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Le Billet d'Humeur - Radio Fidélité

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Di: Radio fidélité
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  • Une crèche originale au Vatican, en faveur de la vie
    Jan 9 2026

    En ce temps joyeux du prolongement liturgique de Noël, je me permets de revenir sur une crèche. Non pas une des crèches controversées en France, mais une crèche originale, belle et merveilleuse au Vatican, que le Pape Léon XIV a bénie le 15 décembre dans la salle Paul VI. Cette crèche, œuvre de l’artiste costaricienne Paula Sáenz Soto, représente la Vierge Marie enceinte. Selon elle, je cite : « L’histoire de la naissance commence dans le sein maternel, mais la Vierge Marie n’est jamais représentée enceinte. J'avais vu ma mère enceinte, attendant un enfant, et cela me paraissait étrange que cela ne soit pas représenté dans la crèche. On me disait que c'était l'Avent, qu'il fallait attendre la naissance de l'Enfant Jésus. Mais j'avais le sentiment que l'histoire était incomplète. J'estimais que, d'un point de vue iconographique, il était nécessaire de raconter l'histoire plus complètement, surtout à une époque marquée par l'avortement et la déshumanisation. L'Incarnation n'est pas une idée abstraite : Jésus a été conçu dans le sein de Marie, a eu un cordon ombilical, a été nourri par son sang et a grandi en elle. Marie a senti ses mouvements, ses inconforts, sa maternité pleine et entière. Nier cela visuellement, c'est, d'une certaine manière, nier sa maternité ». Et d’ajouter, que le 24 décembre, la Vierge enceinte serait remplacée par une représentation de la Vierge en adoration.

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  • Et si on labellisait … Radio Fidélité.
    Dec 19 2025

    La mode est aux labels de toutes sortes : un label, si j’en crois le dictionnaire c’est une étiquette ou une marque sur un produit (pour en garantir l'origine, la qualité). Donc on a des nutriscores pour les aliments, allant de A à E, du vert (on peut manger) au rouge (attention danger). De même on note la performance énergétique des bâtiments : là encore de vert à rouge, mais avec une échelle plus large allant de A à G. Sans cesse, on nous demande de noter, donc de labelliser, restaurateurs, vendeurs, services hospitaliers, médecins, livreurs, hôteliers, films, services publics, que sais-je encore ? Ce qui pose la question redoutable de savoir qui certifie l’origine et la qualité, bref qui est le labellisateur, car on a tendance à confondre la mesure de satisfaction du consommateur avec l’autorité qui accorde tel ou tel label à un produit donné et au passage se donne le monopole de la définition de la qualité. Ce qui a donné lieu à des débats vifs, il y a peu quand il s’est agi de vouloir labelliser les médias. Vaste programme, si j’ose dire, qui mériterait une expertise et une hauteur de vue que je n’ai pas, mais que je n’ai guère constatées dans ces récents débats. Et je me suis posé une question toute bête et très concrète pour moi. Et si on labellisait le media Radio Fidélité ? A priori aucune inquiétude : l’information y est de qualité et l’origine en est sérieuse. Les propos tenus à l’antenne sont marqués d’une réelle modération, inspirés d’une bienveillance et d’une courtoisie qui nous repose des propos polémiques et discourtois qu’on peut noter sur bien des médias et des réseaux sociaux. Bref on se sent bien quand on écoute Radio Fidélité. Le nom même de la radio inspire confiance : fidélité. Quelle belle valeur. Fidélité à un beau projet éditorial, fidélité des auditeurs à la radio et de la radio à ses auditeurs, fidélité à des valeurs … chrétiennes.

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  • La fête de la laïcité.
    Dec 12 2025

    Cette semaine c’était le 9 décembre la fête de la laïcité en France pour commémorer la loi du 9 décembre 1905 organisant la séparation des Églises et de l’État. Or le mot laïcité ne figure dans aucun des articles de cette loi fameuse. Curieux, non. Le mot laïcité est un mot récent (milieu du XIXe siècle) popularisé et explicité par les fondateurs de l’école laïque et républicaine à l’époque de Ferdinand Buisson et de Jules Ferry : Celui-ci veut je le cite « arracher l’âme de la jeunesse française aux Jésuites ». En effet plus de 85 % des enfants étaient scolarisés à l’école primaire, mais mal scolarisés car confiés à des religieux et des religieuses, jugés indignes d’enseigner et dangereux pour la jeunesse et la République, à cause de leur trois vœux : celui de chasteté (jugé contraire à la nature humaine qui doit se reproduire) , celui d’obéissance ( à des dogmes, donc contraire à la raison et à la science et donc obscurantiste) et même celui de pauvreté qui choque une bourgeoisie obsédée par la propriété et avide de richesses . D’où la création d’écoles strictement laïques, destinées à régénérer une jeunesse dégénérée par le catholicisme. Il suffit de lire les innombrables textes des années 1870-1914. Avant la guerre de 14, deux penseurs républicains sont clairs : après avoir laïcisé l’école, les cimetières et les hôpitaux, ainsi que l’État (la loi de 1905), Buisson veut laïciser la religion chrétienne et le philosophe Alain lui veut laïciser tout l’homme. Vaste programme pas encore terminée si j’en crois un brillant philosophe devenu en ce XXIe siècle ministre de l’Éducation nationale. Selon lui, la Révolution française n’est pas terminée (c’est le titre d’un de ses livres) et la laïcité doit devenir la religion de la République

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