Dorothea Puente, la granny serial killer
Impossibile aggiungere al carrello
Rimozione dalla Lista desideri non riuscita.
Non è stato possibile aggiungere il titolo alla Libreria
Non è stato possibile seguire il Podcast
Esecuzione del comando Non seguire più non riuscita
-
Letto da:
-
Di:
A proposito di questo titolo
À première vue, Dorothea Puente ressemble à une vieille dame comme les autres. Une petite grand-mère frêle, polie, souriante, installée dans une maison victorienne tranquille d’un quartier résidentiel de Sacramento. Elle accueille des pensionnaires en difficulté, sert le café, parle de religion, rassure les travailleurs sociaux, se rend utile dans la communauté. Une figure presque rassurante, le genre de personne qu’on recommande sans trop réfléchir.
Et pourtant, derrière cette façade banale, quelque chose ne colle pas.
Dans cet épisode des Archives du Mal, on remonte le fil de la vie de Dorothea Puente, depuis son enfance chaotique en Californie jusqu’à la construction patiente d’un personnage socialement irréprochable. Une femme qui change souvent de nom, d’identité, de rôle. Une femme qui comprend très tôt comment inspirer confiance, comment attendrir, comment se rendre indispensable. Et surtout, comment profiter des failles d’un système censé protéger les plus vulnérables.
L’histoire se déroule dans l’Amérique de l’après-guerre, puis des années 60, 70 et 80, à une époque où les dispositifs d’aide sociale existent mais restent mal contrôlés. Des allocations fédérales versées à des personnes âgées, malades, dépendantes, parfois isolées, parfois sans famille. Des chèques réguliers. De l’argent. Et souvent, personne pour vérifier ce qu’il devient réellement.
Cet épisode raconte aussi le fonctionnement de ces pensions privées pour personnes en difficulté, ces maisons d’accueil qui se présentent comme des refuges, mais qui peuvent devenir, quand personne ne regarde vraiment, des lieux d’abus silencieux. On y croise des travailleurs sociaux débordés, des inspecteurs convaincus par une bonne tarte maison, des voisins qui voient sans regarder, et des pensionnaires dont la parole ne pèse pas lourd.
Sans jamais tomber dans le sensationnel, ce récit s’attarde sur les mécanismes : la manipulation, l’usure, la routine, la lente normalisation de l’anormal. Comment une femme sans diplôme médical peut se faire passer pour une soignante. Comment une réputation se construit à coups de petits gestes et de grandes histoires bien racontées. Comment la confiance devient une arme.
L’affaire Dorothea Puente pose une question dérangeante : combien de temps peut-on agir à découvert quand on a l’air inoffensif ? Et surtout, combien de signaux faibles faut-il avant que quelqu’un décide enfin de regarder sous la surface ?
Un épisode long, documenté, immersif, qui s’inscrit dans la tradition du récit criminel et social, là où le fait divers devient le révélateur d’un système entier, de ses angles morts et de ses silences.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.