Le Droit de savoir by CÉOS copertina

Le Droit de savoir by CÉOS

Le Droit de savoir by CÉOS

Di: FABRICE ALLEGOET
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A proposito di questo titolo

Découvrez des podcasts entièrement dédiés à des thématiques à propos du droit du travail, de la santé et sécurité au travail, du management et de la communication en entreprise. Grâce à Fabrice ALLEGOET (formateur et chef d'entreprise), interviewé pour l'occasion par Jean-Baptiste Giraud (Journaliste - chroniqueur), des thèmes d'actualité vont être abordés chaque semaine parmi lesquels :

  • le télétravail ; 
  • les périodes suspensives du contrat de travail et leurs impacts ;
  • les clés et les outils de la communication interne au sein d'une 'entreprise ;
  • est-il possible d'associer les managers à la lutte contre le  harcèlement en entreprise ? ;
  • les pièges de l'accord de performance collective ;
  • pourquoi le stress devient-il menaçant pour certains salariés ? ;
  • comment les CSE peuvent-ils professionnaliser leur communication ? ;

En 10 minutes, chaque émission permet de faire le tour des questions que vous vous posez le plus souvent. Dynamique et facile à comprendre, ces podcasts vont sans nul doute accompagner votre éveil du monde de l'entreprise, de vos droits et sur ce qu'il incombe d'en savoir !

FABRICE ALLEGOET
  • Comment créer une ambiance conviviale au travail ?
    Mar 14 2023
    Je suis Edwige Coupez, journaliste et intervieweuse pour cette émission « Le droit de savoir by CÉOS ». 🎙️ Aujourd’hui, nous allons parler d’un sujet en vogue : Comment créer une ambiance conviviale au travail ? De nombreuses entreprises misent sur le climat social pour attirer de nouveaux talents et surtout les fidéliser. Mais comment une ambiance conviviale au travail propice par exemple à la créativité ou à la productivité ? Cette émission va nous aider l’occasion d’y voir plus clair. Pour nous en parler, j’ai le plaisir d’accueillir Fabrice ALLEGOET, formateur en droit du travail au sein de CÉOS e-formation.Pour lancer ce podcast, j’ai une première question générale : CitationComment peut-on qualifier une ambiance de travail ? L'ambiance de travail s'interprète comme un climat collectif qui peut être anxiogène et toxique ou au contraire serein et sympathique. Ce climat est le fruit des interactions sociales observables dans l'entreprise et de la façon dont celles-ci sont stimulées, encouragées. CitationPeut-on dire si l'ambiance de travail a un impact sur la productivité des salariés ? Oui. Un climat ou une ambiance délétère impactera les relations de travail, la qualité et la productivité. À l'inverse, une ambiance de travail plus heureuse et apaisée, profitera à la créativité, aux synergies et à la productivité. Ce sont deux mondes que tout oppose en fait. CitationQu’est ce qui détermine l’ambiance de travail ? L’ambiance de travail dépend d’une multitude de facteurs. Il y a d'abord la pluralité d'individus avec lesquels composer. L'ambiance va dépendre de leur comportement, de leur capacité à se respecter, à bien communiquer, à développer l'esprit d'équipe, etc. La pression hiérarchique fait partie des facteurs. Les conditions de travail joue aussi un rôle important. Le contexte social peut tout autant impacter l'ambiance de travail au bureau. On l'a observé avec l'épisode du Covid-19 et à aujourd'hui avec la guerre en Ukraine. CitationD'après-vous, quelle ambiance serait propice par exemple à une meilleure entente entre les salariés ? Sans hésiter, une ambiance conviviale. La convivialité est la clé de voute de toute bonne ambiance. CitationQu'est-ce qui à l'inverse peut engendrer une mauvaise ambiance au travail ? Une ambiance dégradée où les salariés se méfient les uns des autres, où le savoir-vivre est relégué au second plan avec les marqueurs de la courtoisie et du respect. C'est une ambiance qui n'encourage ni les échanges, ni le partage. CitationOn dit souvent que l'ambiance au travail joue un rôle important sur la productivité, vous confirmez ? Je confirme que de nombreuses études font ce lien. D'après une étude de l'Université de Warwick en 2019, le bonheur favorise un gain de productivité de 12% chez les salariés. Les travailleurs malheureux sont quant à eux 10% moins productifs que la moyenne. Chacun appréciera. CitationDe par votre expérience de manager et de formateur, quels sont les effets d'une bonne ambiance au travail ? Une ambiance chaleureuse et conviviale offre un terrain de jeu propice à l'inventivité et la solidarité entre les salariés. Le personnel est plus épanoui et par conséquent, il gagne en efficacité. Il est plus facile de se concentrer, de réfléchir, de produire avec l'esprit léger. L'entreprise n'en tirera que des bénéfices à l'instar de la baisse des risques psychosociaux - adieu stress, violences internes et harcèlement moral. CitationPuisque c'est le sujet de notre émission, comment peut-on créer une ambiance conviviale au travail ? Il existe de nombreuses possibilités. Le lien entre les salariés étant le principal vecteur de convivialité au travail, il est avisé d'organiser des activités de cohésion d'équipe. Il peut s'agir de déjeuner en équipe, d'activités sociales comme les afterworks ou d'activités de team building. L'employeur peut aussi aménager les espaces de travail pour moins cloisonner les espaces. La décoration participe aussi pour beaucoup à l'ambiance générale. CitationQuels sont les acteurs de l'entreprise mobilisables pour créer cette bonne ambiance ? Tout le monde. Dirigeant, managers, services supports comme la RH, les salariés, les représentants du personnel. Tout le monde doit se sentir concerné et investi de la mission de concourir à l'amélioration des conditions de travail. CitationUn nouveau métier est apparu depuis quelques années déjà : le Chief Happiness Officer : est-ce une vraie carte à jouer pour booster positivement l'ambiance ? Oui et non. Littéralement, ce professionnel est chargé des conditions de travail dans une logique d'améliorer le bien-être des salariés. Pour autant, son action doit s'inscrire dans une réelle politique à l'échelle de l'entreprise où tout le monde sera mobilisé pour en particulier créer du lien, favoriser la cohésion et créer une ...
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    6 min
  • Qu'est-ce que le management par la terreur ?
    Mar 7 2023
    Je suis Edwige Coupez, journaliste et intervieweuse pour cette émission « Le droit de savoir by CÉOS ». 🎙️ Aujourd’hui, nous allons aborder un sujet encore d’actualité : le management par la terreur. Qu’est-ce que le management par la terreur, me direz-vous ? Pourquoi certaines entreprises optent pour ce modèle pourtant décrié ? Quels sont les conséquences tant pour les entreprises que pour les salariés ? Cette émission va nous aider l’occasion d’y voir plus clair. Pour nous parler du management par la terreur, j’ai le plaisir d’accueillir Fabrice ALLEGOET, formateur en droit du travail au sein de CÉOS e-formation et également manager.Pour lancer ce podcast, j’ai une première question pratique : CitationPouvez-vous nous rappeler quels sont les grands principes du management ? Le management est un art qui consiste à gérer tant des objectifs que des ressources humaines. Il existe plusieurs manières de manager. Il est souvent question de management directif, persuasif, participatif ou encore délégation. Ce sont les 4 styles les plus enseignés de nos jours. CitationMais alors qu'est-ce qu'un management par la terreur ? Le management par la terreur ou par la peur consiste à obtenir des salariés, une parfaite obéissance. C'est une méthode de gestion qui par nature, impose aux salariés une forte pression afin d'augmenter leurs résultats et leur productivité sans relâche. CitationLes salariés qui subissent ce type de management, comment le vivent-ils ? Le management par la terreur engendre de l’hyperstress et expose les salariés à des risques pour leur santé mentale et physique. Cela peut à la longue engendrer un épuisement professionnel intense. Certains salariés finissent par perdre toute confiance et estime d'eux-mêmes. CitationQuel est le profil d'un manager qui pratique un management par la peur ? C'est généralement un manager dont le comportement est toxique, nuisible aux salariés, à l'équipe. Son portrait-robot : un lâche manquant cruellement de confiance en lui, n'admettant aucune autorité autre que la sienne, refusant toute liberté et prise d'initiative chez les autres. Ce type de manager cherche à dominer, humilier, déstabiliser, provoquer, manipuler, faire peur sans que cela ne le dérange. CitationQuels sont les bénéfices à retirer de ce management pour les entreprises ? Aucun durablement. Ce mode de management est destructeur pour l'entreprise sur un moyen et long terme. Il génère un climat délétère, peu propice à la productivité et il est responsable d'un fort turnover, de la hausse des absences pour maladie... C'est un désastre sur toute la ligne. CitationMais alors pourquoi est-ce un modèle retenu par certaines entreprises, il y a bien une raison à cela ? Si je prends à témoin un exemple récent ; prenons le cas de l'entreprise KORIAN. Ce géant des Ehpad est pointé du doigt pour pratiquer ce management par la peur tout en se faisant l'économie des effectifs nécessaires ; tout cela au service d'une obsession : la rentabilité. Résultat ? Une image de marque plus qu'abîmée, un scandale sanitaire, judiciaire et médiatique à gérer. Tout cela va coûter cher. Adieu la rentabilité ! CitationD'après-vous une entreprise peut-elle être condamnée pour pratique ce type de management ? Oui, sans aucun doute. L'employeur a une obligation de prévention des risques professionnels. Il est tenu de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. La Cour de cassation admet que le management par la peur caractérise un manquement de l’employeur ; rappelons du cas ORANGE à titre d'exemple. CitationPour les personnes qui nous écoutent, quel conseil pouvez-vous leur donner si elles sont victimes d'un management par la terreur ? Je vais leur en donner 3. Premièrement, saisissez sans tarder un élu du personnel qui peut déclencher un droit d'alerte pour atteinte aux droits des personnes. Deuxièmement, déposer plainte auprès de l'inspection du travail pour qu'il mette en demeure l'employeur de faire cesser ce management toxique. Troisièmement, de ne pas hésiter à se faire aider par un thérapeute pour gérer le trop plein de stress et d'émotions négatives. CitationPeut-être aussi un conseil à donner aux chefs d'entreprise qui voudraient adopter un management moins toxique ? Allez ne soyons pas avare, je vais en donner 3. Le premier : de ne pas promouvoir ou recruter des personnes qui ne sont ni formées et ni réellement capables de manager. Même si manager s'apprend aussi sur le terrain, un temps d'apprentissage coaché est toujours préférable. Le second : de mettre en place des processus d'évaluation des managers pour les accompagner et les recadrer si nécessaire. Enfin, d'équilibré la recherche de rentabilité avec la nécessité de bien traiter les salariés. Pour conclure ce podcast consacré au management de...
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    6 min
  • Le registre des accidents bénins
    Feb 28 2023
    Je suis Edwige Coupez, journaliste et intervieweuse pour cette émission « Le droit de savoir by CÉOS ». 🎙️ Aujourd’hui, nous allons parler du registre des accidents de travail bénins. Vous le savez peut-être, un accident de travail s’identifie selon plusieurs degrés de gravité. Mais alors, comment définit-on un accident de travail bénin et quelle serait l’utilité du registre qui en porte le nom ? Cette émission va nous aider à y voir plus clair. Pour nous parler du registre des accidents de travail bénins, j’ai le plaisir d’accueillir Fabrice ALLEGOET, formateur en droit du travail au sein de CÉOS e-formation et aussi spécialiste des questions de santé au travail.Pour lancer ce podcast, j’ai une première question technique : CitationQu'est-ce qu'un accident de travail qualifié de "bénin" ? C'est un accident sans conséquences graves, c'est-à-dire, qui n'a n'entraîné ni arrêt de travail (temporaire ou permanent), ni soins médicaux donnant lieu à une prise en charge par les organismes de Sécurité Sociale. CitationVous avez des exemples à nous donner d'accidents de travail "sans conséquences graves " ? Il peut s'agir d'une personne qui a trébuché, qui s'est cognée le genou sur un coin de table, qui a eu une forte céphalée... Il s'agit de phénomènes apparemment sans gravité et qui peuvent survenir pour différentes raisons (inattention, prise de risque, un coup de stress...). CitationLes salariés sont-ils légalement tenus d'en faire part à leur manager, l'employeur ? Oui, car tout salarié a le devoir de prendre soin de lui sur son lieu de travail, ce qui implique de déclarer tout accident dont il a souffert. De son côté, l'employeur doit déclarer tout accident dont il a eu connaissance à la CPAM dont relève la victime. CitationEt si le salarié ne le fait, prend-il le risque d'être sanctionné ? Il risque surtout de se pénaliser lui-même. Il se pourrait qu'un accident bénin prenne la forme ultérieurement d'un accident plus grave qu'il n’y paraissait. L'absence de déclaration de cet accident pourrait lui coûter cher. Rappelons que le salarié n'a que 24 heures pour déclarer son accident. Passé ce délai, il lui sera difficile de prouver le lien entre sa pathologie et son emploi. CitationUne fois l’employeur informé, quelle suite doit-on en attendre, cela déclenche-t-il une procédure particulière ? Les accidents de travail, je l'ai dit, doivent normalement être déclarés dans les 48 heures par l’employeur à la CPAM. Néanmoins, pour les accidents de travail bénins, l'employeur n'est plus tenu de le faire dès lors qu'il tient à jour un registre des accidents de travail bénins. CitationSi je comprends bien, l'employeur déclare tous les accidents de travail dans les 48 heures où il en a eu connaissance soit à la CPAM soit en les notant dans un registre pour les accidents bénins ? Oui, c'est cela. Il s'agit d'une simplification administrative qui évite de déclarer des accidents du travail sans gravité selon la même procédure que pour les accidents de travail graves. CitationToutes les entreprises sont concernées par la tenue d'un tel registre ? Oui et non. Pour les entreprises ayant par exemple un CSE, elles peuvent choisir cette option librement (rappelons qu'un CSE est mis en place à compter de 11 salariés). À défaut d'être directement éligible, l'entreprise devra demander une dérogation à la procédure déclarative normale à sa CARSAT (Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail). CitationEt ce registre justement, où peut-on se le procurer ? Ce registre est proposé gratuitement dans un format dématérialisé par la CPAM. On peut aussi investir dans un registre papier, accessible en papeterie ou sur des sites spécialisés. CitationDans ce registre, quelles sont les mentions obligatoires à y faire figurer ? L'employeur doit y faire mention des nom et prénom de la victime, de la date et heure de l'accident de travail, de son lieu, des circonstances dans lesquelles l'accident est survenu, le siège et la nature des lésions bénignes, les informations sur d'éventuels témoins, la signature du donneur de soins le cas échéant et celle de la victime. C'est une déclaration assez complète. CitationLes élus du personnel doivent-ils être avisés par l'employeur de ces accidents de travail bénins ? Effectivement, les élus sont informés de l'éventail des accidents de travail survenus dans l'entreprise ; pour les cas les moins graves, cela passe par la mise à disposition de ce registre en particulier. Pour conclure ce podcast, pouvez-vous nous rappeler les points essentiels sur le registre des accidents de travail bénins ? L'employeur a par défaut l’obligation de déclarer tous les accidents de travail dont il a eu connaissance dans les 48 heures. Le salarié dispose de 24 heures pour déclarer à l'employeur tout accident dont il est victime. L'employeur peut ...
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    6 min
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