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Di: Marc Frédéric GOMEZ
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Marc Frederic GOMEZ
Politica e governo
  • Ep.782 - Huawei en entreprise, sécurité et géopolitique - Épisode spécial du samedi 17 octobre 2026
    Oct 17 2026
    🎙️ Épisode spécial, en réponse au message d'un auditeur sur le répondeur de RadioCSIRT : l'usage d'équipements Huawei dans un réseau d'entreprise, entre constats d'audit et cadre réglementaire, sur les segments LAN, WLAN et WAN.🔎 Le Huawei Cyber Security Evaluation Centre (HCSEC), financé par Huawei et dont les conclusions remontent au NCSC britannique, a relevé pendant plusieurs années des défauts graves et systémiques dans l'ingénierie logicielle et la cybersécurité du groupe. Son comité de supervision attribue ces défauts à des processus de mauvaise qualité, sans établir de lien avec une ingérence de l'État chinois. Il pointe une incapacité à garantir qu'une faille corrigée l'est dans toutes les versions déployées, et des composants tiers obsolètes, dont des vulnérabilités OpenSSL non corrigées remontant pour certaines à 2006. Aucun audit public britannique n'a établi de backdoor intentionnelle en plus d'une décennie, et le programme de 2 milliards de dollars annoncé par Huawei n'avait pas convaincu le comité, qui n'offre qu'une assurance limitée.🐛 Le 23 juillet 2025, Post Luxembourg a subi une interruption nationale de plusieurs heures de ses services fixes, mobiles et d'urgence. Selon SDxCentral, une zero-day dans le logiciel de routeurs d'entreprise Huawei, déclenchée par un trafic réseau spécialement construit, provoquait des redémarrages en boucle : un déni de service sur l'équipement, la technique MITRE ATT&CK T1499. Huawei ne connaissait pas cette faille et n'a pas pu proposer de remédiation immédiate. La même source relève que les CVE du logiciel réseau d'entreprise de Huawei passent désormais par un portail client restreint plutôt que par une publication ouverte, ce qui réduit la visibilité des organisations sans contrat de support actif.🛡️ Les switches de la série S, les routeurs AR et NE et les pare-feux USG font l'objet de CVE régulières, de type déni de service, élévation de privilèges ou divulgation d'information, d'une nature comparable à celles des autres équipementiers du marché.🔐 Depuis 2019, Huawei ouvre à certains partenaires des centres de transparence à Bruxelles, Bonn et au Royaume-Uni, avec accès au code source et tests indépendants. Selon SecurityWeek, des observateurs doutent qu'un audit de code mené dans un cadre fermé et à capacité limitée suffise à établir un niveau de sécurité à l'échelle du groupe.🏭 Depuis son inscription sur l'Entity List américaine en 2019 et le durcissement des restrictions sur les semi-conducteurs avancés, Huawei réoriente une partie de son approvisionnement vers des fondeurs chinois. L'effet de cette contrainte sur les pièces détachées et le support à long terme de la gamme entreprise n'est pas documenté publiquement de façon vérifiable.⚖️ L'article 7 de la loi chinoise sur le renseignement national, en vigueur depuis juin 2017, oblige toute organisation et tout citoyen à soutenir les activités de renseignement et à garder le secret, et l'article 14 permet aux services d'exiger cette coopération. Une première lecture relève que cette obligation ne figure pas au chapitre des sanctions et existe dans d'autres lois chinoises ; une seconde, portée par des analyses juridiques occidentales, estime que l'absence d'État de droit et les structures du parti dans les entreprises permettent des directives extrajudiciaires jusqu'aux filiales à l'étranger. Les détracteurs du groupe citent aussi le passé d'ingénieur de l'APL de son fondateur. Huawei conteste toute instrumentalisation par l'État chinois et a attaqué en 2019 l'interdiction américaine, faute selon lui de preuve produite par le Congrès.🇺🇸 L'usage d'équipements Huawei et ZTE est interdit dans les agences fédérales américaines et chez leurs sous-traitants depuis 2018. La Federal Communications Commission (FCC) a inscrit les deux constructeurs sur sa Covered List en mars 2022, ce qui ferme l'accès aux fonds de l'Universal Service Fund, puis a bloqué toute nouvelle autorisation de mise sur le marché en novembre 2022. Le 26 juin 2026, la FCC étend l'interdiction aux modèles autorisés avant 2022 et vise Huawei, ZTE, Hytera, Hikvision et Dahua.🇬🇧 Depuis juillet 2020, les opérateurs britanniques ne peuvent plus acheter d'équipement 5G Huawei et doivent le retirer de leurs réseaux d'ici fin 2027, pour un coût estimé jusqu'à 2 milliards de livres sterling. Les réseaux 2G, 3G et 4G n'étaient pas visés au départ.🇩🇪 En juillet 2024, les autorités allemandes et les opérateurs Deutsche Telekom, Vodafone et Telefónica Deutschland conviennent de retirer les composants Huawei et ZTE du cœur de réseau d'ici 2026, puis des réseaux de transport et d'accès d'ici 2029, pour un coût estimé à 2,5 milliards d'euros. Selon Huawei Central, Deutsche Telekom aurait reporté à 2027 une partie du déploiement Open RAN destiné à ce remplacement.🇫🇷...
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  • Ep.781 - Atlassian Data Center, TLS post-quantique - Flash info du vendredi 16 octobre 2026
    Oct 16 2026
    🚨 Atlassian Data Center : CVE-2026-21589, CVSS de 9,3, accès à des fichiers arbitraires sans authentification, déjà présentée dans l'épisode 773 et désormais exploitée (T1190). La société Previdian a vu quinze tentatives depuis trois adresses IP, deux heures après la publication de détails techniques par watchTowr ; les tentatives restent, selon watchTowr, de la reconnaissance et du balayage de fichiers de configuration, sans usage constaté des identifiants obtenus. Ajout au catalogue KEV le 15 octobre, échéance fédérale au 18 octobre. Produits concernés : Bitbucket, Confluence, Jira Service Management, Jira Software, Bamboo, Crowd, Crucible et Fisheye Data Center. Correctifs par produit, par exemple Confluence 9.2.26 et 10.2.19, Jira Software 9.12.40, 10.3.26 et 11.3.12 ; contournements par règle de pare-feu applicatif ou retrait d'Internet à défaut de correctif immédiat.🔐 NCSC : le centre britannique publie ses réglages de TLS pour la cryptographie post-quantique, à la suite de la RFC 10024 de l'IETF sur les accords de clés hybrides en TLS 1.3. Il recommande à la fois des suites hybrides, les plus répandues dans les bibliothèques courantes, et des suites purement post-quantiques. Seul TLS 1.3 prend en charge ces algorithmes : une organisation en TLS 1.2 ou plus ancien doit migrer. Le NCSC situe la protection de la confidentialité en transit parmi les migrations prioritaires de sa feuille de route, à mener d'ici 2031, et invite à commencer dès maintenant.🛡️ OpenNMS : CVE-2026-111235, CWE-204, divergence de réponse observable dans l'API REST de Meridian et Horizon. Les règles de filtrage comparent la méthode HTTP en respectant la casse et aucune règle ne refuse par défaut : une requête à la méthode non canonique, en minuscules, passe sans authentification. Un attaquant distant et sans compte lit l'inventaire, crée, modifie ou supprime des ressources et injecte des événements pour fabriquer ou masquer des alarmes. Non exploitée, aucun PoC public selon le CERT Santé. Versions corrigées : Meridian 2024.3.14, 2025.0.11 et 2026.0.1, Horizon 36.0.5 ; pas de contournement, produits à maintenir sur réseaux privés.🪟 NordVPN : CVE-2026-106030, CVSS de 6,8, CWE-863, autorisation incorrecte dans l'application Windows. Un attaquant local peu privilégié se fait passer pour un processus de confiance, se connecte à un tube nommé et appelle deux fonctions qui arrêtent un service Windows et changent son type de démarrage (T1489). Il prive ainsi la machine de services critiques ; les services protégés par Windows, comme Microsoft Defender, restent hors d'atteinte. Corrigée en version 8.12. Faille signalée par Marcin Ressel au CERT Polonais.🐧 OpenBSD : exploit d'élévation de privilèges local vers root sur OpenBSD 7.9 (T1068), sans CVE à ce jour et sans exploitation connue. Il enchaîne un dépassement d'entier sur un compteur de mémoire partagée hérité des sources BSD de 1988 et une use after free, puis une écriture hors limites qui bascule une page mémoire en zone noyau et contourne SMAP et SMEP. La société Calif a publié analyse et code de démonstration après correction. Correctifs OpenBSD du 14 septembre pour le dépassement d'entier et du 30 septembre pour la seconde faille, sur toutes les architectures ; OpenBSD 7.8 reçoit aussi le premier.💻 Visual Studio Copilot : CVE-2026-103572, CVSS de 8,8, exécution de code à distance de gravité importante, corrigée au Patch Tuesday du 13 octobre. Un point ajouté à la fin du nom de fichier contourne le contrôle qui protège les fichiers de configuration du Copilot : les chaînes diffèrent, mais Windows retire ce point à l'écriture, qui atteint le fichier protégé. L'agent échappe à son confinement et exécute des commandes, y compris via une injection d'instructions indirecte. Le défaut touche une bibliothèque partagée, donc Visual Studio et SQL Server Management Studio, y compris Visual Studio 2022. Faille signalée par Johann Rehberger ; le correctif normalise le nom de fichier avant le contrôle.🎣 DataSuckers : la police de Moscou interpelle trois membres présumés du groupe, après la fuite de Dodo Pizza qui porterait sur des centaines de millions de commandes en quinze ans. Denis Fridman, 19 ans, est placé en résidence surveillée. L'accès initial vient d'identifiants d'entreprise exposés sur GitHub, qui ont ouvert du stockage cloud, des bases de données et des mots de passe stockés. La base volée a été vendue 100 000 dollars sur le dark web. La police a remonté la piste après que le suspect a exposé son adresse IP. Récit relayé par Recorded Future, à partir de Kommersant et Baza.🧩 curl : CVE-2026-92392, gravité haute sur l'échelle de curl, use after free dans l'envoi de données en HTTP/2 qui peut mener à l'exécution de code côté client. Lors d'un téléversement, curl met de côté des octets quand le serveur ferme sa fenêtre de flux...
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    18 min
  • Ep.780 - PAN-OS, Cisco Secure Email Gateway - Flash info du jeudi 15 octobre 2026
    Oct 15 2026
    🛡️ PAN-OS : CVE-2026-0322, CVSS 4.0 de 8,6, CWE-94, injection de code dans l'interface d'administration, qui donne l'exécution de code sous root à un attaquant authentifié avec des privilèges élevés et un accès réseau ; exploitation très limitée selon Palo Alto Networks, découverte interne, ajout au catalogue KEV le 14 octobre avec échéance fédérale au 17 octobre. PA-Series, VM-Series et Panorama concernés, Cloud NGFW et Prisma Access hors périmètre, aucun contournement, couverture partielle par les Threat ID 510046 et 510047 sous réserve de déchiffrer le trafic d'administration. Versions corrigées : 12.2.4, 12.1.4-h12, 12.1.7-h8, 12.1.10-h2, 11.2.4-h22, 11.2.7-h21, 11.2.10-h15, 11.2.13-h3, 11.2.16 (annoncée pour le 15 octobre), 11.1.4-h37, 11.1.6-h39, 11.1.7-h11, 11.1.10-h35, 11.1.13-h15, 11.1.16-h3, 10.2.7-h38, 10.2.10-h41, 10.2.13-h26, 10.2.16-h11 et 10.2.18-h12. L'éditeur recommande de réserver l'interface d'administration à des adresses internes de confiance ou à un poste de rebond.📧 Cisco Secure Email Gateway : CVE-2026-76519, CVSS de 9,8, CWE-23, traversée de répertoire relative dans la protection AMP, qui permet, sans authentification et par un message porteur d'une pièce jointe forgée, d'écrire des fichiers arbitraires et d'exécuter des commandes sous root (T1190) ; exploitation constatée par Cisco en octobre 2026, ajout au catalogue KEV le 14 octobre. Conditions : service File Reputation actif dans une politique de messagerie et Content Scanner Tools antérieur à 25.3.0.5525 ; Secure Email and Web Manager et Secure Web Appliance non concernés, clés SSH du cluster exposées en cas de compromission. Correctifs : AsyncOS 15.5.5-014 et 16.5.0-780, migration pour la branche 16.0, ou Content Scanner Tools 25.3.0.5525 et suivants sur toute version supportée, sans redémarrage ; aucun contournement. Cisco recommande de rechercher les messages System Security dans system_logs sur chaque membre du cluster et, pour une appliance virtuelle compromise, de conserver les éléments forensiques, de redéployer une machine propre sans réimporter la configuration et de renouveler identifiants et clés.💾 AhsayCBS : CVE-2026-105133, contournement d'authentification de gravité moyenne, et CVE-2026-105134, injection de commande critique dans le composant Replication Receiver, enchaînées pour une exécution de code à distance sous SYSTEM sans authentification (T1190) ; exploitation observée par Huntress depuis le 7 octobre, cinq organisations ciblées au 8 octobre, ajout au catalogue KEV le 14 octobre. Post-exploitation : web shell JSP (T1505.003), mineur XMRig déguisé en processus Edge et maintenu par un service sous SYSTEM (T1496.001), script PowerShell qui suspend le minage à l'ouverture du Gestionnaire des tâches, chargement du pilote vulnérable WinRing0. Versions touchées jusqu'à 10.3.4 incluse ; correctifs d'urgence 10.3.4.45 pour la branche 10 et 9.15.2.70 pour les branches 7 à 9, publiés le 12 octobre. Huntress recommande de restreindre l'accès web à la console aux adresses de confiance ou au VPN, de réinstaller tout hôte compromis depuis une sauvegarde de confiance, et publie quatre règles Sigma.🔓 Ivanti Connect Secure : CVE-2026-104935, CVSS de 8,6 selon Ivanti, contournement d'authentification et exécution de code à distance enchaînés par UTA0576 depuis le 3 octobre sur une passerelle à jour en 22.8R2.4, avec une troisième faille d'élévation de privilèges vers root encore sans correctif ; ajout au catalogue KEV le 13 octobre, avec la CVE-2026-96951 de Windows, traitée dans l'épisode 779. Chaîne décrite par Volexity : requête vers la page de connexion publique avec un en-tête qui désigne un script protégé, dépôt d'un script Perl déguisé en ZIP puis race condition entre son exécution et sa suppression, détournement en mémoire d'une tâche de maintenance exécutée sous root, effacement sélectif des journaux de débogage et d'audit (T1070), chaîne rejouée à chaque commande sans web shell, invisible pour l'Integrity Checker Tool. Post-exploitation : vol des identifiants LDAP de la passerelle, recherche des mots de passe LAPS et des clés BitLocker, outil Kerberos de test d'identifiants, password spray (T1110.003) et capture du trafic LDAP. Versions corrigées : 22.8R2.5, 25.1.1.2, 25.1.3.0 et 25.1.3.1 ; Volexity recommande de surveiller les écarts entre l'adresse demandée et l'en-tête de routage, et de mener une analyse forensique de la mémoire et du réseau en cas de doute.📡 Proxyjacking : GreyNoise relève au moins 143 équipements compromis dans 34 pays, sur lesquels l'opérateur installe sans consentement l'application de partage de bande passante Pawns.app, pour revendre leur connexion à travers un réseau de proxys résidentiels (T1496). Failles exploitées (T1190) : CVE-2024-3272 et CVE-2024-3273 sur les NAS D-Link ShareCenter, CVE-2021-44228 sur Ubiquiti UniFi Video NVR, CVE-2025-31324 sur SAP ...
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