevait des processus convergents, lisibles et maîtrisables par la rationalité, nous ne rencontrons plus qu’une multiplicité de parties déliées, sans tout.


    Face à cette déliaison, se multiplient les prétendants à l’instauration d’un nouvel ordre social : technocrates de la Silicon Valley, fondamentalismes identitaires ou religieux, tribus postmodernes, et jusqu’à l’individu lui-même, héritier d’un individualisme désormais vidé du sens que la modernité lui conférait. Tout se passe comme si nous étions condamnés à choisir entre un nihilisme individualiste et une nouvelle métaphysique de la promesse.


    Objectifs


    Dans ce contexte, l’objectif de ce séminaire peut se résumer ainsi : chercher une nouvelle « terre ferme » permettant de structurer un agir et donc une réalité qui échappe à ces deux impasses. Ce point d’ancrage, ce « lieu où atterrir », il faut, selon nous, le chercher dans une pensée de la situation capable d’éviter à la fois l’abstraction de l’universel abstrait et le relativisme réducteur.


    Nous tenterons donc d’esquisser les contours de ce que l’on appelle aujourd’hui une situation. Car, étonnamment, ce concept demeure privé d’une véritable théorie qui en établisse les fondements en tant qu’unité unifiante. Pour reprendre une formule de saint Augustin : si chacun saisit intuitivement ce qu’est une situation, cette évidence se dérobe dès lors qu’on en interroge l’être même.


    Ce séminaire réside dans le désir de construire un lieu de théorisation et de production de pratiques. On invite ainsi les participants à une « écoute active « . Autrement dit, il leur est proposé d’articuler le cours du séminaire avec leurs réalités et difficultés concrètes, que ce soit dans leur travail ou dans leurs liens sociaux.


    Nous demandons, avant et pendant chaque séance, que celles et ceux intéressés par cette invitation nous fassent parvenir leurs éventuelles questions, demandes et propositions afin de nous permettre de développer un processus de travail collectif.

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    1 ora e 57 min
  • Comprendre et agir dans la complexité : Séminaire du 17 décembre 2025
    Dec 17 2025

    Présentation


    Ce que l’on nomme aujourd’hui la « crise de l’Occident » correspond à l’éclatement du dispositif binaire qui opposait l’homme-sujet cartésien, maître et possesseur de la nature, à un monde-objet. L’effondrement de cette cosmovision et de son axe central – le « sens de l’histoire », qui orientait nos actes vers un futur-promesse – nous confronte désormais à une dispersion radicale. Là où la modernité percevait des processus convergents, lisibles et maîtrisables par la rationalité, nous ne rencontrons plus qu’une multiplicité de parties déliées, sans tout.


    Face à cette déliaison, se multiplient les prétendants à l’instauration d’un nouvel ordre social : technocrates de la Silicon Valley, fondamentalismes identitaires ou religieux, tribus postmodernes, et jusqu’à l’individu lui-même, héritier d’un individualisme désormais vidé du sens que la modernité lui conférait. Tout se passe comme si nous étions condamnés à choisir entre un nihilisme individualiste et une nouvelle métaphysique de la promesse.


    Objectifs


    Dans ce contexte, l’objectif de ce séminaire peut se résumer ainsi : chercher une nouvelle « terre ferme » permettant de structurer un agir et donc une réalité qui échappe à ces deux impasses. Ce point d’ancrage, ce « lieu où atterrir », il faut, selon nous, le chercher dans une pensée de la situation capable d’éviter à la fois l’abstraction de l’universel abstrait et le relativisme réducteur.


    Nous tenterons donc d’esquisser les contours de ce que l’on appelle aujourd’hui une situation. Car, étonnamment, ce concept demeure privé d’une véritable théorie qui en établisse les fondements en tant qu’unité unifiante. Pour reprendre une formule de saint Augustin : si chacun saisit intuitivement ce qu’est une situation, cette évidence se dérobe dès lors qu’on en interroge l’être même.


    Ce séminaire réside dans le désir de construire un lieu de théorisation et de production de pratiques. On invite ainsi les participants à une « écoute active « . Autrement dit, il leur est proposé d’articuler le cours du séminaire avec leurs réalités et difficultés concrètes, que ce soit dans leur travail ou dans leurs liens sociaux.


    Nous demandons, avant et pendant chaque séance, que celles et ceux intéressés par cette invitation nous fassent parvenir leurs éventuelles questions, demandes et propositions afin de nous permettre de développer un processus de travail collectif.

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    1 ora e 48 min
  • Comprendre et agir dans la complexité : Séminaire du 19 novembre 2025
    Nov 19 2025

    Dans cette intervention, l'auteur adopte un point de vue critique et réflexif sur la manière dont nous concevons la liberté, la nécessité, et la relation entre l'humain et le vivant dans le contexte contemporain. Il remet en question la vision traditionnelle qui oppose liberté et déterminisme, en proposant une épistémologie non substantielle inspirée de Spinoza, où la liberté n'est pas en opposition avec la nécessité, mais plutôt comprise comme la connaissance de ses propres déterminations.


    L'auteur insiste sur le fait que dans une telle perspective, ce qui nous apparaît comme des accidents ou des événements aléatoires ne sont en réalité que des expressions de mécanismes nécessaires, inscrits dans une ontologie où tout est lié par la nécessité. Il souligne que cette approche permet de sortir de l'illusion d'un sujet substantiel et autonome, en montrant que notre existence et nos actions sont profondément déterminées par des dispositifs, des mécanismes, et des conditions extérieures.


    Il évoque également la question de l'hybridation entre le biologique et l'artefactuel, notamment dans le contexte des technologies avancées et des enjeux écologiques, en soulignant que la véritable cause ou agent de changement ne peut être autre que le vivant lui-même. La domination technologique ou artificielle, si elle ne s'appuie pas sur une reconnaissance de la singularité du vivant, risque de conduire à la destruction plutôt qu'à la libération.


    Enfin, l'auteur insiste sur la nécessité de repenser la liberté non comme une opposition à la nécessité, mais comme une connaissance de ses propres déterminations, tout en évitant l'écueil solipsiste. Il invite à une compréhension où la puissance d'agir et la capacité à être affecté sont indissociables, et où la figure de l'organisme ou de l'organisme collectif devient un point central pour penser une liberté authentique, autonome, et respectueuse de la complexité du vivant.

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    1 ora e 56 min
  • Comprendre et agir dans la complexité : Séminaire du 22 octobre 2025
    Oct 22 2025

    Présentation


    Ce que l’on nomme aujourd’hui la « crise de l’Occident » correspond à l’éclatement du dispositif binaire qui opposait l’homme-sujet cartésien, maître et possesseur de la nature, à un monde-objet. L’effondrement de cette cosmovision et de son axe central – le « sens de l’histoire », qui orientait nos actes vers un futur-promesse – nous confronte désormais à une dispersion radicale. Là où la modernité percevait des processus convergents, lisibles et maîtrisables par la rationalité, nous ne rencontrons plus qu’une multiplicité de parties déliées, sans tout.


    Face à cette déliaison, se multiplient les prétendants à l’instauration d’un nouvel ordre social : technocrates de la Silicon Valley, fondamentalismes identitaires ou religieux, tribus postmodernes, et jusqu’à l’individu lui-même, héritier d’un individualisme désormais vidé du sens que la modernité lui conférait. Tout se passe comme si nous étions condamnés à choisir entre un nihilisme individualiste et une nouvelle métaphysique de la promesse.


    Objectifs


    Dans ce contexte, l’objectif de ce séminaire peut se résumer ainsi : chercher une nouvelle « terre ferme » permettant de structurer un agir et donc une réalité qui échappe à ces deux impasses. Ce point d’ancrage, ce « lieu où atterrir », il faut, selon nous, le chercher dans une pensée de la situation capable d’éviter à la fois l’abstraction de l’universel abstrait et le relativisme réducteur.


    Nous tenterons donc d’esquisser les contours de ce que l’on appelle aujourd’hui une situation. Car, étonnamment, ce concept demeure privé d’une véritable théorie qui en établisse les fondements en tant qu’unité unifiante. Pour reprendre une formule de saint Augustin : si chacun saisit intuitivement ce qu’est une situation, cette évidence se dérobe dès lors qu’on en interroge l’être même.


    Ce séminaire réside dans le désir de construire un lieu de théorisation et de production de pratiques. On invite ainsi les participants à une « écoute active « . Autrement dit, il leur est proposé d’articuler le cours du séminaire avec leurs réalités et difficultés concrètes, que ce soit dans leur travail ou dans leurs liens sociaux.


    Nous demandons, avant et pendant chaque séance, que celles et ceux intéressés par cette invitation nous fassent parvenir leurs éventuelles questions, demandes et propositions afin de nous permettre de développer un processus de travail collectif.

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    1 ora e 51 min
  • Présentation du livre « A l'école des compétences » par Angélique Del Rey
    Oct 1 2025

    Professeure de philosophie, elle a été confrontée comme nombre d’enseignants à une forte incitation émanant de l’Éducation nationale : celle d’évaluer systématiquement les » compétences acquises » par les élèves, sur des critères préétablis. Frappée par l’utilitarisme de cette méthode, elle a voulu en savoir plus sur son origine.
    À sa grande surprise, elle a découvert l’omniprésence de l' » approche par compétences » dans l’éducation : depuis les années 1980, celle-ci est de plus en plus utilisée, dans les pays du Nord comme du Sud, de la maternelle à l’université, pour l’évaluation personnelle des élèves comme pour celle des systèmes éducatifs nationaux. Ce qui l’a amenée à explorer un univers méconnu : celui du » marché des compétences « , fondé sur la théorie du » capital humain « , promue par des institutions internationales comme l’OCDE et l’Unesco.
    Dans son livre, elle plaide pour qu’enseignants et parents encouragent, par leur éducation, les jeunes à « suivre leur chemin », quitte à les mettre en conflit avec les principes utilitaristes qui prévalent.

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    1 ora e 47 min
  • Comprendre et agir dans la complexité : Séminaire du 25 septembre 2025
    Sep 24 2025

    Présentation


    Ce que l’on nomme aujourd’hui la « crise de l’Occident » correspond à l’éclatement du dispositif binaire qui opposait l’homme-sujet cartésien, maître et possesseur de la nature, à un monde-objet. L’effondrement de cette cosmovision et de son axe central – le « sens de l’histoire », qui orientait nos actes vers un futur-promesse – nous confronte désormais à une dispersion radicale. Là où la modernité percevait des processus convergents, lisibles et maîtrisables par la rationalité, nous ne rencontrons plus qu’une multiplicité de parties déliées, sans tout.


    Face à cette déliaison, se multiplient les prétendants à l’instauration d’un nouvel ordre social : technocrates de la Silicon Valley, fondamentalismes identitaires ou religieux, tribus postmodernes, et jusqu’à l’individu lui-même, héritier d’un individualisme désormais vidé du sens que la modernité lui conférait. Tout se passe comme si nous étions condamnés à choisir entre un nihilisme individualiste et une nouvelle métaphysique de la promesse.


    Objectifs


    Dans ce contexte, l’objectif de ce séminaire peut se résumer ainsi : chercher une nouvelle « terre ferme » permettant de structurer un agir et donc une réalité qui échappe à ces deux impasses. Ce point d’ancrage, ce « lieu où atterrir », il faut, selon nous, le chercher dans une pensée de la situation capable d’éviter à la fois l’abstraction de l’universel abstrait et le relativisme réducteur.


    Nous tenterons donc d’esquisser les contours de ce que l’on appelle aujourd’hui une situation. Car, étonnamment, ce concept demeure privé d’une véritable théorie qui en établisse les fondements en tant qu’unité unifiante. Pour reprendre une formule de saint Augustin : si chacun saisit intuitivement ce qu’est une situation, cette évidence se dérobe dès lors qu’on en interroge l’être même.


    Ce séminaire réside dans le désir de construire un lieu de théorisation et de production de pratiques. On invite ainsi les participants à une « écoute active « . Autrement dit, il leur est proposé d’articuler le cours du séminaire avec leurs réalités et difficultés concrètes, que ce soit dans leur travail ou dans leurs liens sociaux.


    Nous demandons, avant et pendant chaque séance, que celles et ceux intéressés par cette invitation nous fassent parvenir leurs éventuelles questions, demandes et propositions afin de nous permettre de développer un processus de travail collectif.

    Site du Collectif Malgré Tout

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    1 ora e 36 min
  • Penser et agir dans la complexité : Séminaire du 11 juin 2025
    Jun 11 2025


    Séminaire de Bastien CANY et Miguel BENASAYAG filmé par Christian Mrasilevici

    Face à la crise de l’universalisme, le devenir de notre époque semble désormais se disputer entre deux tendances opposées. D’un côté, le remake d’un universel réchauffé aussi bien par les nostalgiques de l’humanisme que par les fondamentalistes de tous bords qui voient encore le monde comme une globalité gouvernée par des lois immuables. De l’autre, un hyperindividualisme, celui de l’individu devenu « profil », soi-disant libéré de toutes déterminations, pour lequel nous serions entrés dans une ère de « post-vérité » où subsisteraient simplement des points de vue.

    Entre ces deux caricatures, il s’agit, selon nous, de comprendre en quoi la situation est la bonne mesure pour appréhender la complexité sans rétablir l’absolu d’un tout englobant ni verser dans le nihilisme de ceux qui voient le monde comme une pure dispersion.

    La vidéo du séminaire:Quelle est la bonne mesure pour comprendre et agir dans la complexité ?

    Lien vers le site du collectif:Site internet du collectif malgré tout



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    1 ora e 57 min