Accidents ferroviaires mortels, tempêtes et inondations, pannes d'éléctricité : en Espagne et au Portugal les habitants doutent de l'état des infrastructures et de l'action des pouvoirs publics.
La péninsule ibérique subit des catastrophes en série En Espagne
Le pays reste marqué par les accidents ferroviaires survenus récemment, dont deux mortels : un sur une ligne à grande vitesse qui a fait 46 morts et un autre qui a tué un conducteur de train de banlieue en Catalogne. Hier mercredi (11 février 2026), troisième jour d'une grève des cheminots, le Premier ministre Pedro Sanchez s'est engagé à une communication transparente et à une enquête rigoureuse sur ces accidents. Il a aussi défendu les investissements de son gouvernement dans le ferroviaire, mais les usagers, eux, manifestent leur inquiétude. Reportage à Barcelone, Elise Gazengel.
Au Portugal
Ingrid, Joseph, Leonardo, Marta et Nils : c'est le cortège des dépressions atmosphériques qui s'abattent sur le Portugal depuis janvier 2026. Avec des rafales de vent de 140 à 200 km/h, elles ont ravagé le centre du pays, arrachant des arbres, des toitures, immobilisant les trains. Les inondations ont transformé une grande partie du pays en scène de dévastation. Mais l'impact de ces intempéries est aussi politique : les autorités auraient manqué de réactivité. À Lisbonne, les précisions de Marie-Line Darcy.
La revue des médias européens, avec Franceline Beretti La « bromance » entre Friedrich Merz et Emmanuel Macron est finie, ironise la presse allemande ; Keir Starmer va-t-il tenir ? La presse britannique s’interroge ; les boulettes du directeur de la RAI aux JO poussent les journalistes de l'audiovisuel public italien à la grève.
Addiction au protoxyde d'azote En France, le gaz hilarant ne fait plus rire : c'est un fléau chez les jeunes, de plus en plus nombreux à l'inhaler. Il est disponible dans le commerce car il est utilisé en cuisine. Ses effets euphorisants sont désormais un facteur d'accidents de la route au même titre que l'alcool.
Le Premier ministre souhaite voir son interdiction inscrite dans un projet de loi, car il provoque en outre des séquelles sur les nerfs et le cerveau.
Depuis deux ans, le professeur Christophe Riou a initié, dans un hôpital de la ville de Lyon, une téléconsultation destinée aux usagers inquiets qui n'oseraient pas pousser la porte d'un cabinet médical. Marie Casadebaig du service France de RFI l'a suivi.
Le Danemark a lui aussi été confronté ces dernières années à une hausse inquiétante de la consommation récréative du protoxyde d’azote. Mais le royaume scandinave a rapidement sévi, il est même précurseur en Europe dans la lutte contre cette addiction. Des restrictions sévères sont apparues dès 2020. Les explications de notre correspondante dans la région Ottilia Férey.