En Inde, Emmanuel Macron veut afficher sa bonne entente avec Narendra Modi
Impossibile aggiungere al carrello
Rimozione dalla Lista desideri non riuscita.
Non è stato possibile aggiungere il titolo alla Libreria
Non è stato possibile seguire il Podcast
Esecuzione del comando Non seguire più non riuscita
-
Letto da:
-
Di:
A proposito di questo titolo
L’Inde accueille jusqu'au 20 févier un sommet mondial sur l’intelligence artificielle avec de nombreux dirigeants d’entreprise de ce secteur stratégique technologiquement et financièrement. Des chefs d’État et de gouvernements sont aussi du voyage dont Emmanuel Macron.
Le président français n’est pas le premier à faire le voyage en Inde ces dernière semaines. Il suit le chancelier allemand Friedrich Merz, et les responsables européens, la présidente de la Commission Ursula Von der Leyen et celui du conseil Antonio Costa. Ensemble, ils ont signé avec le Premier ministre indien Narendra Modi ce qui est présenté comme l’accord commercial de tous les accords commerciaux, créant un marché de deux milliards de personnes. Un peu comme ce qui arrive avec la Chine, tous ces dirigeants viennent chercher de nouveaux partenaires dans un contexte de fragmentation du commerce mondial avec la guerre tarifaire lancée par le président américain. C’est d’ailleurs exactement la même chose pour l’Inde. Le pays cherche aussi des partenaires. Il est également sous forte pression commerciale américaine depuis des mois et des mois. Narendra Modi, qui n'a jamais condamné l'invasion russe de l'Ukraine se fait notamment tirer l'oreille par les États-Unis pour cesser d'acheter du pétrole russe.
Rafale supplémentairesNarendra Modi et Emmanuel Macron vont donc se soutenir mutuellement. Et la principale nouvelle qui illustre cette bonne entente, c’est l’approbation la semaine dernière par le ministère indien de la défense de l’achat de 114 Rafale supplémentaires pour trente milliards d’euros après les 36 acquis par l’armée de l’air indienne et les 26 acquis par la Marine depuis 2016. Il semble donc que les autorités indiennes aient été convaincues par l’avion de combat français lors de l’opération Sindoor, menée contre le Pakistan au Cachemire en mai 2025. Mais approbation ne veut pas dire signature.
Pour cela, il y a encore des étapes à franchir et des efforts à faire. Une partie des pièces de l’appareil, dont les moteurs, vont être assemblés en Inde. Le motoriste français Safran assure toutefois que les pièces les plus sensibles continueront d’être fabriquées en France. L’Inde aimerait bien placer ses propres armes. Et notamment celles dont la France manque comme se lance-roquettes multiples, mais les partenaires européens de la France font davantage confiance à d’autres pays comme la Corée du sud.
Bollywood et l'opinion indienneIl n’y a pas que le domaine militaire qui soit au programme. Il y a l’intelligence artificielle. Le sommet organisé à New Delhi fait suite à celui organisé en France l’an dernier. Et puis il y a aussi la culture. Le président français va s’entretenir avec des interlocuteurs du milieu du cinéma indien. Bollywood, comme on dit, est un secteur très important dans le pays, qui s'il génère moins de revenus, tourne davantage de films que le Hollywood américain.
Le poids du cinéma est très important dans l’opinion indienne et les thèmes de prédilection les plus récents, ceux qui rencontrent le public, sont le patriotisme et le nationalisme. Ce sont exactement les thèmes que travaille Narendra Modi depuis son arrivée au pouvoir il y a douze ans, avec une priorité donnée aux hindouistes. Cela a conduit à une politique de discrimination des plus de 200 millions de musulmans indiens. Et les relations qu’il tisse avec ses partenaires ont aussi pour but et pour conséquence de servir ses priorités avant toute toute chose et notamment avant celles de ses partenaires.