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Choses à Savoir
Giornaliero
  • Le Canada lance un mini-réacteur nucléaire pour alimenter 300.000 foyers ?
    Jul 2 2026

    Les petits réacteurs nucléaires modulaires, ou SMR, occupent une place croissante dans les débats sur l’avenir de l’énergie. Leur principe est simple : construire des réacteurs plus compacts que les centrales classiques, standardisés, et théoriquement fabriqués en série. Cette logique doit permettre de réduire les délais, les coûts et les risques industriels. Mais entre la promesse technologique et les chantiers réels, l’écart reste important.


    En France, le soutien politique existe. Emmanuel Macron a annoncé un milliard d’euros pour développer les technologies nucléaires émergentes, dont les SMR. Une partie de cette enveloppe, environ 90 millions d’euros, concerne notamment des projets comme Jimmy et Calogena. Le pays dispose donc d’acteurs actifs dans la recherche et le développement, mais aucun projet français n’a encore atteint la phase de construction.


    Ailleurs, les choses avancent plus vite. Au Canada, le site de Darlington, à l’est de Toronto, est devenu l’un des symboles de cette course. Ontario Power Generation y porte un projet de quatre réacteurs BWRX-300, conçus par GE Vernova Hitachi. Le lancement des travaux a été marqué par la pose d’une dalle de fondation de 953 tonnes. Chaque réacteur doit fournir 300 mégawatts, soit 1 200 mégawatts au total une fois les quatre unités en service. Un seul de ces réacteurs pourrait alimenter plus de 300 000 foyers. L’investissement annoncé atteint 13,8 milliards d’euros.


    Les partisans des SMR y voient une filière industrielle capable de créer des milliers d’emplois pendant la construction, puis plusieurs décennies d’activité en exploitation. Les critiques, eux, pointent une question centrale : le modèle économique est-il vraiment solide ? L’abandon du projet NuScale aux États-Unis, en 2023, après une forte hausse des coûts, reste dans tous les esprits. L’OCDE rappelle aussi que les industriels occidentaux ne sont pas encore parvenus à produire ces réacteurs en grande série.


    La France avance donc prudemment. EDF a revu en 2024 son projet Nuward avec un design simplifié et des premiers chantiers repoussés avant 2030. La même année, le groupe s’est retiré de la compétition britannique. En parallèle, Calogena, Jimmy Energy, Stellaria, Newcleo ou Blue Capsule poursuivent leurs travaux. La filière existe, mais elle cherche encore son passage du laboratoire au béton.

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    3 min
  • La France plus chaude que 99% de la planète ?
    Jul 1 2026

    Le mardi 23 juin 2026 est entré dans les archives climatiques françaises. Ce jour-là, la France a connu la journée la plus chaude jamais mesurée à l’échelle nationale, avec un indicateur thermique de 29,8 °C. Cet indicateur ne correspond pas à une température relevée dans une seule ville : il s’agit d’une moyenne calculée à partir de plusieurs stations représentatives du territoire. Et c’est précisément ce qui rend le chiffre aussi marquant.


    Localement, les valeurs ont été encore plus impressionnantes. À Pissos, dans les Landes, le thermomètre est monté jusqu’à 44,3 °C. À Bordeaux, il a atteint 42,1 °C, un record absolu pour la ville, tous mois confondus. De nombreuses communes ont ainsi connu des températures inédites, parfois dignes de régions beaucoup plus chaudes du globe. Selon les premiers repères publiés par Keraunos, l’Observatoire français des orages et des tornades, cette moyenne nationale de 29,8 °C représente un écart de 10,2 °C par rapport à la normale de saison. Autrement dit, la France a connu ce jour-là une chaleur supérieure de plus de dix degrés à la moyenne observée entre 1991 et 2020 pour une fin juin.


    La comparaison donne le vertige. Les températures relevées en France se rapprochaient des moyennes mensuelles observées dans certaines régions du Moyen-Orient, du Grand Canyon ou du Sahara. À Strasbourg, l’atmosphère ressemblait à celle d’un mois de juin à Tripoli, en Libye. À Lyon, on retrouvait des valeurs comparables à Phoenix, aux États-Unis. À Bordeaux, la chaleur avoisinait celle de Bagdad, en Irak. Ces records ne sont plus de simples anomalies isolées. Ils deviennent des signaux d’une nouvelle réalité climatique. Chaque dixième de degré supplémentaire de réchauffement augmente la probabilité d’épisodes plus fréquents, plus longs et plus intenses. L’accumulation de gaz à effet de serre, notamment liée à la combustion des énergies fossiles, transforme progressivement les prévisions scientifiques en expériences vécues. Ce que les modèles annonçaient hier se mesure aujourd’hui dans les rues, dans les logements, dans les organismes. Et à mesure que les records tombent, une évidence s’impose : les alertes sont déjà là. Le temps, lui, se réduit.

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    3 min
  • Un immense gisement d’hydrogène découvert en Moselle ?
    Jun 30 2026

    L’Est de la France pourrait devenir un territoire stratégique pour l’hydrogène naturel. Le 23 juin 2026, La Française de l’Énergie a confirmé la présence d’un gisement à Folschviller, en Moselle Est. Une découverte importante, car elle concerne ce que l’on appelle parfois l’hydrogène blanc : un hydrogène naturellement présent dans le sous-sol, sans qu’il soit nécessaire de le fabriquer par électrolyse ou à partir d’énergies fossiles.


    Le projet est mené par La Française de l’Énergie, sous la direction d’Antoine Forcinal, dans le cadre du programme de recherche REGALOR II. Ce programme, prévu de 2025 à 2028, réunit plusieurs acteurs scientifiques et techniques : le laboratoire GeoRessources de l’Université de Lorraine, Solexperts France, le BRGM pour la direction Grand Est, ainsi que des chercheurs du CNRS, dont Jacques Pironon et Philippe Donato. Il bénéficie aussi du soutien de la région Grand Est et de l’Union européenne. Les premières mesures ont été réalisées dans le puits PTH-2, descendu jusqu’à 3 655 mètres de profondeur. Elles montrent un point essentiel : plus on descend, plus la concentration d’hydrogène naturel augmente. À 2 242 mètres, elle atteignait 36,1 %. À 2 426 mètres, elle montait déjà à 49,6 %. Les chercheurs estiment que les mécanismes de production pourraient se situer encore plus bas, autour de 5 000 à 6 000 mètres.


    Selon Philippe Donato, cette découverte suggère que l’hydrogène pourrait être dissous dans un aquifère, c’est-à-dire une réserve d’eau souterraine. Cela pourrait modifier la manière dont les scientifiques comprennent la répartition de cette ressource à l’échelle mondiale. Le potentiel annoncé est considérable : jusqu’à 35 millions de tonnes d’hydrogène. La Française de l’Énergie veut désormais confirmer ce gisement grâce à REGALOR II, avec l’ambition de devenir l’un des premiers producteurs d’hydrogène natif en Europe. La production commerciale est visée entre fin 2028 et début 2029. Le permis exclusif de recherche des Trois Évêchés, qui couvre 2 254 kilomètres carrés, donne à l’entreprise un cadre pour poursuivre ses explorations. Si les résultats se confirment, la Moselle pourrait jouer un rôle majeur dans la souveraineté énergétique européenne.

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    2 min
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