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Fleur d'avocat

Fleur d'avocat

Di: Lilas Louise Maréchaud
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Dans chaque épisode de Fleur d'avocat, Lilas Louise Maréchaud échange avec une avocate ou un avocat bien dans sa robe, quel que soit son lieu d'exercice, son âge, son statut et sa spécialité, sur son parcours.

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Lilas Louise Maréchaud
Economia Ricerca del lavoro Successo personale
  • Comment remplacer un collaborateur par l’IA ?
    May 30 2026

    Un client nous rappelle pour un deuxième recrutement. Il déborde de travail. Deux collaboratrices sur le point de partir en congé maternité, une croissance qui explose. Et puis il nous dit : « En fait, des confrères me disent que ce que je veux faire faire à un junior, une IA pourrait le faire. Est-ce que j'ai vraiment besoin de recruter ? »

    La question est légitime vu que tout le monde vend l’IA comme la solution à tout.

    Avant qu'une IA produise un livrable fiable — un mémo, des conclusions, une clause — il faut la configurer, l'alimenter, l'entraîner avec votre savoir-faire. Pas juste la théorie. Votre pratique, votre style, votre connaissance client. Ça ne se fait pas en une après-midi.

    Cette configuration, c'est un investissement. En temps, en formation, potentiellement en accompagnement par un expert. Et comme tout investissement, il y a un délai plus ou moins important entre la décision d’implémenter l’IA et le retour sur investissement (selon votre rapidité d’exécution).

    Si vous êtes à flux tendu — croissance à absorber, remplacement à assurer — vous n'avez physiquement pas le temps de mener ce chantier. Recruter reste la réponse à court terme.

    La bonne approche, c'est les deux en parallèle : recruter pour absorber la charge immédiate, et utiliser le temps libéré par ce recrutement pour investir dans l'implémentation de l'IA. Pas l'un ou l'autre. Les deux.

    Si en revanche vous avez du temps — recrutement d'anticipation, pas d'urgence — alors oui, testez l’IA dès maintenant. Investissez dans la configuration. Peut-être que ça remettra en question votre besoin de recrutement. Peut-être pas. Mais au moins vous saurez.

    Attention à la pensée magique. Les démonstrations sur les réseaux sociaux sont impressionnantes. Mais entre « jouer avec » et « intégrer dans sa production quotidienne », il y a un fossé. Et ce fossé, c'est du temps et de l'argent.

    Le message n'est pas « ne le faites pas ». C'est : faites-le, mais ne sacrifiez pas vos enjeux de production immédiats sur l'autel d'une promesse qui n'est pas encore mûre pour votre cabinet.

    L'IA est un investissement, pas une baguette magique. Et un investissement, ça se planifie.

    TIMELINE :

    00:00:00 - 00:03:30 : Introduction et anecdote client : remplacer un junior par l'IA ?

    00:03:30 - 00:05:30 : Ce que cet épisode n'est pas : technique, morale, stratégie long terme

    00:05:30 - 00:09:00 : Configurer une IA pour produire des livrables fiables : le travail caché

    00:09:00 - 00:12:30 : La différence entre savoir juridique et savoir-faire : ce que l'IA ne sait pas encore

    00:12:30 - 00:15:30 : Pourquoi vous devez d'abord apprendre avant de déléguer à l'IA

    00:15:30 - 00:18:00 : À flux tendu, l'IA ne remplace pas un recrutement immédiat

    00:18:00 - 00:20:30 : Mener les deux en parallèle : recruter et implémenter l'IA

    00:20:30 - 00:22:00 : Le cas où reporter le recrutement pour tester l'IA a du sens

    00:22:00 - 00:23:48 : La pensée magique vs l'investissement réel, et conclusion

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    24 min
  • Arrêtez de vous fermer des portes trop tôt (gestion de carrière, recrutement, mais pas que)
    May 28 2026

    Je vois des candidats refuser de passer un entretien parce qu'ils attendent une offre qui n'existe pas encore.

    Des clients écarter un bon profil parce qu'il habite à 45 minutes ou parce qu'il a un autre process en cours, alors qu’ils n’ont pas ou très peu d’alternatives.

    De façon générale, des gens se fermer des portes sur la base de suppositions, de peurs, de projections — et se retrouver le bec dans l'eau trois semaines plus tard. Voici ce que j'observe sur le terrain, côté candidat comme côté recruteur :

    1. Sur un marché de rareté, écarter un candidat parce qu'il ne coche pas 100 % du portrait-robot, c'est souvent se priver d’une des seules options viables.

    2. Avoir un coup de cœur pour un candidat ne dispense pas de garder vos autres options ouvertes. Si votre favori décline, vous repartez de zéro. Et zéro, sur un marché pénurique, ça peut vouloir dire dire des mois.

    3. Un candidat qui a un autre process en cours n'est pas un candidat perdu. Tant qu'il n'a rien signé, il est dans la course. Et vous aussi.

    4. Côté candidat : refuser un entretien parce qu'on attend une offre qui n'est pas encore tombée, c'est renoncer à du pouvoir de négociation. Deux offres sur la table, ça change tout. Zéro offre concrète, c'est zéro levier. Dans cet épisode, je vous donne cinq exemples concrets tirés de missions récentes — côté client et côté candidat —dont un exemple vertueux d'un cabinet qui a utilisé intelligemment ses options ouvertes jusqu'au bout. La leçon à retenir est simple : ne fermez une porte que quand vous avez une vraie raison de la fermer. Pas avant.

    TIMELINE :

    00:00:00 - 00:03:30 : Pourquoi on se ferme des portes trop tôt en recrutement

    00:03:30 - 00:08:00 : L'intérêt de garder ses options ouvertes, côté candidat et recruteur

    00:08:00 - 00:14:30 : Cas n°1 : un recrutement d'associé en matière de niche

    00:14:30 - 00:21:00 : Cas n°2 : trois profils, une cliente qui fait la fine bouche

    00:21:00 - 00:27:00 : Cas n°3 : le coup de cœur qui fait oublier le plan B

    00:27:00 - 00:31:30 : Cas n°4 : une candidate qui hésite à cause d'une offre fantôme

    00:31:30 - 00:35:30 : L'exemple vertueux d'un client qui a gardé ses options jusqu'au bout

    00:35:30 - 00:39:30 : Ce qui se cache derrière la peur de pousser une porte

    00:39:30 - 00:43:55 : Marché pénurique vs marché d'abondance : adapter la stratégie

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    44 min
  • Organiser son rythme de travail en cabinet sans jamais se justifier
    May 26 2026

    Un associé en droit social, bientôt à la retraite, me dit qu'il veut repasser à mi-temps. Jusque-là, tout va bien. Et puis il se met à se justifier.

    Son âge, sa santé, son endurance qui décline.

    Je l'ai arrêté.

    Vous auriez 45 ans et une santé de fer, votre envie de mi-temps serait tout aussi valable. Vous pourriez vouloir être avec vos enfants, préparer un marathon, développer une activité d'aquarelliste ou binger l'intégralité de la série Viking. Ça ne regarde que vous.

    Vous êtes libéral. Vous êtes libre au sens propre du terme. Prenez-en les avantages autant que les inconvénients. Et arrêtez de vous excuser.

    Les deux seules questions qui se posent :

    1. Êtes-vous OK avec le trade-off ?

    Moins de temps, c'est peut-être moins de clients, moins de chiffre d'affaires, une croissance plus lente, un repositionnement à opérer. La question n'est pas morale. Elle est factuelle : est-ce que vous en êtes conscient et est-ce que vous l'acceptez ?

    2. Comment on y va ?

    C'est la question la plus intéressante. Accepter moins de clients ? Se repositionner sur des dossiers à plus forte valeur ? Recruter un profil pour déléguer davantage ? Un mélange de tout ça ? Et dans quel délai, compte tenu de votre situation de départ ?

    Trois types d'accompagnement possibles en fonction de là où ça coince :

    1. Côté chiffres : si vous n'avez pas de visibilité sur votre rentabilité et votre prévisionnel, vous ne pouvez pas mesurer l'impact d'un changement de rythme. Un expert-comptable comme Karim Bensafi ou une coach comme Séverine Risser peuvent vous aider à y voir plus clair pour piloter efficacement.

    2. Côté permission : si votre blocage est moins financier que mental — vous n'arrivez pas à vous autoriser un rythme différent de celui que vous croyez devoir avoir — une accompagnatrice comme Alice Maudret travaille exactement sur ce sujet avec ses clientes.

    3. Côté équipe : le recrutement est un levier direct sur votre rythme. Mais encore faut-il savoir ce que vous voulez déléguer, et recruter le bon type de profil pour ça. Ce n'est pas qu'une question de nombre de bras. C'est une question d'adéquation entre votre besoin et le type de profil que vous recrutez. .

    Il n'y a pas de question morale sur votre temps de travail. Il y a un choix à assumer et un chemin à tracer pour y arriver.

    Vous êtes avocat, vous êtes entrepreneur. La seule question à vous poser est : comment on y va ?

    TIMELINE :

    00:00:00 - 00:01:30 : Introduction : autorisez-vous le rythme que vous voulez

    00:01:30 - 00:04:00 : L'associé qui se justifie de vouloir passer à mi-temps

    00:04:00 - 00:06:00 : Toutes vos raisons sont valables, il n'y a pas de question morale

    00:06:00 - 00:08:30 : Première question : êtes-vous OK avec le trade-off ?

    00:08:30 - 00:11:30 : Deuxième question : comment on y va concrètement ?

    00:11:30 - 00:13:00 : L'accompagnement financier pour mesurer l'impact du changement

    00:13:00 - 00:14:30 : S'autoriser à avoir l'ambition qu'on a pour soi-même

    00:14:30 - 00:16:00 : Le recrutement comme levier pour changer de rythme

    00:16:00 - 00:16:40 : Conclusion : la seule question qui compte

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    17 min
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