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Au rayon séries

Au rayon séries

Di: Emmanuel Taïeb
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A proposito di questo titolo

Emmanuel Taïeb reçoit des créateurs de séries, des scénaristes, des producteurs, des gens qui organisent des festivals de séries (il y en a au moins en France) et des auteurs d'ouvrages sur les séries. Il y a également, de temps en temps, des chroniques sur les séries à voir. Une émission sympa et dynamique !

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Fréquence Protestante
Scienze sociali
  • Sur les Simpson et Matt Groening, avec Justine Breton
    Dec 6 2025

    On insiste à raison sur l’importance du temps dans les séries, et les fictions incarnées nous permettent de vieillir à la même vitesse que les acteurs et actrices. C’est une petite consolation au passage du temps. Mais c’est différent dans le cas des séries animées, où les personnages ne vieillissent pas et s’actualisent en permanence. Dans ce cas, ce sont plutôt eux qui nous regardent vieillir et s’emparent des travers de nos sociétés. Les Simpson, de Matt Groening, relève de la sitcom en dessin animée. Tous les codes y sont, et bien plus encore, mais les héros traversent les époques sans prendre une ride. Sachant que la série en est à sa 36e saison, c’est une prouesse !

    Plus qu’une série, Les Simpson sont un phénomène de société, un objet de recherche, et ils se déclinent en mème et en produits dérivés. Les personnages à la peau jaune, et certaines de leurs expressions favorites, sont devenus mythiques. Au fil des décennies, la série a exploré mille thèmes, introduit plein de personnages, mais s’est faite plus amère avec le temps. Intégrant d’ailleurs dans sa narration des formes d’épuisement. En parallèle, Matt Groening a créé Futurama en 1999 et les 5 saisons de Désenchantée entre 2018-2023.

    Ce qui fait la marque de fabrique de toutes ces séries, c’est un ressort humoristique spécifique : des personnages ordinaires vivant des aventures extraordinaires sans qu’ils en soient altérés ou nourris. Le jeu sur la satire consiste à amener les personnages dans un univers carnavalesque où tout est inversé, mais pour mieux dire ensuite le quotidien et le routinier. Ces séries sont une satire de leur époque, mais elles portent surtout un imaginaire fait de subversion des normes, de personnages déjantés et d’enchantement du réel.

    Justine Breton, Maitresse de conférences en médiévalisme et littérature comparée à l’Université de Lorraine.

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    43 min
  • Sur Alien : Earth, avec Benjamin Campion, Benjamin Fau et Pierre Jacquet
    Nov 1 2025

    L’époque sérielle est aux franchises, reboots, spin-offs et autres préquelles, surtout sur Disney +. La saga Alien, avec toutes ses potentialités, ne pouvait pas faire exception. Après la sortie d’un long-métrage l’an dernier, Alien : Romulus, signé Fede Álvarez, vient de s’achever la diffusion des huit épisodes d’Alien : Earth, signés Noah Hawley ; connu notamment pour être le scénariste de la série anthologique Fargo. C’est une production américaine FX et Hulu.

    La double particularité d’Alien : Earth est que c’est un préquel, qui se déroule deux ans avant l’intrigue d’Alien, le 8e passager, le film matriciel de Ridley Scott ; et aussi que c’est la première fois que les aliens débarquent sur Terre. On retrouve donc l’univers habituel de la saga, avec ses immenses vaisseaux, ses cyborgs à sang laiteux, ses aliens destructeurs et la compagnie Weyland qui essaie de les capturer pour en faire des armes vivantes. Il y a évidemment quelques nouveautés : des bébêtes rampantes et volantes, des multinationales qui se partagent le monde et un groupe de jeunes « hybrides », des enfants condamnés par la maladie dont le cerveau a été transféré dans un corps synthétique. Ce sont eux que le récit suit, « enfants perdus » modernisés du conte de Peter Pan, que la série convoque, et qui devront à la fois apprivoiser leur nouveau corps et apprivoiser les aliens, comme le fait Wendy l’héroïne. Parce qu’elle a quelques super-pouvoirs cette Wendy, comme contrôler des ordinateurs et parler couramment la langue des aliens ; et elle essaie aussi d’apprivoiser son frère, qu’elle retrouve assez vite au début de la série.

    Interrogé par Pierre Langlais, Noah Hawley indique que les monstres de la série sont les représentants de l’environnement que les humains maltraitent, et que les enfants sont la nouvelle génération à qui il incombe de recréer l’équilibre entre nature, argent et cyborgs. La série a profondément divisé la critique, elle récolte 94% d’avis favorables sur Rotten Tomatoes et Sigourney Weaver l’a adorée.

    Alors, pour apprivoiser Alien : Earth, voir tout ce qu’elle propose et en faire la critique, Emmanuel Taïeb est en compagnie aujourd’hui de trois chroniqueurs chevronnés.

    Benjamin Campion, journaliste et enseignant en cinéma, membre de la rédaction de Saison. La revue des séries. Auteur de Histoire sexuelle des séries américaines.

    Benjamin Fau, journaliste au Point Pop, membre de la rédaction de Saison, et co-auteur du Dictionnaire des séries aux éditions Philippe Rey.
    Pierre Jacquet, critique ciné et série, grand maître de l’univers de Prince, animateur de l’émission La Dernière séquence, avec Eric Fiszelson, et membre de la rédaction de Saison.

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    44 min
  • "Seinfeld", l’adversité du quotidien, avec Hendy Bicaise
    Oct 4 2025

    La diffusion du dernier épisode de la série Seinfeld, le 14 mai 1998, a réuni 76 millions de téléspectateurs et des milliers d’amateurs dans des rassemblements en plein air. Le show en était à sa 9e saison. Pour resituer Seinfeld dans l’histoire des séries humoristiques, il faut rappeler que l’année de sa première diffusion, on trouve toujours à l’antenne Madame est servie, mais pas encore Friends. C’est dire à quel point Seinfeld constitue une petite révolution dans le monde des sitcoms, en sortant du sempiternel modèle familial, où des flopées d’enfants vivent leur coming-of-age, tandis que les parents se débattent avec leur rôle et leurs problèmes d’adultes mâtures. Seinfeld entend explorer des thématiques bien différentes, en commençant par se débarrasser des rejetons, pour mettre uniquement en scène des adultes immatures, dont la vie est moins remplie que celle de leurs alter égos des sitcoms habituels. Le résultat est étonnant, avec une série très verbale, très new-yorkaise, où des personnages sans grandes histoires devisent sur leur existence ordinaire et leurs petits tracas du quotidien. Quelque part entre Woody Allen et l’esprit caustique du Saturday Night Life.

    On a beaucoup dit que Seinfeld était une série à propos de rien, mais pour l’invité d’Emmanuel Taïeb, Hendy Bicaise, c’est plutôt une série qui parle des « petits riens » : tous ces petits épisodes de nos vies qui, mis bout à bout, forment une morale et nous aident à comprendre l’existence. C’est peut-être ce qui explique le succès public et critique de Seinfeld. Il faut dire qu’à la manœuvre on trouve Jerry Seinfeld, comique de stand-up confirmé qui décide un jour de filmer ce qu’il raconte habituellement, et Larry David, auteur de sketches pour le Saturday Night Live, et qui, lui, poursuivra dans la même veine avec la série Curb your Enthousiasm dont le dernier épisode a été diffusé en avril 2024.

    A l’examen pourtant, Seinfeld se révèle moins légère que prévue. Le ton est grinçant, pessimiste, les personnages n’évoluent pas, semblant redécouvrir les travers du monde à chaque nouvel épisode, perdus dans leur égoïsme et leurs angoisses morbides. Le mot d’ordre des showrunners, c’est « no hugging, no learning », qu’on pourrait traduire librement par « ni sentiments, ni édification ». Quelle étrange série, alors, dont les rires deviennent vite jaunes et où une imperceptible noirceur prend le dessus. Seinfeld n’aura jamais aussi bien illustré la phrase attribuée à Chris Marker selon laquelle l’humour est la politesse du désespoir.

    Avec Hendy Bicaise, critique cinéma et série

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    42 min
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