5 décembre - La colère de Sidonie Muge
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Sidonie avait débarqué chez la rebouteuse, la coiffe de travers, et les cheveux sur l’oeil. - Te lou dise : as plus ges de cor ! n'avait cessé de hurler Sidonie. ( Je te le répète : tu n'as plus de coeur !) Et la vieille, qui connaissait sa partition, s'était contentée de répondre d'une voix tremblante : - S'un jour auriéu cresegu que me diguèsses de causo ansin. ( Je n'aurais jamais cru, que tu me dirais un jour des choses pareilles. ) Les orages les plus violents sont souvent ceux qui cessent le plus vite... Sidonie avait fini par s'écrouler sur une chaise avant de fondre en larmes. Blanche, le visageimpassible, s'était alors levée, avait fait un signe d'apaisement à Saturnin puis avait posé sa main sur la nuque de Sidonie. A petits mots, la vieille femme avait entrepris, pendant trois heures de cadran, de convaincre Sidonie de laisser partir son fils. Longtemps, bien longtemps après, Saturnin que ce monologue bourdonnant avait fait s'assoupir à même les tomettes, s'était réveillé en sursaut pour voir sa mère accepter, d'un air fiévreux, une petite bourse de velours vert dans laquelle, lui avait-il semblé, teintaient des pièces. - Cet argent, je l’ai accepté, il est pour toi. Il est pour ton voyage, pour ce que tu dois faire. Je n'en veux pas un sou. Blanche m’a expliqué.Elle m’a dit aussi le malheur qui allait s’abattre sur nous. Tu es un homme, maintenant. - Allez zou, il faut que je prépare ta biasse et tes habits. (Saturnin mit sa biasse à l'épaule et jeta un regard empli d'appréhension derrière lui.) Il était quatre heures du matin.