• Choses à Savoir - Culture générale - Pourquoi travailler plus longtemps ne signifie pas travailler mieux ?
    Feb 3 2026

    La loi de Parkinson est un principe formulé en 1955 par l’historien et essayiste britannique Cyril Northcote Parkinson. Elle peut se résumer par une phrase devenue célèbre : « Le travail s’étend de façon à occuper tout le temps disponible pour son achèvement. » Autrement dit, plus on donne de temps pour accomplir une tâche, plus cette tâche finit par prendre du temps, même si elle aurait pu être réalisée beaucoup plus rapidement.


    Cette loi ne repose pas sur une équation mathématique, mais sur l’observation fine du fonctionnement des organisations, des administrations et, plus largement, du comportement humain. Parkinson constatait que dans de nombreuses structures, le volume de travail réel n’augmentait pas nécessairement, mais que le nombre de personnes, de procédures et de formalités, lui, explosait.


    Prenons un exemple simple. Vous devez rédiger un rapport de cinq pages.

    Si votre délai est de deux jours, vous allez probablement vous concentrer, organiser vos idées et aller à l’essentiel.

    Si votre délai est de deux semaines, vous risquez de relire davantage, de reformuler sans fin, d’ajouter des détails peu utiles, voire de repousser le début du travail… pour finalement utiliser les deux semaines complètes.

    La tâche n’a pas changé. Seul le temps disponible a changé. Pourtant, la durée réelle de réalisation s’est allongée.


    Pourquoi cela se produit-il ?

    D’abord à cause de la psychologie humaine. Quand une échéance est lointaine, le sentiment d’urgence disparaît. Le cerveau perçoit la tâche comme non prioritaire. Résultat : procrastination, dispersion, puis travail étalé.

    Ensuite, à cause de la complexification artificielle. Plus on dispose de temps, plus on est tenté d’ajouter des étapes, des validations, des réunions ou des perfectionnements. Le projet grossit, parfois sans réelle valeur ajoutée.

    Parkinson observait aussi un phénomène organisationnel frappant : dans les grandes administrations, les employés ont tendance à créer du travail pour les autres employés, ce qui génère encore plus de travail, même si la charge initiale reste stable.

    La loi de Parkinson ne signifie pas que les gens sont paresseux. Elle montre plutôt que le temps influence profondément la manière dont nous utilisons notre énergie. Sans contrainte claire, l’effort se dilue.

    Ce principe a des implications concrètes :

    Des délais courts favorisent l’efficacité.

    Des objectifs précis réduisent la dispersion.

    Des échéances artificiellement longues encouragent l’inefficience.

    C’est pourquoi certaines méthodes de productivité recommandent de se fixer volontairement des délais plus serrés que nécessaire.

    En résumé, la loi de Parkinson révèle une vérité dérangeante : ce n’est pas toujours la quantité de travail qui nous épuise, mais la manière dont nous laissons le temps l’envahir. Une idée simple, mais redoutablement puissante pour repenser notre rapport au travail.


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    3 min
  • Choses à Savoir - Culture générale - Pourquoi la liberté peut-elle devenir une prison ?
    Feb 3 2026

    Nous vivons dans une époque où le choix est partout. Choisir un film, un métier, un partenaire, un restaurant, un itinéraire, un abonnement. Plus les options se multiplient, plus nous avons l’impression d’être libres. Pourtant, une idée surprenante défendue par plusieurs chercheurs affirme exactement l’inverse : trop de choix peut nous rendre moins heureux. C’est ce qu’on appelle le paradoxe de la liberté de choix.


    Intuitivement, la liberté signifie pouvoir sélectionner ce qui nous convient le mieux parmi un grand nombre de possibilités. Mais notre cerveau n’est pas conçu pour comparer des dizaines, voire des centaines d’options simultanément. Chaque décision demande un effort mental : analyser, anticiper, évaluer les conséquences. Plus les options sont nombreuses, plus cette charge cognitive augmente.


    Un psychologue américain, Barry Schwartz, a popularisé ce concept au début des années 2000. Il distingue deux types de personnes : les satisficers, qui choisissent une option “suffisamment bonne”, et les maximisateurs, qui veulent absolument la meilleure option possible. Or, plus l’éventail de choix est large, plus les maximisateurs deviennent anxieux, car ils craignent en permanence de se tromper.


    Ce phénomène a été observé dans des expériences simples. Dans un supermarché, lorsque les clients pouvaient goûter six variétés de confiture, ils achetaient davantage que lorsque vingt-quatre variétés étaient proposées. Trop d’options provoquent souvent un effet de paralysie décisionnelle : au lieu de choisir, on hésite… et parfois on renonce.


    Mais le paradoxe ne s’arrête pas là. Même après avoir choisi, l’abondance d’options continue de nous poursuivre. Si nous savons qu’il existait vingt alternatives, nous sommes plus susceptibles de regretter notre décision, en imaginant qu’une autre option aurait pu être meilleure. Résultat : au lieu d’être satisfaits, nous doutons.

    Ce paradoxe explique pourquoi certaines sociétés très orientées vers la consommation affichent des niveaux élevés d’anxiété et d’insatisfaction, malgré un confort matériel sans précédent. Avoir plus ne signifie pas nécessairement se sentir mieux.


    Faut-il pour autant renoncer à la liberté de choix ? Non. Mais il peut être bénéfique de simplifier volontairement notre environnement : réduire le nombre d’options, établir des routines, accepter l’idée qu’un bon choix est souvent préférable à un choix parfait.


    Le paradoxe de la liberté de choix nous rappelle une chose essentielle : la véritable liberté ne consiste pas toujours à multiplier les possibilités, mais parfois à savoir se limiter. Car ce n’est pas la quantité de choix qui nous rend heureux, mais la paix intérieure avec les choix que nous faisons.

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    3 min
  • Continue tu m'intéresses - Haroun | Les murs de Valparaiso
    Feb 3 2026

    Haroun est humoriste, auteur, et comédien. Dans ce trentième épisode de Continue tu m'intéresses, on parle ensemble de potager, de sociologie, de rhétorique, d'intelligence, d'identité, et de plein d'autres choses intéressantes.


    Références mentionnées :


    📚 Le poids des apparences (Jean-François Amadieu)

    📚 Retour à Reims (Didier Eribon)

    📚 Petit cours d'autodéfense intellectuelle (Normand Baillargeon)

    🎬 Thunder Road (Jim Cummings)

    🎬 Kung Fury (David Sandberg)

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    1 ora e 11 min
  • À bientôt de te revoir - SML : "Laissez des trucs dans les poches de vos manteaux"
    Feb 2 2026

    pour la première fois de l'histoire d'ABDTR, SML fait un épisode en solo, laissez vous porter c'est comme une valse


    • Pour venir assister à un enregistrement cliquez super fort sur ce lien


    Calme toi :

    Laura Laarman : directrice de production et direction technique

    Antonia Louveau : community management

    Lucie Meslien : illustration animation

    Lou Poincheval : chargée de production

    Caroline Bérault : illustrations

    Manon Carrour : vignette

    Joanna & Gaspar : générique

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    36 min
  • Choses à Savoir - Culture générale - Quand doit-on écrire les chiffres en lettres ?
    Feb 2 2026

    Si vous souhaitez découvrir le podcast Un peu de calme:


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    Spotify:

    https://open.spotify.com/show/5Y9yr2NlSPEX7mPbNiEWIf?si=77347ef9f3b24914


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    En français, la question de savoir quand écrire les nombres en lettres ou en chiffres ne relève pas du hasard. Il existe des règles, des usages typographiques et des conventions éditoriales qui permettent d’harmoniser les textes et d’en faciliter la lecture. Même si certaines variations sont admises, plusieurs principes généraux font consensus.


    La règle la plus classique est d’écrire en toutes lettres les nombres de zéro à seize. Ainsi, on écrit : zéro, un, deux, trois… jusqu’à seize. À partir de dix-sept, on utilise généralement les chiffres : 17, 25, 142, etc. Cette règle est très répandue dans l’édition, la presse et l’enseignement, car les petits nombres écrits en lettres s’intègrent mieux au flux du texte.


    On écrit également les nombres en lettres lorsqu’ils ouvrent une phrase. Par exemple, on écrira : « Vingt personnes ont participé à la réunion », et non « 20 personnes ont participé à la réunion ». Cette règle évite un effet visuel jugé peu élégant.


    Les nombres s’écrivent aussi en lettres lorsqu’ils sont employés dans un texte littéraire, narratif ou poétique, où le style prime sur la précision chiffrée. Dans un roman, on privilégiera souvent « trois jours », « cent ans », ou « mille fois » plutôt que 3, 100 ou 1 000.


    Certains domaines imposent l’usage des chiffres. C’est le cas pour les données scientifiques, techniques, statistiques ou comptables : poids, mesures, pourcentages, dates, montants d’argent, numéros et âges précis. On écrira donc : 5 km, 2,5 litres, 12 %, 45 ans, 2026, 18 euros. Les chiffres permettent ici une lecture rapide et sans ambiguïté.


    Les nombres s’écrivent aussi en chiffres lorsqu’ils sont accompagnés d’un symbole ou d’une unité : °C, %, €, km, kg, etc. On écrira 30 °C et non « trente degrés Celsius ».


    Une autre règle concerne les nombres approximatifs ou symboliques, qui s’écrivent souvent en lettres : « mille mercis », « cent fois merci », « une centaine de personnes », « des milliers d’étoiles ». L’écriture en lettres renforce leur valeur expressive plutôt que quantitative.


    Il est important de maintenir une cohérence interne dans un texte. Si l’on choisit d’écrire les nombres jusqu’à seize en lettres, il faut s’y tenir partout, sauf exceptions justifiées. Mélanger sans logique lettres et chiffres dans un même paragraphe nuit à la clarté.


    Enfin, certaines maisons d’édition adoptent des chartes spécifiques, mais elles reposent presque toujours sur ces principes.

    En résumé, on écrit les nombres en lettres surtout pour les petits nombres, en début de phrase, dans les textes littéraires et pour les valeurs approximatives. On utilise les chiffres pour les données précises, mesurables et techniques. Le véritable objectif de ces règles est simple : rendre le texte plus lisible, harmonieux et compréhensible.

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    2 min
  • Le Fil Mental - Fabien Olicard - Apprendre n’est pas Stocker (mais connecter)
    Feb 2 2026

    La mémoire n’aime pas les listes. Elle aime les lieux, les images, les histoires.


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    23 min
  • 100% HONDELATTE - Amy Fisher, la lolita de Long Island (2/2)
    Feb 2 2026
    En 1992, à Long Island, dans l’état de New York, Amy Fisher, 17 ans, tire sur Mary Jo Buttafuoco. Une adolescente qui transforme une histoire intime en affaire nationale.

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  • 100% HONDELATTE - Amy Fisher, la lolita de Long Island (1/2)
    Feb 2 2026
    En 1992, à Long Island, dans l’état de New York, Amy Fisher, 17 ans, tire sur Mary Jo Buttafuoco. Une adolescente qui transforme une histoire intime en affaire nationale.

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    16 min