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  • Avec El Hadj Malick Ndiaye au Musée d'art africain Théodore Monod à Dakar, Sénégal
    Jan 12 2026

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    Le Musée Théodore Monod d'art africain est l'un des musées sénégalais sous la tutelle de l'IFAN, l'Institut Fondamental d'Afrique Noire, de l'Université Cheick Anta Diop.

    Le naturaliste Théodore Monod fut le premier secrétaire général de l'Institut Français d'Afrique Noire fondé en 1936 auquel l'IFAN succéda en 1966.

    El Hadl Malick Ndiaye, actuel directeur du musée d'art nous explique sa vision de la dynamique qu'il a impulsée depuis plusieurs années

    El Hadji Malick NDIAYE est docteur en Histoire de l’art de l’Université Rennes II. Il est aussi diplômé de l’Institut National du Patrimoine (Paris), Alumni de Yale Institute for the Preservation of Cultural Heritage et Pensionnaire de la Villa Albertine (2023). Il a été boursier de l’Institut National d’Histoire de l’Art de Paris, postdoctorant du Laboratoire d’excellence Création, Arts et Patrimoines (Labex CAP) et du Centre de Recherches sur les Arts et le Langage (EHESS/CNRS). Il est actuellement Maitre de recherche à l’IFAN/Ch. A. Diop dont il est chef du Département des musées et Conservateur du Musée Théodore Monod d’art africain. Directeur artistique de la 14ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar (2022), il est commissaire de Picasso à Dakar 1972-2022 (Musée des Civilisations Noires, 2022), Sur le fil : broderie et tissage (Musée Théodore Monod, 2023), Pays Bassari (Musée Dauphinois, 2024) et Rois et reines d’Afrique. Formes et figures du pouvoir (Louvre Abu Dhabi, 2025) entre autres expositions. Il enseigne l’Histoire de l’art, des musées et du patrimoine culturel. Ses recherches portent sur l’art moderne/contemporain, les politiques culturelles et les institutions muséales africaines.

    Pour aller plus loin :

    "Entretien avec El Hadj Malick Ndiaye", La vie métaphorique des objets d'art, Revue Trouble dans les collections, n°1, nov. 2020.

    Les réseaux sociaux du musée :

    https://www.facebook.com/MuseeTheodoreMonod/?locale=fr_FR

    https://www.instagram.com/museeifan/

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    46 min
  • At the Botanic Garden of South Australia, Adelaide, with Michael Harvey
    Nov 2 2025

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    In the heart of Adelaide, we are at the South Australian Botanic Gardens with Michael Harvey, its director.

    We walk through the garden paths and behind the scenes of an institution that thinks differently about the city by putting science at the service of conservation, exhibiting art to inspire wonder, and deploying climate education to move from anxiety to action.

    Here, the seasons renew the experience, night-time installations transform the night, and augmented reality reveals invisible works without touching the ground.

    We talk about urbanity, accessibility, and the intimate connection between a park and its cultural neighborhood, with the museum, the zoo, and soon an Aboriginal art and culture centre. Rather than pitting places against each other, Michael advocates for fruitful cooperation where each success fuels the desire for culture.

    We also explore the very real challenges of living things: caring for a growing collection, irrigating sparingly in an area that experiences heat peaks of over about 45°C, choosing resilient species, and telling the story of the soil, insects, and fungi to make the entire ecosystem understandable.

    The Mediterranean garden becomes a showcase for water-efficient and climate-smart gardening that can be replicated in every courtyard and on every balcony.

    Behind the scenes, solar panels on the roofs, new watering practices and energy transparency provide a credible path for reducing the carbon footprint and inspiring action across the city.

    If you like places that challenge preconceived ideas, you will find a generous vision here: a botanical garden as a refuge, school, laboratory and artistic stage.

    Michael Harvey is Director of the Botanic Gardens and State Herbarium of South Australia.

    https://www.botanicgardens.sa.gov.au/



    En plein cœur d’Adélaïde nous sommes au jardin botanique d'Australie méridionale avec Michael Harvey, son directeur.

    Nous parcourons les allées du jardin et les coulisses d’une institution qui pense la ville autrement en mettant la science au service de la conservation, en exposant l'art pour susciter l’émerveillement, et déployant une pédagogie climatique pour passer de l’anxiété à l’action.

    Ici, les saisons renouvellent l’expérience, les installations nocturnes transforment la nuit, et la réalité augmentée révèle des œuvres invisibles sans toucher au sol.

    On parle urbanité, accessibilité, et de ce lien intime entre un parc et son voisinage culturel avec le musée, le zoo, et bientôt un centre d’art et de culture aborigènes. Plutôt que d’opposer les lieux, Michael défend une coopération féconde où chaque succès nourrit l’envie de culture.

    Nous explorons aussi les défis très concrets du vivant : prendre soin d'une collection qui pousse, irriguer avec parcimonie dans une zone qui connaît des pics de chaleur à plus de 45°C, choisir des espèces résilientes, raconter les sols, les insectes et les champignons pour rendre lisible l’écosystème entier.

    Le jardin méditerranéen devient un démonstrateur de jardinage économe en eau et climatiquement intelligent, transposable dans chaque cour et balcon.

    Côté coulisses, panneaux solaires sur les toits, nouvelles pratiques d’arrosage et transparence énergétique donnent un cap crédible pour réduire l’empreinte et inspirer des gestes à l’échelle de la ville.

    Si vous aimez les lieux qui bousculent les idées reçues, vous trouverez ici une vision généreuse : un jardin botanique comme refuge, école, laboratoire et scène artistique.


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    32 min
  • Au Musée dauphinois avec Olivier Cogne
    Jul 1 2025

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    Olivier Cogne, est historien et archiviste de formation. Il dirige depuis 2016 le Musée dauphinois qui est situé sur les hauteurs de Grenoble et géré par le Département de l'Isère.

    Olivier nous invite à découvrir l'histoire du lieu et la philosophie de ce musée qui s'est toujours voulu enraciné dans son territoire alpin et ouvert sur les autres.

    Du musée on voit les Alpes mais aussi au-delà, le monde.

    A titre d'exemple l'exposition Pays Bassari qui illustre la manière dont le musée dauphinois invite les producteurs de culture à raconter leur propre histoire.

    L'exposition Pays Bassari est le fruit d'une collaboration entre le Département de l'Isère, le Département de Kédougou, l'Association des minorités ethniques, le Musée des civilisations noires, le Musée Théodore Monod à Dakar et le musée du quai Branly.

    Le catalogue de l'exposition Pays Bassari. Grenoble, Musée dauphinois, 2025.

    Pour en savoir plus sur le musée et les autres musées du Département de l'Isère https://musees.isere.fr/musee/musee-dauphinois

    https://www.facebook.com/museedauphinois

    https://www.instagram.com/museedauphinois

    https://fr.linkedin.com/company/musee-dauphinois

    Enfin, je vous invite à découvrir le premier roman d'Olivier Cogne, La famille Finkiel. Paris Héliopoles, 2024.

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    1 ora e 7 min
  • A la galerie Non Peut-Etre avec Julien Vandanjon
    Jun 25 2025

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    Julien Vandanjon nous explique son engagement dans l'étude, la production et la transmission du patrimoine à l'ère du numérique à travers le studio Objet témoin de la galerie Non peut-être qui se trouve à Auderghem près de Bruxelles en Belgique.

    Cette ASBL (Association Sans But Lucratif) est une galerie qui accueille photographes et artistes graphiques et produit des contenus grâce au studio hébergé dans le même lieu.

    Le projet de lier nouvelles technologies et patrimoine, d'associer création contemporaine et réflexion politique, sans être subventionné (subsidié comme on dit en Belgique), m'a paru passionnant et m'a donné envie de partager cette belle énergie.

    Les différents relais du travail de Julien Vandanjon:

    La chaîne YouTube : https://www.youtube.com/@studiononpeutetre

    Le studio Objet témoin: https://museo.vandanjon.com/index.php/fr/

    La galerie Non peut-être : https://www.nonpeutetre.art/

    https://www.facebook.com/p/Galerie-Non-Peut-%C3%AAtre-100095185017430/

    https://www.instagram.com/objettemoin/

    La référence du livre de Jean GABUS, Objet témoin. Les références d'une civilisation par l'objet. Neufchâtel, Ides & Calendes, 1975.

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    38 min
  • La sape, un patrimoine congolais, avec Ghislain Amédée Moussoungou
    Jan 2 2025

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    Un des éléments fondamentaux de la culture congolaise est la sape, indissociable de la rumba congolaise.

    Difficile d'en parler sans montrer d'images mais le Directeur du Patrimoine et des Archives du Congo, Ghislain Amédée Moussoungou nous régale des profondeurs culturelles de la société des sapeurs qui regroupent des hommes, femmes et enfants qui pousse l'art du raffinement vestimentaire et de l'exubérance à son paroxysme pour le plus grand plaisir des yeux.
    Mais derrière une démonstration qui peut paraître superficielle se cache un esprit de liberté et d'indépendance hors du commun.

    La SAPE c'est la Société des Ambianceurs et Personnes Elégantes.

    Cette interview a été réalisée grâce et avec Myriam Boyer que je remercie chaleureusement pour avoir rendu cette rencontre possible.
    Myriam est conseillère en charge de la politique des musées au Ministère de l'Industrie Culturelle, Touristique, Artistique et des Loisirs (MICTAL) de la république du Congo pour le compte d'Expertise France.

    Episode enregistré le 8 mai 2024 à Brazzaville

    Extrait de "Sapé comme jamais" de Maître Gim's accompagné du chanteur congolais Niska, tiré de l'album Mon coeur avait raison, 2015.

    Pour aller plus loin:

    Joseph Itoua & Ghislain Amédée Moussoungou, La Sape au Congo-Brazzaville. Editions Les Lettres Mouchetées, 2017.

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    37 min
  • Au Musée des Civilisations Noires, avec Hamady Bocoum
    Dec 13 2024

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    Le Musée des Civilisations Noires a ouvert ses portes à Dakar en décembre 2018. J'ai eu la chance de suivre le projet, d'y participer et d'échanger à de nombreuses reprises à son propos avec Hamady Bocoum qui en a été le premier directeur.

    Nous avons porté avec Hamady plusieurs projets d'exposition croisés. J'ai toujours eu un grand plaisir à échanger avec Hamady sur le patrimoine, le rôle du musée et sa vision des cultures africaines. Je regrettais de ne pas pouvoir partager sa pensée incisive. C'est chose faite avec cet épisode.

    Le Professeur Hamady Bocoum est archéologue sénégalais qui a dirigé le Musée jusqu'en août 2024. Il nous raconte ici sa vision de l'histoire de ce musée et son ancrage dans une histoire panafricaine.

    Hamady complète sa réflexion sur le concept de décolonisation, sa vision du rôle politique que les intellectuels ont à jouer dans des sociétés en proie aux populismes, et enfin plus que la culpabilité et la responsabilité coloniale, sa comptabilité.

    Hamady Bocoum est un spécialiste de la métallurgie du fer en Afrique, chercheur à l'IFAN (Institut Fondamentale d'Afrique Noire) qu'il a dirigé.
    Directeur du patrimoine culturel du Sénégal avant d'être nommé à la tête du Musée des Civilisations Noires, Hamady est également expert à l'UNESCO.

    Merci à El Hadji Malick Ndiaye, directeur du Musée Théodore Monod de l'IFAN, Dakar qui nous a aimablement accueilli dans les jardins du musée.


    Quelques références bibliographiques:

    Bocoum H., Crémière C., Féau E. (dir.), Vers le musée africain du XXIe siècle. Paris, MKF éditions, 2018.

    Bocoum H., Crémière C., Féau E. (dir.), Le Havre-Dakar. Partager la mémoire. Catalogue de l’exposition. Le Havre, éditions du Muséum du Havre, 2017.

    Crémière C., « Le Musée des Civilisations Noires de Dakar », La Lettre de l’OCIM, n°198, novembre-décembre 2021, pp. 28-33.

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    57 min
  • L'Australie à Bruxelles. Dans la galerie de Bertrand Estrangin
    Aug 1 2024

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    Dans une rue calme de Koekelberg, commune de Bruxelles, un trésor méconnu, une des plus grandes galeries d'art aborigène d'Europe.

    Bertrand Estrangin, son propriétaire, collectionneur et galeriste franco-belge, nous y accueille pour nous introduire à sa fascination pour la plus ancienne culture de l'humanité.

    Bertrand raconte comment il a été subjugué par lorsqu'il s'est rendu pour la première fois en Australie à la rencontre des aborigènes.

    De retour en Europe, il quitte son métier dans l'industrie et devient galeriste.

    Bertrand partage sa passion pour un peuple et une culture et nous invite à comprendre ce qui se cache derrière ce motifs illisibles pour le néophyte et qui représentent des paysages modelés par des Êtres créateurs, des histoires millénaires ravivées par des chansons et récits.


    La galerie est accessible à toutes et tous, ouverte sur rendez-vous et propose 10 expositions par an !

    https://www.aboriginalsignature.com/
    https://www.linkedin.com/in/bertrandestrangin/
    https://www.facebook.com/est.bertrand

    On entend à la radio le titre The Dead Heart de Midnight Oil, publié en single en 1986 et intégré à l'album Diesel and Dust de 1987.

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  • A l'origine de la Grande Galerie de l'Evolution du Muséum National d'Histoire Naturelle, avec Michel Van Praët
    Jul 31 2024

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    En juin 1994 ouvrait la Grande Galerie de l'Evolution du Muséum National d'Histoire Naturelle.

    Sur le site du Jardin des Plantes à Paris, le bâtiment qui accueillait auparavant la Galerie de Zoologie, ouverte en 1889 à l'occasion de l'Exposition universelle, fut rénové après des années de fermeture.

    Les architectes André Chemetov et Borja Huidobro composaient la maîtrise d'œuvre secondés par le scénographe René Allio.

    Pour ce qui est du fond, nous revenons dans cet épisode sur les débats et les enjeux thématiques qui ont accompagnés la naissance d'un projet expérimental à plus d'un titre.

    Devait-on, à la fin des années 1980, parler d'Evolution ou d'Ecologie, d'Environnement ?

    Comment parler de sciences dans une ville et un pays qui avait ouvert l'emblématique Cité des Sciences et de l'Industrie en 1986 ?

    Quelle place donner aux collections d'un Muséum d'histoire naturelle qui couvre de nombreuses thématiques mais propose déjà plusieurs espaces d'exposition ?

    Pour revisiter la naissance du projet et sa mise en œuvre, Michel Van Praët, biologiste marin, professeur honoraire au Muséum national d'Histoire naturelle, qui a dirigé la cellule de préfiguration de la Grande Galerie de l'Evolution.

    https://www.linkedin.com/in/michel-van-pra%C3%ABt-4716a937/

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    1 ora e 18 min