Présidentielle: la candidature Retailleau réveille l'instinct «Primaire» chez LR
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Une semaine après l’annonce officielle de sa candidature à la présidentielle de 2027 le 12 février dernier, Bruno Retailleau n’a pas vraiment créé l’effet d’entraînement espéré. Au-delà d’un intérêt plutôt tiède dans l’opinion, son entrée en lice a surtout réveillé les tensions internes chez Les Républicains.
Le timing est sans doute ce qui fait le plus débat. Le choix de se déclarer si tôt a surpris beaucoup de monde. « Pourquoi fait-il ça juste avant les municipales ? » : cette question a traversé l’esprit de pas mal d’élus et en premier lieu des maires LR. Au parti, les remontées ont fusé – et pas toujours en sa faveur. Plusieurs édiles reprochent au désormais « patron-candidat » de privilégier son destin personnel plutôt que la bataille locale. Son entourage le reconnaît d’ailleurs à demi-mot : on présente désormais les municipales du 15 et 22 mars 2026 comme « les plus dépolitisées de l’histoire ». Sous-entendu : on n’attend pas de miracle. Bruno Retailleau anticiperait-il des soirées électorales compliquées ? « On sait déjà qu’il n’y aura pas de vague bleue », glisse un cadre LR. Un élu qui planche sur son programme tempère : « Je ne pense pas que ça aurait été mieux après. Il fallait qu’il remonte à cheval. »
Une famille politique qui ne se rue pas derrière luiCette candidature a aussi rappelé à quel point Bruno Retailleau reste fragile dans son propre camp. Dans les jours qui ont suivi l’annonce, les soutiens publics n’ont pas afflué – loin de là. Chez les députés LR, seuls 4 sur 49 ont ouvertement dit « suivre le chef du parti ». Une méthode d’annonce qui a froissé. Le président des Républicains paie-t-il aussi la façon dont il a prévenu les élus ? Un texto envoyé quelques heures avant sa déclaration sur les réseaux sociaux, puis un pot le soir même… mais réservé à sa garde rapprochée. La pilule est passée de travers pour certains. Michel Barnier, l’ancien Premier ministre qui l’avait nommé place Beauvau, l’aurait notamment assez mal pris.
Les rivaux demandent une primaireEt puis, il y a ceux qui ont répondu au texto… Laurent Wauquiez, son grand rival, l’a tout de suite renvoyé vers une primaire pour désigner le champion d’une droite allant de Gérald Darmanin à Sarah Knafo. D'autres poids lourds ont suivi dans la presse cette fois. Valérie Pécresse souhaite elle aussi une primaire rapide, allant d’Édouard Philippe aux LR. David Lisnard pousse pour une grande primaire ouverte à tous ceux qui se reconnaissent dans la droite et le centre.
Pour le moment, la candidature Retailleau ne s’impose pas d’elle-même. Mais alors qui pour trancher ? Les adhérents LR, qui ont massivement élu le Vendéen à la tête du parti, vont bientôt devoir se prononcer sur le mode de désignation du candidat. Dans l’entourage du principal intéressé, on reste confiant : « Un nouveau plébiscite pour que ce soit lui reste probable ». La réponse définitive arrivera donc après les municipales. D’ici là, la droite reste plus divisée que jamais.
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