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Les violences politiques progressent de façon inquiétante à l’échelle mondiale

Les violences politiques progressent de façon inquiétante à l’échelle mondiale

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En France, la classe politique est encore sous le choc après la mort d’un militant d’extrême droite, Quentin Deranque, roué de coups en marge d’une conférence de l’eurodéputée la France insoumise, Rima Hassan. Mardi 17 février, une minute de silence a été respectée à l’Assemblée nationale pour dénoncer la violence politique. Dans le monde entier ce type de violence s'est multiplié ces dernières années. On ne parle pas bien sûr des régimes autoritaires ou dictatoriaux ou la violence politique est consubstantielle à l’exercice du pouvoir. On parle bien des démocraties occidentales. Il y a au moins un exemple célèbre ces dernières années : en 2016, la députée britannique travailliste, Jo Cox avait été tuée par balles et poignardée par un sympathisant d’extrême droite, une semaine avant le référendum sur le Brexit. Un choc dans un pays où la dernière fois qu’un député avait été tué, c’était un quart de siècle auparavant, en plein conflit nord-irlandais. En Allemagne, des chiffres officiels font état d’une augmentation de 40% des crime à caractère politiques en 2024 par rapport à l’année précédente. En Suède, un homme politique sur quatre subit des menaces ou du harcèlement. Aux États-Unis, une violence politique sans précédent C’est même ce que l’on pourrait appeler une tradition historique aux États-Unis, où rappelons le, les armes circulent librement et où des manifestants ont pris d’assaut le parlement en 2021. Quatre présidents ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions : Abraham Lincoln, James Garfield, William McKinley, et plus près de nous, John Kennedy. C’est sans compter les assassinats et tentatives d’assassinat en pleine campagne électorale. La plus récente, c’est celle contre Donald Trump en juillet 2024 en Pennsylvanie et une autre arrêtée avant tout coup de feu près d'un golf en Floride. Plus près de nous encore, la mort du militant conservateur et fondamentaliste chrétien soutien de Donald Trump, Charlie Kirk, tué par balle alors qu’il s’exprimait devant des étudiants américains. À lire aussiÉtats-Unis: l'influenceur Charlie Kirk, figure de proue des jeunes pro-Trump, tué par balle Difficile de dire que ces événements s’inscrivent dans une tendance globale Il y a chaque fois des raisons particulières et des circonstances locales, mais que ce soit aux États-Unis ou en France, mais pour l’instant à un degré moindre ici, il y a un point commun qui est l'hystérisation des discours partisans et la fracturation des opinions publiques. Ce qui est largement partagé, c’est l’instrumentation de ces événements violents dans le débat public. La mort de Charlie Kirk par exemple, a été pour le camp présidentiel américain l’occasion de se poser en victime du camp adverse, stigmatisé comme fauteur de trouble par ses discours radicaux. Après la tentative d’assassinat contre lui, et chaque occasion, Donald Trump dénonce avec force les démocrates qualifiés de malades d’extrême gauche et réciproquement. Des discours qui ressemblent fortement à ceux que l’on entend ces derniers jours en France entre accusations d’appartenance à l’ultragauche ou à l’ultradroite sans que l’on sache réellement ce que ces notions recouvrent exactement. Des discours que dénonce d’ailleurs la France insoumise s’estimant victime d’accusations sur le modèle trumpiste. À lire aussiMort de Quentin Deranque: La France insoumise réfute les accusations et dénonce une «instrumentalisation»
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