Émission spéciale Ukraine à l'occasion des quatre ans de la guerre
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Notre grand invité est Charles Michel, ancien président du Conseil Européen (2019-2024) et ancien Premier ministre belge.
Emmanuel Macron a raison de reprendre le dialogue avec PoutineAlors qu'il était président du Conseil, quand la guerre à éclaté le 24 février 2022, Charles Michel en garde un souvenir fort. « La nuit de l'invasion russe, Volodymyr Zelensky m'a téléphoné pour me dire que la guerre avait démarré sur l'ensemble du territoire. Un homme qui était traqué : on avait peur qu’il soit capturé ou éliminé par les Russes. C’était un des objectifs de Poutine ! » Il salue la fermeté et la rapidité des Européens. Selon lui, Vladimir Poutine a été pris par surprise, car il pensait que l'Ukraine allait s'effondrer en quelques jours et que l'Europe allait se diviser. Or il y a eu unité chez les Européens pour livrer des armes.
Pourtant, quatre ans après et avec le 20ème paquet de sanctions européennes, quel est leur impact sur le pouvoir russe ? Selon Charles Michel, « ces sanctions font du mal économiquement à Poutine et la levée des sanctions de l'UE peut être un levier de pression lors des négociations ».
Si Donald Trump a baissé sa contribution envers l'Ukraine, l'UE prend le relais avec une aide financière de 90 milliards. « Il faut faire plus encore, c'est un investissement pour nous, pour notre paix, soutenir les Ukrainiens c'est soutenir notre propre avenir. Il faut néanmoins que les Européens s'affranchissent des Américains en développant des projets de défense industriels et les programmes de surveillance satellitaire comme Starlink, mais cela prendra du temps ».
Concernant les négociations de paix ou de cessez le feu, Charles Michel estime que « c’est une honte que les Européens soient mis à l'écart ». Selon lui, Emmanuel Macron a raison de vouloir reprendre le dialogue avec Poutine sans naïveté. « C’est un conflit qui va impacter le sort de nos enfants et petits-enfants. On ne peut pas accepter les bras ballants que les Américains et les Russes jouent à la roulette russe avec notre avenir ».
Avec un long reportage en Ukraine
« Ukraine : l'Europe au front »
Quatre ans après l'invasion russe à grande échelle, l'UE s'impose comme le principal soutien de l'Ukraine. Avec un dernier prêt de 90 milliards d'euros voté en février 2026, elle confirme son engagement massif, alors que les États-Unis se retirent. Ce soutien se heurte aussi à des défis considérables : urgence humanitaire, réforme de l'État de droit, infrastructures énergétiques détruites, près de 9.4 millions de déplacés... Dans un pays qui réforme tout en combattant, l'espoir d'adhésion à l'UE reste le cap qui permet aux Ukrainiens de tenir. Reportage de Mélina Huet.