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Di: Choses à Savoir
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Choses à Savoir
Giornaliero
  • Les politiques soutiennent le plastique plutôt que le recyclage ?
    Oct 15 2026

    Sur les emballages, les industriels les plus spécialisés dans le lobbying auraient dépensé près de soixante fois plus que les associations environnementales en 2025. Le chiffre vient d’une enquête de Zero Waste France fondée sur les déclarations officielles des représentants d’intérêts.


    L’association, avec Ecolobby, a passé six mois à examiner le registre de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Elle y a identifié 125 organisations déclarant des actions d’influence en lien avec les emballages. La comparaison la plus précise concerne les acteurs qui consacrent plus de la moitié de leur activité de lobbying à ce sujet. Ils sont 34 : 32 entreprises ou organisations industrielles, et seulement deux associations environnementales, Zero Waste France et Surfrider.

    Les premiers déclarent environ 2,5 millions d’euros de dépenses annuelles. Les deux associations, 43 000 euros. Un rapport de près de 58 pour un. Si l’on élargit à tous les acteurs ayant mentionné les emballages parmi leurs sujets d’influence, les budgets globaux atteignent 24,3 millions d’euros du côté industriel contre 1,3 million pour les ONG. Mais cette deuxième comparaison doit être maniée avec prudence : tout cet argent n’est pas nécessairement consacré aux emballages.


    Le lobbying n’est d’ailleurs ni interdit ni, en soi, anormal. Entreprises, associations et syndicats ont le droit de défendre leurs intérêts auprès des pouvoirs publics. Le problème soulevé par Zero Waste France est l’asymétrie des moyens au moment où la France peine à réduire ses emballages jetables : plus de 110 milliards d’emballages ménagers à usage unique seraient encore mis sur le marché chaque année. L’association étudie notamment la suppression ou la modification de plusieurs mesures concernant la fiscalité, le réemploi ou les interdictions de certains emballages. Elle attribue une partie de ces reculs à l’action des industriels. Cette causalité reste cependant difficile à démontrer avec les seules déclarations de la HATVP. Elles permettent de savoir qui intervient, sur quels textes et avec quels moyens ; elles ne prouvent pas qu’un amendement ou qu’un arbitrage gouvernemental résulte exclusivement de ce lobbying.


    Source : Zero Waste France

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    3 min
  • Les tribunaux vont-ils sauver la nature et le climat ?
    Oct 14 2026

    La politique climatique peut ralentir, mais une partie des engagements pris depuis des années continue désormais sa route devant les tribunaux.


    L’exemple le plus récent vient d’Australie. Le 7 octobre, la Haute Cour a donné raison à un collectif qui contestait l’extension de la mine de charbon de Mount Pleasant, en Nouvelle-Galles du Sud. Le dossier portait notamment sur les émissions produites lorsque le charbon exporté sera ensuite brûlé à l’étranger : elles représentent plus de 98 % des émissions associées au projet. Cette affaire s’inscrit dans un phénomène devenu mondial. Selon le Grantham Research Institute de la London School of Economics, plus de 3 600 contentieux climatiques avaient été recensés depuis 1986 à la fin de 2025, dans 62 pays. Plus des trois quarts ont été engagés depuis l’accord de Paris de 2015.


    Ces procès ne portent pas tous sur la même chose. Certains cherchent à contraindre un État à respecter ses propres objectifs, d’autres contestent des projets fossiles, des publicités environnementales ou tentent d’établir la responsabilité d’entreprises. Le droit international renforce également ce mouvement. Ces dernières années, le Tribunal international du droit de la mer, la Cour interaméricaine des droits de l’homme et la Cour internationale de Justice ont précisé les obligations des États face au changement climatique. Certains de ces textes sont des avis consultatifs : ils ne fonctionnent pas comme une condamnation directement exécutoire, mais leurs raisonnements peuvent ensuite nourrir des décisions nationales.


    L’Europe en fournit déjà un exemple. En 2024, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Suisse pour insuffisance de son cadre climatique. En France, le Conseil d’État avait imposé au gouvernement de prendre des mesures supplémentaires dans l’affaire Grande-Synthe, avant de clore le contentieux en 2025 après avoir jugé les résultats et mesures suffisamment crédibles pour respecter l’objectif contrôlé. Mais les juges ne remplacent pas les gouvernements. Le rapport de la LSE souligne lui-même qu’une victoire judiciaire ne se transforme pas automatiquement en baisse des émissions : budgets, lois, infrastructures et exécution restent nécessaires.


    Source : Reuters

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    2 min
  • Les satellites à la rescousse des agriculteurs et de la nature ?
    Oct 13 2026

    Les agriculteurs français pourraient encore économiser jusqu’à environ 30 % de certains apports d’eau grâce à une irrigation mieux pilotée. Mais les chercheurs préviennent : aucun satellite ni capteur ne suffira si les cultures restent mal adaptées aux ressources disponibles.


    Cette semaine, un millier de spécialistes de l’irrigation venus de 75 pays se réunissent à Marseille pour le congrès international de l’ICID. Parmi les sujets étudiés : la télédétection, les capteurs et les équipements permettant d’apporter l’eau plus précisément. Dans un champ, des sondes peuvent mesurer l’humidité du sol et signaler le moment où une plante commence réellement à manquer d’eau. Dans les vignobles, certains dispositifs suivent directement le flux de sève pour détecter un stress hydrique avant qu’il n’affecte le rendement ou la qualité.


    Les satellites apportent une autre échelle. En observant de grandes surfaces régulièrement, la télédétection peut suivre l’état de la végétation, estimer ses besoins et documenter l’évolution des ressources hydriques. Elle permet donc de décider non seulement combien arroser, mais aussi quelles parcelles doivent être prioritaires. Sami Bouarfa, chercheur à l’INRAE et l’un des organisateurs scientifiques du congrès, estime que l’agriculture irriguée dispose encore d’une marge d’amélioration de l’ordre de 30 % grâce à ces technologies. Ce chiffre doit être compris comme un potentiel d’optimisation, pas comme une baisse garantie de 30 % de la consommation agricole française.


    Car économiser chaque goutte ne résout pas la question de fond. L’INRAE souligne aussi qu’il faut revoir les cultures et leur localisation. Le maïs représentait environ 40 % de l’irrigation française il y a vingt ans, contre 30 % aujourd’hui. Dans certaines régions, déplacer une culture ou choisir une variété plus adaptée peut éviter de devoir irriguer davantage. Cette réflexion devient urgente après un début d’automne marqué par une sécheresse exceptionnelle des sols et des précipitations très déficitaires en septembre.


    Source : GEO

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