Episodi

  • Oser être misandre. (Et fuck les not all men)
    May 1 2026

    J'ai décidé d'assumer ce mot, « misandrie », non pas comme une haine aveugle, mais comme une réaction saine face à une violence structurelle qui ne s'arrête jamais. On nous demande d'être pédagogues, d'être douces, de bien faire la distinction entre le « bon » et le « mauvais » homme, mais cette charge mentale est une prison.

    Fuck le Not All Men ! Ce n'est pas le rôle des femmes de rassurer l'ego de ceux qui se sentent visés alors que le système, lui, continue de nous broyer.

    Je refuse de m'excuser d'être en colère ou de généraliser quand les statistiques, elles, sont déjà générales. Oser être misandre, c'est simplement arrêter de faire passer le confort des hommes avant notre propre survie et notre liberté de parole. C'est un cri de ralliement pour dire qu'on n'a plus peur de déplaire et qu'on ne négociera plus notre droit à l'indignation.

    Mostra di più Mostra meno
    14 min
  • "Je l'ai bien ba*sée mais elle était pas assez inconsciente" : CNN expose un réseau mondial de soumission chimique
    Apr 24 2026

    Après l'affaire Pélicot, on a cru que quelque chose avait changé. Que le monde avait regardé en face ce qu'il refusait de voir. Que la honte avait changé de camp.

    Mais des milliers d'hommes continuent de s'organiser en ligne pour droguer leurs partenaires, les violer pendant leur sommeil et partager les vidéos comme des trophées.

    En mars 2026, CNN publie une enquête de plusieurs mois. Les journalistes ont infiltré des groupes Telegram, suivi des hommes à travers plusieurs continents, documenté un écosystème organisé que la députée française Sandrine Josso — elle-même victime — appelle une "académie du viol en ligne". Des conseils sur les dosages, des substances vendues 150 euros la bouteille, des livestreams d'agressions diffusés en direct contre cryptomonnaie.

    Zoe se réveillait épuisée chaque matin sans comprendre pourquoi. Son mari lui écrasait les somnifères de leur fils dans son thé depuis des années.

    Amanda avait des bleus inexpliqués, des trous de mémoire, des vêtements changés pendant la nuit. Quand elle a apporté une vidéo à la police, on lui a répondu que ça ressemblait à "une femme qui fait semblant de dormir."

    Valentina a découvert les fichiers par hasard. Des dizaines de vidéos. Son mari de vingt ans, en train de l'agresser après l'avoir droguée. Elle dit : "J'étais traitée comme de la viande d'abattoir."

    Ce podcast décortique cette enquête, et tout ce qu'elle révèle sur l'impunité numérique, la soumission chimique, et le silence qui l'entoure encore.

    Mostra di più Mostra meno
    38 min
  • L’envers des sectes : un système d’exploitation des femmes et des enfants
    Apr 17 2026

    Les dérives sectaires ne sont pas seulement des groupes aux croyances étranges, ce sont de véritables systèmes d'exploitation structurés autour d'un patriarcat radical. Dans des organisations comme la FLDS, le contrôle du corps des femmes est le pilier central : à travers la règle du « Keep Sweet » (sourire et se taire), elles sont privées de toute autonomie et transformées en capital biologique à la disposition du gourou. Sous couvert de « révélation divine », le leader organise ainsi une redistribution permanente des femmes et des enfants, rendant les violences invisibles et sacrées.

    Cette mécanique de pouvoir est totale. Pour garantir ce monopole masculin au sommet, le système sacrifie même ses propres jeunes garçons, les « Lost Boys », expulsés pour éliminer toute concurrence. En fin de compte, ces sectes fonctionnent comme des laboratoires de domination : elles utilisent l'isolement et la religion comme des outils de gestion économique et humaine. C'est la preuve que, dans tout régime totalitaire, l'asservissement des femmes et le contrôle de la reproduction restent les premiers leviers pour briser la liberté individuelle.

    Mostra di più Mostra meno
    32 min
  • "Le mot en V" : se reconstruire après un v!ol
    Apr 10 2026

    Mon livre "Le mot en V" est disponible dès maintenant sur le site Les Bonnes Feuilles. Dans ce recueil j'y raconte 4 années de reconstruction après un v!ol.

    Que se passe-t-il après un v!ol, quand notre cerveau se rallume et que notre corps tente de se remettre debout ? À travers une langue tranchante, tantôt poétique, tantôt crue, je vous plonge sans aucun filtre dans cet « après » : un torrent de désespoir, de colère et de résilience qui a duré quatre ans.

    Je retrace, de manière chronologique, ce que j'ai traversé à la suite d’un traumatisme s€xuel, qui a marqué ma chair autant que mon esprit. Un rappel de cette force insoupçonnée qui sommeille en chacune·de nous et qui nous permet d’avancer même dans les périodes les plus sombres.


    Achetez mon livre ici : https://lesbonnesfeuilles.fr/marie-corpet/le-mot-en-v?utm_source=ig&utm_medium=social&utm_content=link_in_bio&fbclid=PAZXh0bgNhZW0CMTEAc3J0YwZhcHBfaWQMMjU2MjgxMDQwNTU4AAGnsgKNWnS6GEZgHBOpFSIWYsmjciS4Crh5xSITMYixW7muDstUvwqSIihE0bE_aem_8yFjCGqxjLNM2hbw4Qnpmg


    #podcast #féminisme #reconstruction #trauma

    Mostra di più Mostra meno
    26 min
  • Le goumin : entre validation masculine, trauma intergénérationnel et influence du patriarcat.
    Apr 3 2026

    Et si la peur d'être seule, la sensation de crever après une rupture, et d'avoir raté sa vie, venaient de notre ADN, et du patriarcat ? À travers le prisme de l'épigénétique et de l'étude de Dias et Ressler sur les souris — qui prouve que le traumatisme peut se transmettre par les gènes — ce récit explore comment des siècles d'oppression patriarcale et de chasse aux sorcières ont inscrit la terreur de l'isolement dans l'ADN féminin. C'est un cri de ralliement pour déconstruire l'éducation qui pousse les femmes à "réparer" les hommes et à s'oublier pour plaire.

    En reliant la science à l'histoire, j'appelle à une reprise de pouvoir radicale : cesser de faire dépendre son estime du regard masculin pour enfin remettre ses propres rêves au centre de sa vie.


    Mostra di più Mostra meno
    23 min
  • Q&A Sexualité : « Est-ce que tu t’es déjà sentie comme un pansement émotionnel pour ton partenaire ? »
    Mar 28 2026

    On nous a programmé dès l'enfance pour être des éponges émotionnelles, des infirmières prêtes à panser les plaies des autres avant même d'avoir soigné les nôtres. Dans cette dynamique, on apprend aux hommes à prendre et aux femmes à donner, au point que nos désirs finissent par passer au second plan, voire par disparaître complètement. On tombe dans ce piège où l'on se sent enfin "importante" ou "aimable" uniquement parce qu'on devient la béquille d'un partenaire qui ne va pas bien. C’est le syndrome de l’infirmière poussé à l’extrême : on utilise son corps et son énergie comme un remède, tout ça pour combler un vide et se dire que si on aide, on ne nous quittera pas. Mais la réalité est brutale : pendant qu'on se sacrifie, la plupart des hommes ne nous voient pas comme une priorité absolue. On finit par se sentir coupable d'être insatisfaite alors qu'on a juste été le pansement d'un autre. Il est urgent de changer de perspective et de réapprendre à mettre nos propres désirs au centre.

    Ton plaisir n'est pas une monnaie d'échange pour obtenir de l'amour ou de la reconnaissance, et ton rôle n'est pas de porter le poids d'une vie qui n'est pas la tienne.

    Mostra di più Mostra meno
    8 min
  • Q&A Sexualité : « Comment ne plus avoir honte de son body count après avoir subi des VSS ? »
    Mar 27 2026

    La honte autour du "body count" est un poison qu’il est temps de purger, surtout quand l’histoire intime a été marquée par des violences sexuelles. Après des VSS, deux trajectoires opposées se dessinent souvent : soit on finit par renier totalement sa sexualité pour se protéger, soit on va la chercher avec une sorte de faim pour reprendre le contrôle sur son propre corps et ses fantasmes. Dans tous les cas, il y a une règle d'or à graver : les agressions ne comptent pas dans ton body count. Ton compteur n'appartient qu'à tes choix, pas à ce qu'on t'a imposé. Il faut aussi changer la honte de camp, car pendant que les femmes culpabilisent, aucun mec ne baisse la tête pour son nombre de partenaires. Le plaisir féminin est encore trop souvent mal vu, étiqueté de "pute" dès qu'on ose se l'approprier, mais c'est un mensonge patriarcal pour nous garder sous contrôle. Reprendre sa sexualité après un trauma, c'est un acte de résistance, pas une raison de rougir. On n'est pas "sale" ou "trop", on est juste en train de se réapproprier un territoire qui nous a été volé.

    Mostra di più Mostra meno
    17 min
  • Q&A Sexualité : « Comment se préparer pour sa première fois et déconstruire ce qu’on nous vend dans les films ? »
    Mar 26 2026

    Le cinéma nous a vendu un mensonge : celui d'une première fois forcément symphonique, et magique, alors qu'en réalité, c'est souvent maladroit, et pas très performant. Il faut briser cette pression de l'acte parfait pour les femmes de 25 ans qui craignent d'être "awkward" face à des partenaires soi-disant expérimentés. Avoir du kilométrage ne signifie pas s'y connaître ; beaucoup d'hommes accumulent les rapports sans jamais savoir ce qu'ils aiment vraiment ni comment donner du plaisir, se contentant trop souvent d'un ego flatté face à une femme moins expérimentée qu'eux. Pour ne plus être une simple figurante au service du plaisir masculin, la clé réside dans la réappropriation de son propre corps. Ça passe par la masturbation, la connaissance de ses zones érogènes et une communication sans filtre. L'objectif est de dynamiter ces attentes scénarisées qui nous enferment dans la déception et de comprendre que la seule expertise qui compte, c'est celle que l'on a de ses propres envies.

    Mostra di più Mostra meno
    14 min