Les derniers jours de Patrice Lumumba — Le chimiste et le crocodile (2/6)
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L’ordre est venu du Bureau ovale. L’arme, elle, se cachait dans une salle de bains.
Washington, août 1960. La guerre froide se tend, l’impatience gagne. À la Maison Blanche, dans le huis clos d’une réunion tenue à l’écart des regards, le président Dwight D. Eisenhower prononce une phrase dont la brutalité résume une logique : il souhaiterait que Patrice Lumumba « tombe dans une rivière pleine de crocodiles ». La consigne est à peine voilée : il faut neutraliser, éliminer.
Mais la CIA ne dépêche pas un tireur. Elle dépêche un chimiste.
Dans l’épisode 2, apparaît « Joe de Paris » — le Dr Sidney Gottlieb, figure singulière de l’Agence, spécialiste des poisons et des techniques de contrôle, artisan discret d’une guerre menée dans l’ombre. Il n’arrive pas au Congo avec un pistolet, mais avec une valise diplomatique. À l’intérieur, un arsenal d’une domesticité glaçante : des gants en caoutchouc, une seringue, et un tube de dentifrice imprégné d’un agent biologique mortel.
C’est cette bascule, à la fois absurde et terrifiante, que l’épisode raconte : le moment où l’une des plus puissantes machines de renseignement au monde transforme un geste du quotidien — se brosser les dents — en instrument de guerre. Sur les rives du fleuve Congo, le chef de poste de la CIA, Larry Devlin, se retrouve à tenir dans la même main un tube de poison, et dans la même tête la charge d’un ordre venu d’en haut. Le piège est prêt, la toxine attend. Et, déjà, les crocodiles décrivent leurs cercles.
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