Annika Kahrs | Accordages #41 | BS2
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Annika Kahrs : écouter les fanfares, décoder le politique
Pour cette deuxième édition de la Biennale Son, Arnaud Laporte s’entretient avec Annika Kahrs, artiste berlinoise dont le travail interroge la musique comme force sociale, espace de dialogue et révélateur de tensions invisibles. Entre performance, film et installation sonore, elle explore la manière dont le son circule entre les corps, les institutions, les cultures — et ce qu’il nous dit de notre manière de vivre ensemble.
À la Biennale Son 2025, elle présente Les Fanfares, un film tourné dans la Salle du Grand Conseil à Sion. Pendant 22 minutes, des musiciennes et musiciens issus de fanfares valaisannes rejouent un héritage culturel aussi vibrant que paradoxal. Car ici, la musique n’est pas seulement une tradition festive : elle a longtemps été liée aux partis politiques locaux, tissant des alliances, des appartenances, des identités collectives.
Cette œuvre met à nu cette histoire complexe, révélant ce qu’elle dit d’un territoire mais aussi, en creux, d’une dynamique plus universelle : la manière dont les communautés musicales peuvent refléter, amplifier — ou parfois questionner — les structures de pouvoir.
Le film s’accompagne d’un journal spécialement conçu pour l’exposition. Archives, discours, coupures de presse : il retrace comment l’imbrication entre musique et politique, très forte au début du XXᵉ siècle, s’est progressivement effacée. Une disparition silencieuse, que Kahrs transforme en matière à écouter.
À travers Les Fanfares, Annika Kahrs poursuit son exploration des fonctions culturelles et sociales du son. Elle collabore avec des musiciens, des chercheurs, des techniciens du son, faisant de chaque projet un espace de co-construction. Ses œuvres observent comment la musique circule, ce qu’elle porte, ce qu’elle libère — et comment, parfois, elle devient le miroir de nos structures sociales.
En filmant, en enregistrant, en mettant en scène cette polyphonie humaine, Annika Kahrs nous invite à tendre l’oreille vers ce qui relie, vers ce qui a changé et vers ce qui persiste. Une manière d’écouter autrement les communautés, les histoires et les espaces qui composent nos vies quotidiennes.
Un podcast Biennale Son, raconté et réalisé par Arnaud Laporte.
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