À la Une: le revers de la Cour Suprême infligé à Donald Trump copertina

À la Une: le revers de la Cour Suprême infligé à Donald Trump

À la Une: le revers de la Cour Suprême infligé à Donald Trump

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Son image, photo ou vidéo, est en Une de la plupart des grands journaux internationaux : Donald Trump mécontent, gesticulant, derrière un pupitre, « confronté aux limites de son pouvoir », titre Le Monde. « Le président américain voit un pan majeur de son action rejeté par la plus haute instance des États-Unis, remarque le quotidien français, au moment même où il fait face à une contestation grandissante sur son traitement de l’affaire Epstein et sur sa politique migratoire ».

Les juges de la Cour suprême se sont donc prononcés vendredi contre les droits de douane de Donald Trump. Le Washington Post analyse cette décision : « La Cour ne se prononce pas sur le bien-fondé des droits de douane. Elle reconnaît toutefois qu’il s’agit d’une taxe importante et que la perception des recettes fiscales relève du pouvoir du Congrès ». Sur la forme, le New York Times remarque que « le président Trump a affiché un mépris manifeste pour la Cour suprême, qualifiant les juges qui ont voté contre ses droits de douane, de "fous et de toutous" ». Il est vrai que le président américain n’a pas l’habitude qu’on lui résiste et qu’il vient de subir ce que Le Monde qualifie de « grande gifle ».

Taxe de 10%

Ceci étant, Donald Trump a aussitôt répliqué en annonçant un nouveau droit de douane de 10%. « Trump impose une taxe douanière mondiale de 10% » titre le journal espagnol El Païs, alors qu’à Tokyo, le Japan Times précise que « le président s’est engagé à utiliser différents outils pour contourner la décision de la Cour suprême, et préserver les taxes à l’importation qu’il considère comme essentielles à sa politique économique et étrangère. »

Quels sont ces « outils » que Donald Trump a l’intention d’utiliser ? Le New York Times nous dit qu’il s’agit « d’une loi commerciale de 1974, connue sous le nom d'article 122, qu’aucun président n’a jamais invoquée. » Le Figaro précise que « cette loi permet, sur une période de 150 jours, d’imposer jusqu’à 15% de surtaxes douanières à tout pays avec lequel les États-Unis affichent un déficit "important et sérieux". » Pour Le Figaro, ce n’est toutefois pas la fin de l’histoire « comme le démontrent les alternatives invoquées par le président Trump, estime le journal, la décision de la Cour suprême ne met pas un terme à l’incertitude qui pénalise le commerce mondial ».

Interrogations et perspectives

L’incertitude étant plus que jamais à l’ordre du jour, tout le monde sort sa calculette pour tenter d’y voir plus clair. À Buenos Aires, La Nacion est plutôt optimiste et estime que « grâce à l’accord signé avec les États-Unis, l’Argentine sera exemptée du nouveau droit de douane mondial de 10% décrété hier par Donald ». Le Times, de son côté, juge que Donald Trump aura moins de latitude avec la loi de 1974 qu’il compte invoquer : le quotidien britannique, souligne que ni « le taux de 145 % qu’il appliquait jusqu’alors aux produits chinois », « ni celui de 25 % aux produits canadiens », « n’est applicable avec la loi de 1974 sur le commerce ».

Le Guardian cherche à évaluer les conséquences de la taxe de 10% annoncée par Trump, expliquant que « le gouvernement britannique s’attend à ce que sa position commerciale privilégiée soit maintenue », l’Union européenne déclarant, de son côté, « qu’elle analyse la décision de Donald Trump, tout en poursuivant ses efforts pour réduire les droits de douane imposés par les États-Unis sur les exportations européennes ». À Hong Kong, le South China Morning Post juge, lui, que la décision de la Cour suprême « prive la Maison-Blanche d’un outil puissant de pression sur Pékin, ce qui risque d’affaiblir la position de négociation de Washington ». Autant dire que les commentaires vont bon train et ce n’est sans doute pas fini…

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